•  

     John F. Kennedy Le 20 janvier 1961, à 43 ans, John Fitzgerald Kennedy est devenu le plus jeune président des États-Unis. Étant le premier président présenté à la télévision, les Américains y voient un homme énergique au charisme indéniable et au style inspirant confiance. Malgré la mise sur pied d’un plan social qui entend s’attaquer aux insuffisances et aux déséquilibres de la société américaine, ainsi que sa lutte pour s’attaquer à la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis, c’est sa mort:

     

     

    Les témoins et les participants de l'affaire Kennedy tous décédés. 

    Il y a eu beaucoup de spéculations sur la mort des témoins de l'assassinat.

    Même s'il y a eu bien-sûr des décès étranges, il faut savoir revenir à de plus justes proportions.

    On compte depuis 1963, participants et témoins confondus, une quarantaine de personnes mortes de façons violentes.

    Ayant été assassinées, victimes d'accidents troublants ou de suicides bizarres.

    Le reste étant dû à des morts naturelles (même si on ne peut exclure, dans l'acceptation de ce terme, que certains décès se sont produit dans des conditions particulières).

     

    On comptera tout-de-même, près de 45 décès, dans les années qui suivirent, rien que pour la période entre 1963 et 1968.

     



    Les voici, dans l'ordre chronologique, pour les témoins les plus importants et les plus proches de personnages clés (liste non exhaustive):

     


    Afficher l'image d'origine
    Novembre 1963:
    - J. D. Tippit, participant au complot, avait été chargé d'évacuer Roscoe White et Oswald à l'éxtérieur de la ville de Dallas, sera abattu après l'assassinat.

     

     

    Karyn Kupcinet

    - Karyn Kupicinet, danseuse du cabaret de Ruby qui avait été entendu raconter la mort de Kennedy avant le 22 novembre, sera assassinée.


    Février 1964:
    - "Max": Un des deux tireurs du Grassy Knoll qui avait été recruté par la CIA, après avoir été extradé vers le Canada, disparaitra définitivement pour ne plus réapparaitre. On dit qu'il aurait été tué d'une balle dans la tête.

    - Eddy Benavides, frère de Domingo Benavides, qui avait assisté au meurtre de Tippit, est tué d'une balle dans la tête.

    - Betty MacDonald, une ancienne danseuse du cabaret de Ruby, sera retrouvée pendue (on conclura au suicide).

    Mars 1964:
    - Bill Chesher, qui disait que Oswald et Ruby se connaissaient, mourra d'une crise cardiaque.

    - Hank Killam, époux d'une employée de Ruby, qui disait également que Oswald et Ruby se connaissaient, sera retrouvé la gorge tranchée.

    - Bill Hunter, journaliste du "Long Beach Press Telegram" qui était dans l'appartement de Ruby après l'assassinat d'Oswald (à ce moment Ruby hébergeait un ami, George Senator, qui avait laissé entrer plusieurs journalistes et leur avait parlé, avant l'arrivée de la police), tué par le tir accidentel d'un policier (son arme serait par mégarde tombée par terre et le coup est parti).

    Mai 1964:
    - Gary Underhill, un agent de la CIA qui affirmait que l'agence avait participée à la préparation du plan d'assassinat, s'est suicidé.

    - Hugh Ward, un détective privé qui avait travaillé avec Guy Banister et David Ferrie, mourru dans un accident d'avion au Mexique.

    Juin 1964: Guy Banister, ex-agent du FBI en relation avec l'opération "Mangouste" de la CIA à la Nouvelle Orléans et aussi à l'opération d'assassinat, par (entre autres) Shaw, Ferrie et Oswald, meurt d'une crise cardiaque.

    Août 1964: Teresa Norton (surnommée "Baba"), employée de Ruby, sera mortellement blessée par balle.

    Septembre 1964: Jim Koethe, journaliste du "Dallas Times Herald" qui était dans l'appartement de Ruby après le meurtre d'Oswald (à ce moment Ruby hébergeait un ami, George Senator, qui avait laissé entrer plusieurs journalistes et leur avait parlé, avant l'arrivée de la police), il sera retrouvé la nuque brisée, il aurait été tué par un inconnu dans sa maison.


    Novembre 1964:
    - C.D. Jackson, vice-président de "Life Magazine" qui avait acheté le film de Zapruder, circonstances inconnues.


    Octobre 1964: Mary Pinchot, ancienne épouse d'un responsable des opérations spéciales de la CIA et avait été la maîtresse de Kennedy, sera abattue en pleine rue (son journal intime a été remit au directeur de la CIA après sa mort).

    Janvier 1965: Paul Mandal, pigiste pour "Life Magazine", qui avait dit que Kennedy tournait sa tête vers l'arrière avant que ne se produise le tir dans la gorge, mourra d'un cancer.

     

    Mars 1965: Tom Howard, premier avocat de Ruby, a été dans l'appartement de Ruby le lendemain du meurtre d'Oswald, crise cardiaque.

    Mai 1965: Maurice Gatlin, convoyeur des fonds de l'opération et pilote pour Guy Banister, mourra d'une chute mortelle (il sera projeté par la fenêtre du 4ème étage de sa chambre d'hôtel).

    Août 1965: Mona B. Saenz: employée du service de l'emploi du Texas, qui avait enregistré la demande d'emploi d'Oswald à son arrivée à Dallas, mourra après avoir été heurtée par un bus. 

    David Goldstein, membre de la police de Dallas qui aidera le FBI à l'identification d'Oswald, mort de causes naturelles.

    Septembre 1965: Rose Cheramie (de son vrai nom Rozella Clinkscales), danceuse du cabaret du Ruby, avait connaissance de l'assassinat à l'avance. Retrouvée morte d'une overdose, et écrasée sur une route près de Big Sandy au Texas par un chauffard (l'autopsie révélera qu'elle était décédée avant l'accident).

    Novembre 1965:
    - Dorothy Kilgallen, journaliste de télévision qui venait d'avoir une entrevue privée avec Ruby. Elle était une amie de Marilyn Monroe (et disait avoir des révélations à faire et préparait un livre), adversaire de la thèse du rapport Warren, elle avait promis de "briser" le mystère de l'assassinat de Kennedy. Morte suite à une sur-dose de médicaments.

    - Mme Earl Smith, proche amie de Dorothy Kilgallen, pourrait avoir eu des confidences ou avoir conservé des notes de Kilgallen. Morte suite à une sur-dose de médicaments.

    Décembre 1965: William Whaley, le chauffeur de taxi qui avait dit avoir conduit Oswald jusqu'à Oak Cliff après l'attentat, mourra suite à une collision avec un autre véhicule (il sera le seul chauffeur de taxi de Dallas à mourir en service).

    En 1966:
    -Juge Joe Brown, qui présidait le procès de Ruby, mourra d'une crise cardiaque.

    - Karen Carlin (surnommé "Lynn Little"), employée de Ruby, est la dernière personne à avoir parlé avec Ruby avant qu'il ne parte supprimer Oswald. Tuée par balles.

    Janvier 1966: Earlene Roberts, la logeuse de Oswald à Dallas, meurt d'une crise cardiaque.

    Février 1966: Alberts Bogard, le vendeur de voitures d'occasion, qui avait fait essayer une voiture à (un faux) Oswald, suicide.

    Mai 1966: Hermino Diaz Garcia, membre de l'équipe de tir du dépôt de livre, mourra dans une opération de sabotage à la Havane, qui a mal tournée.

    Juin 1966: Le capitaine Frank Martin, policier de Dallas qui avait assisté au meurtre d'Oswald, avait déclaré à la Commission Warren: "il y a beaucoup à dire, mais il vaut peut-être mieux que je ne le dise pas", cancer.

    Août 1966: Lee Bowers Jr., verra les complices derrière la palissade, derrière le Grassy Knoll et sera témoin de la fuite des équipes de tirs et des complices par le parking. Accident de voiture.

    Septembre 1966: Marilyn Delila Walle, danseuse du cabaret de Ruby, sera tuée par balles par son mari, après seulement 1 mois de mariage.

    Octobre 1966: Pitzer William, lieutenant de la Navy, photographe lors de l'autopsie de Kennedy, tué d'une balle dans la tête dans son bureau de l'hôpital de Béthesda (balle entrée du côté droit alors qu'il était gaucher et sa main gauche présentait une grave blessure, on peut penser qu'il aura lever machinalement la main pour se protéger du coup de feu, au moment où on l'a tué), l'enquête a conclu au suicide.

    Novembre 1966:
    - Jimmy Levens, propriétaire d'une discothèque à Fort Worth qui avait embauché des employés de Ruby, mort de causes naturelles.

    - James Worrell Jr., il avait vu des hommes s'échapper par l'arrière du Texas School Book Depository, juste après l'attentat (en fait les membres de l'équipe de tir), mourra dans un accident de voiture.

    - Oliver Clarence, District Attorney, qui avait enquêté sur Ruby. Circonstances inconnues.

    Décembre 1966: Hank Suydam, journaliste de Life Magazine en charge d'articles sur Kennedy, crise cardiaque.

    En 1967: Leonard Pullin, employé civil qui avait aidé pour le film "Les deux derniers jours" sur l'assassinat de Kennedy, accident de voiture.

    Janvier 1967: Jack Ruby, assassin d'Oswald, cancer du poumon (d'après sa famille, il aurait subit des injections, quelques jours avant de mourir).

    Février 1967:
    - Harold Russell, témoin de la fuite des assassins de Tippit, tué dans une bagarre dans un bar.

    - David Ferrie, participant du complot, connaissait Shaw, Oswald, Guy Banister, Ruby, del Vallé,...etc. Assurera plusieurs transports aériens liés à l'opération d'assassinat. Sera soupçonné par le juge Garrison. Trouvé chez lui le cou brisé, sera considéré comme accident.

    - Eladio del Vallé, le tireur du Texas School Book Depository, Cubain anti-castristes, recherché par le juge Garrison suite aux déclarations de David Ferrie. Tués de plusieurs balles dans la poitrine et de plusieurs coups de machette à la tête.

    Mars 1967: Mary Sherman, associée avec Ferrie, pour ses recherches personnelles sur le cancer, tuée par balles.

    Janvier 1968: A.D. Bowie, assistant du procureur du district de Dallas, chargé des poursuites contre Ruby, mourra d'un cancer.

    Avril 1968: Hiram Ingram, shérif-adjoint de Dallas (un ami proche du policier Roger Craig qui avait aperçu l'équipe de tir s'échaper du Texas School Book Depository), cancer.

    Mai 1968: Nicholas M. Chetta, Coroner de la Nouvelle-Orléans qui examinera le corps et statuera sur la mort de Ferrie, crise cardiaque.

    Août 1968: Philip Geraci, ami de Perry Russo, avait déclaré avoir été témoin d'une conversation entre Oswald et Clay Shaw, mort d'une électrocution.

    Janvier 1969:
    - Henry Delaune, frère du coroner Nicholas Chetta (mort en mai 1968), sera assassiné.

    - E.R. Walthers, shérif-adjoint de Dallas, qui avait participé aux recherches dans le dépôt de livre, et qui sera présent lors de la découverte du Mauser Gewher 43, utilisé par del Vallée et caché sur les lieux après l'attentat. Abattu par un policier dans des d'étranges circonstances.

    - Charles Mentesana, qui avait photographié dans le dépôt de livre, un autre fusil que le Mannlicher-Carcano attribué à Oswald, mourra d'une crise cardiaque.

    Avril 1969:
    - Mary Bledsoe, voisine d'Oswald, connaissait aussi David Ferrie. Morte de causes naturelles.

    - John Crawford, ami proche de Ruby et de Wesley Frazier, qui était le voisin d'Oswald et travaillait aussi au School Book Dépository, et conduira Oswald au matin du 22 novembre, mourra dans le crash d'un avion privé.

    Juillet 1969: Revérend Clyde Johnson, cîté à comparaitre par le juge Garrison comme témoin dans le procès Shaw, au sujet de conversations qu'il vit entre Clay Shaw et Oswald, sera mortellement blessé par balle.

    En 1970: George McGann, avait des contacts avec des amis de Ruby, et le mari de Beverly Oliver (qui avait prise un film de l'assassinat sur Dealey Plaza), sera assassiné.

    Janvier 1970: Darrell W. Garner, arrêté pour avoir tiré sur Warren Reynolds, libéré après avoir eu un alibi par Betty MacDonald, mort d'une sur-dose de médicaments.

    Août 1970:
    - Bill Decker, Sheriff de Dallas qui avait dit avoir vu Kennedy être touché par une balle venant de face, mort de causes naturelles.

    - Abraham Zapruder, qui avait pris le célèbre film de l'assassinat, mort de causes naturelles.

    Décembre 1970: Salvatore Granello, lié à la fois a des plans d'assassinat de la CIA, à Jimmy Hoffa, et à Castro, mourra assassiné.

    En 1971:
    - Roscoe  White, alors policier, mourra dans l'explosion d'un transformateur éléctrique (qui ne sera jamais éclaircie). Il demandera à voir un prètre, le révérend Jack Burns, qui recevra ses confidences (1). Où White lui avouera être un tueur professionnel et avoir tué plusieurs personnes. Et il avouera aussi avoir été l'un des tireurs de Dallas.

    - James Plumeri, lié à des plans d'assassinat de la CIA, mourra assassiné.

    Mars 1971:
    - Clayton Fowler, principal avocat de la défense de Ruby, mort dans des circonstances inconnues.

    Avril 1971:
    - Le général Charles Cabell, (qui a fait partie du complot) directeur adjoint de la CIA, meurt d'un infarctus à Fort Myers.

    - Boggs Hale, membre de la Commission Warren, qui avait commencé à exprimer publiquement des doutes sur les résultats et la version officielle, disparu durant un vol en avion au-dessus de l'Alaska.

    Mai 1972: J. Edgar Hoover, qui avait été nommé directeur à vie du FBI, par Johnson, qui avait soutenu la thèse du "tireur unique", crise cardiaque (pas d'autopsie).

    Septembre 1973: Thomas Davis E., un trafiquant d'armes lié à Ruby et à la CIA, mort électrocuté.

    Février 1974: J.A. Milteer, responsable d'un groupe politique ultra conservateur (le NSRP), qui avait raconté la mort de Kennedy avant qu'elle ne se produise. Mourra dans une explosion.

    En 1974: Dave Yaras, ami proche de jimmy Hoffa et de Jack Ruby, sera assassiné.

    Juillet 1974: Earl Warren, Le juge en chef qui a présidé la Commission Warren, mort d'une insuffisance cardiaque.

    Août 1974: Clay Shaw, connaissait bon nombre de participants au complot, agent de la CIA et préparateur de l'opération d'assassinat, principal suspect du juge Garrison, mort d'un cancer (l'autopsie ne fût pas autorisée).

    - Earle Cabell, maire de Dallas au moment de l'assassinnat et participant du complot, frère du général Charles Cabell, mort de causes naturelles.

    Mai 1975: Roger Craig, shériff-adjoint de la police de Dallas, qui avait aperçu des hommes s'échapper en courant du dépôt de livres, en avait témoigné devant la commission Warren. Il multipliera les interview et les émissions de télévision, pour dire ce qu'il avait vu le 22 novembre 1963. Après avoir échappé à plusieurs tentatives de meurte en 1967, 1974 et 1975 et avoir eu un étrange accident de voiture en 1973, il sera retrouvé mort par balle à son domicile. L'enquête a conclu au suicide.

    Juin 1975: Sam Giancana, parrain de la Mafia de Chicago, qui ordonnera à Jack Ruby de tuer Oswald, devait être entendu par un Comité d'enquête du Sénat sur les liens entre la CIA et la Mafia, mourra assassiné.

    Juillet 1975:
    - Clyde Tolson, assistant de J. Edgar Hoover, mort de causes naturelles.

    - Allen Sweatt, shérif-adjoint de Dallas qui avait participé à l'enquête sur l'assassinat, mort de causes naturelles.

    Décembre 1975: Le général Earle Wheeler, assurait les contacts entre Kennedy et la CIA, cause du décès inconnu.

    En 1976:
    - "Ladislas": Coordinateur-radio de "Max" est membre de l'équipe de tir du Grassy Knoll, mourra officièlement, tué dans un braquage de banque.

    - Ralph Paul, partenaire d'affaires de Ruby et en relation avec le crime organisé, crise cardiaque.

    Avril 1976:
    - James Chaney, motard de la police de Dallas qui était à l'arrière droit de la limousine et qui avait dit que Kennedy avait été "frappé de face" par une balle, mourra d'une crise cardiaque.

    - Dr. Charles Gregory, médecin personnel du Gouverneur John Connally, crise cardiaque.

    Juin 1976: William Harvey, agent de la CIA et coordonnateur des plans d'assassinats "ZR-Rifle" contre Castro (qui auraient été aussi utilisés pour supprimer Kennedy), mort de complications à la suite d'une intervention de chirurgie cardiaque.

    Juillet 1976: John Roselli, qui avait témoigné devant le Comité d'enquête du Sénat et devait comparaître à nouveau, poignardé par un inconnu puis écrasé par un tambour métallique.

    Janvier 1977: William Pawley, Ancien ambassadeur du Brésil, relié à des Cubains anticastristes, tué par balles, on a statué à un suicide.

    Mars 1977:
    - De Mohrenschildt George, participant au complot et préparateur de l'opération d'assassinat, agent contractuel de la CIA, blessure par balles, on a statué à un suicide.

    - Carlos Soccaras Prio, Ancien président cubain, fournissait de l'argent pour les Cubains anti-castristes, blessure par balle, on a statué à un suicide.

    - Paul Raigorodsky, homme d'affaire et ami de George De Mohrenschildt et de riches pétroliers Texans, mort de causes naturelles.

    Mai 1977: Lou Staples, ancien reporter de la radio de Dallas, devait être invité à un talk show, il avait dit à ses amis qu'il allait rompre son silence sur ce qu'il savait de l'assassinnat, tué d'une balle à la tête, on a conclu à un suicide.

    Juin 1977: Louis Nichols, Ancien n°3 du FBI, avait enquêté sur la mort de Kennedy, mort d'une crise cardiaque.

    Août 1977:
    - Alan Belmont, responsable de l'enquête du FBI en 1963 qui avait témoigné devant la Commission Warren, mourra d'une longue maladie.

    - James Cadigan, documentaliste du FBI pour l'affaire Kennedy, mort naturelle.

    - Joseph C. Ayres, qui était chef steward sur Air Force One pendant le voyage à Dallas, mourra d'un "tir accidentel", pendant une partie de chasse.

    - Francis G. Powers: pilote de l'avion U-2 abattu au-dessus de l'URSS en 1960 (quand il était en URSS, Oswald avait rencontré Powers et avait aussi participé à son interrogatoire), mourra dans le crash d'un hélicoptère (il aurait manqué de carburant).

    Septembre 1977: Kenneth O'Donnell, proche collaborateur de Kennedy, mort de causes naturelles.

    Octobre 1977: Donald Taylor, agent du FBI, chimiste et chargé de l'analyste des empreintes digitales d'Oswald, mourra d'une crise cardiaque.

    - J.M. English: L'ancien chef du laboratoire des sciences judiciaires du FBI, mort d'une crise cardiaque.

    Novembre 1977: William Sullivan, ancien n°3 du FBI, avait dirigé la section 5 (contre-espionnage et renseignement intérieur), mourra dans un accident de chasse.

    En 1978:
    - David Sanchez Morales, qui était le tireur du Dal Tex Building, sera après une soirée bien arrosée, un peu bavard lors d'une discussion dans un bar en disant devant témoins, au sujet de Kennedy: "à Dallas, on lui a bien réglé son compte". Sera retrouvé mort le lendemain dans sa chambre d'hôtel, la version officielle parle d'une crise cardiaque.

    - C.L. "Lummie" Lewis, shérif-adjoint de Dallas qui avait arrêté un membre de la mafia nommé Jim Braden sur Dealey Plaza après l'attentat (c'est le guetteur au bas de l'immeuble pour l'équipe du Dal Tex, il prétendra "être entré dans l'immeuble pour chercher un téléphone"), et qui sera relaché par la suite. Mort de causes naturelles.

    Septembre 1978: Garland Slack, l'homme qui avait raconté qu'Oswald avait tiré sur sa cible dans le stand de tir. Mort dans des circonstances inconnues.

    Janvier 1979: Billy Lovelady, l'employé du Texas School Boock Dépository qui était l'homme à l'entrée du dépôt et qui apparait sur la photo prise en 1963, mort de complications à la suite d'une crise cardiaque.

    Juin 1980:
    - Jesse Curry, chef de la police de Dallas au moment de l'assassinat, mort d'une crise cardiaque.

    - Dr John Holbrook, Psychiatre qui a témoigné durant le procès de Ruby, que ce dernier n'était pas fou, mort d'une crise cardiaque (mais par des pilules et des notes trouvées, il semblerait qu'on ait voullu faire passer sa mort pour un suicide).

    Janvier 1981: Marguerite Oswald, mère d'Oswald, mourra d'un cancer.

    Octobre 1981: Frank Watts, procureur en chef de Dallas, mourra de causes naturelles.

    Janvier 1982: Peter Gregory, traducteur d'origine Russe entre Marina Oswald et le Secret Service, mort de causes naturelles.

    Mai 1982: Dr. James Weston, pathologiste autorisé à voir le matériel et les prélèvements de l'autopsie de Kennedy, pour l'enquête du comité HSCA. Mort en faisant son jogging, estimé causes naturelles.

    Août 1982: Will H. Griffin, agent du FBI qui avait déclaré qu'Oswald avait été un informateur du FBI, mourra d'un cancer.

    Octobre 1982: Marvin W. Gheesling, responsable du FBI qui avait aidé à superviser l'enquête sur l'assassinat de Kennedy, mourra d'une longue maladie.

    Mars 1984: Roy Kellerman, Agent du Secret Service qui était dans la limousine et complice de l'assassinat, mort naturelle.

    Février 1985: Jerry Boyd Belknap, l'épilleptique de Dealey Plaza, qui était un membre de l'équipe camouflage. Circonstances inconnues.

    En 1988: David Atlee Philips, directeur des opérations de la CIA de l'antenne de Mexico (sous le pseudonyme de "Maurice Bishop"), fondateur du groupe d'extrême-droite "Alpha 66". 
    Participant au complot en s'occupant, entre autre, de faire circuler des "faux Oswald" un peu partout durant les semaines précédant l'assassinat. Mourra de mort naturelle.

    Décembre 1993: Franck Sturgis, agent de la CIA et superviseur des équipes de tir, pendant l'opération d'assassinat le 22 novembre 1963. Il sera aussi impliqué dans l'affaire des écoutes du Watergate (il était l'un des cambrioleurs qui seront arrêté dans l'hôtel). Il mourru de mort naturelle.

    En 2008: Gary Patrick Heming, agent de la CIA recruté en même temps qu'Oswald à Atsugi et fondateur du groupe d'extrême-droite "Interpen". Participant au complot et responsble des équipes "camouflage" présentes sur Dealey Plaza, mourra de mort naturelle.

    En 2010: Aubrey Lee Rike, qui s'est occupé du corps de Kennedy et de sa mise dans le cercueil à Dallas, mort naturelle.

    (1) Et pas sa "confession", White était protestant et dans la religion protestante, l'absolution des péchés par le sacrement de la conféssion n'existe pas.
    Il n'y a donc pas violation du "secret de la conféssion".
     
     
    Sources:
    "JFK Autopsie d'un crime d'état, par William reymond, Editions Flamarion;
    www.john-f-kennedy.net;
    www.maryfarrel.org.
     
    http://actualitedelhistoire.over-blog.com/article-assassinat-de-jfk-etude-d-un-coup-d-etat-partie-66278319.html
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    LA FILLE CACHÉE DES KENNEDY

    La fille cachée des Kennedy

    Avec son frère préféré, John. Ils ont seize mois d’écart.© DR

    PAR DANIÈLE GEORGET

    La première tragédie du clan fut le handicap mental de Rosemary, lobotomisée à 23 ans puis mise à l’écart du monde pendant soixante ans

     
     « Tous mes canards sont des cygnes », disait Joe Kennedy pour parler de ses enfants. Il disait aussi qu’il était assez riche pour faire élire son chauffeur à la présidence des Etats-Unis… Joe Kennedy pensait qu’on arrive à tout avec des dollars, un beau sourire et une campagne de pub. Il avait, parmi ses rejetons, quelques champions qui lui permirent de le démontrer. Et il avait une fille… qui l’aimait de tout son cœur, qui aurait tant voulu lui faire plaisir, gagner les régates à cap Cod, être la plus ­demandée du Bal des débutantes, mais qui n’y réussit jamais. Elle ­s’appelait Rosemary, elle était l’aînée de ses filles. Mais, même ramper sur le sol, quand elle était bébé, elle n’y arrivait pas. Très vite, il devint évident que ce canard-là ne gagnerait jamais aucune course, et que les plus belles plumes du monde ne pouvaient pas le faire passer pour un oiseau royal.
    SC_IH055154
    A Hyannis Port en 1931. De gauche à droite : Bobby devant, John, Eunice, Jean Ann sur les genoux du père, Joe, près de sa femme, Rose, Patricia, Kathleen et, devant Joe Jr., Rosemary à 13 ans. Ne manque que Teddy, née en 1932.© Corbis

    Le malheur a frappé à la porte de Rose et Joe Kennedy la première fois le 13 septembre 1918, à Brookline, Massachusetts. A 30 ans, Joe participe à l’effort de guerre depuis son bureau de directeur général des arsenaux de Fore River. Mais il n’a pas peur du secrétaire adjoint à la marine Franklin D. Roosevelt. Il refuse de lui livrer les deux navires que l’Etat fédéral ne lui a pas encore payés… Joe Kennedy ne craint personne. Sauf Dieu. Quand son fils John attrape la scarlatine, maladie alors mortelle, il passe des journées en prière et fait vœu de donner la moitié de sa fortune… Comment pourrait-il deviner ce qui se trame chez lui, alors que le médecin, appelé pour l’accouchement, ­n’arrive pas ? Comment aurait-il pu se méfier de la sage-femme, avec sa coiffe, sa blouse, savoir que ses honoraires sont liés à la présence de l’obstétricien et que sa décision de retarder l’accouchement ne relève pas seulement de l’erreur d’analyse ? La nurse va jusqu’à repousser la tête du bébé qui demande à voir le jour ! Le lendemain, le « Boston Globe » peut annoncer qu’« une gracieuse petite fille a rejoint la nurserie de Mr. et Mrs. Kennedy », et le mensonge commence. La vérité est consignée jour après jour dans le journal de Rose : « Rosemary ne parle pas… Rosemary a du mal à diriger sa cuillère… Rosemary ne sait pas tirer son traîneau. » Première sanction au jardin d’enfants : à 4 ans, Rosemary ne passe pas dans la classe supérieure. Arriération mentale. Commence alors le long calvaire des visites aux spécialistes et la recherche d’écoles adaptées. C’est le moment où Rose Kennedy forge cette certitude qui lui sera si utile par la suite : « Dieu ne nous envoie jamais d’épreuve que nous ne soyons de taille à affronter. »

    ELLE EST HANTÉE PAR LE DÉSIR DE PLAIRE À SON PÈRE QUI L’INTERDIT DE PHOTO QUAND ELLE EST TROP GROSSE

    Il est facile aujourd’hui d’affirmer que Rose et Joe Kennedy ont d’abord voulu que leur fille soit traitée comme les autres enfants parce qu’ils avaient peur d’être montrés du doigt. Ostracisés, ils l’étaient, parce que catholiques irlandais au milieu des richissimes Wasp, leurs pairs. Ils ont longtemps espéré que Rosemary pourrait progresser, être heureuse. Et ils lui ont offert un monde d’illusions. « On pouvait parler avec Rosemary mais pas avoir une conversation avec elle. Elle s’exprimait comme un enfant de 10 ans qui jacasse sans arrêt », dit Tom Schriber. Il fait partie de la troupe recrutée pour mener la bataille. Les copains des frères Kennedy doivent inscrire leur nom sur le carnet de bal de la jeune fille, l’inviter à danser, même si elle est incapable de suivre un rythme, et surtout ne pas l’oublier pendant les échanges de cavalières. Joe, lui, est obsédé par l’allure de Rosemary, ses kilos en trop sous son joli visage. C’est une autre de ses théories : l’image qu’on donne de soi, il n’y a que ça qui compte. Il prend le temps d’écrire au couvent dont elle est pensionnaire pour se plaindre des menus. Gloria Swanson, sa maîtresse, lui donne l’adresse de son diététicien : banale stupidité d’une star de Hollywood qui croit que le malheur se résume à un bouton sur le nez ou un pli sur le ventre. En remerciement, elle reçoit des tombereaux d’injures : « Je ne veux pas vous entendre parler de cela ! Vous comprenez ? Vous comprenez ? » Non, elle ne comprend pas… Personne ne peut comprendre la souffrance de ce « winner » qui prend sa réussite pour une bénédiction divine. Aux médecins, il promet la lune, qu’est-ce que ça change ? Les plus sérieux ne savent que recommander le placement en hôpital psychiatrique, à quoi il répond : « Que lui fera-t-on dans une institution que nous ne puissions faire, nous, dans sa famille ? »

    famille-kennedy_inside_full_content_pm_v8
    La famille Kennedy au complet en 1938 (Rosemary est en haut à gauche).© UPPA/Photoshot/ABACA

    De son couvent de Rhode Island, Rosemary lui adresse des lettres où seule la tendresse est authentique. Le style, l’orthographe, tout respire l’intervention des religieuses. A la pression, aussi impossible à contenir chez les Kennedy que la pluie sous les tropiques, elle répond par des crises de rage. Elle a 20 ans mais prend toujours ses repas à la table des petits, avec les gouvernantes. Elle peut voir Joseph Jr., 23 ans, John, 21 ans, mais aussi Kathleen, sa petite sœur de 18 ans, parader près des parents. Ils sont beaux, brillants, ils forment le « triangle magique » des neuf enfants Kennedy, les seuls qu’on identifie. Les autres sont réduits à un troupeau où Rosemary se perd. En 1938, Eunice a 17 ans, Patricia, 14 ans, Bobby, 13 ans, Jean Ann, 10 ans, Teddy, 6 ans. Tous embarquent pour Londres où Joe Kennedy est nommé ambassadeur. Pour le fils de ­bistrotier irlandais, c'est la gloire. Il est présenté au roi et à la reine, avec sa meute. Rose note avec soulagement que Rosemary réussit sa révérence. Alors que les aînés entrent à Harvard, on lui trouve une école Montessori où elle fait ses premiers progrès mais ne maigrit toujours pas. Alors, l’Ambassadeur menace de la priver de photo ! Elle lui écrit encore pour lui demander pardon d’avoir mangé des chips. Joe devrait pourtant avoir d’autres soucis. ­L’Europe est en train de glisser vers la guerre. C’est un affaissement contre lequel il s’arc-boute, tout seul. Il trouve ce M. Hitler injustement décrié et pas plus antipathique que ce M. Staline. Et il s’en fiche. Ne comptent que l’Amérique et la paix qui protègent sa famille et sa fortune. Churchill est fou de rage. C’est le faux pas que Roosevelt attend. En 1941, l’Ambassadeur pacifiste rembarque pour les Etats-Unis avec une casserole de plus ajoutée à la batterie qu’il traîne derrière lui : après la fortune bâtie sur la prohibition, et, pire encore, sur la grande dépression qui a ruiné tant de ses concitoyens, son antisémitisme congénital et sa « lâcheté face au nazisme ». La plus haute marche du podium, la Maison-Blanche, qu’il a toujours regardée avec gourmandise, se dérobe. Il n’est pas du genre à se lamenter et reporte aussitôt son ambition sur son fils aîné.

    DANS UN PREMIER TEMPS, LES KENNEDY OFFRENT À LEUR FILLE UN MONDE D’ILLUSIONS

    Joe a passé le ballon à Joe Jr., derrière qui tous les autres ont obligation de se ranger. Sur la photo de famille ne doivent se voir que leurs dents blanches, impeccablement redressées dans des sourires éclatants. Mais il y a la grande fille au corps de matrone et à l’énergie sexuelle débridée. Et ce qui le remplit d’orgueil pour ses mâles provoque avec elle sa honte et sa fureur. Surtout que, désormais, Rosemary sombre dans d’inexplicables crises de colère. Après le retour aux Etats-Unis, n’a-t-elle pas frappé son grand-père à coups de poing et de pied… Rose prie pour demander un miracle, Joe l’ordonne. Kathleen, sa fille préférée, est venue en renfort. Elle a justement un copain journaliste, John White, qui fait une enquête sur la psychiatrie : « Un jour qu’elle me harcelait, à son habitude, je lui ai dit qu’elle en savait autant que moi. C’est alors qu’elle m’avoua les raisons de son insistance. Rosemary. Elle en parla tristement, doucement, comme d’un secret très embarrassant, presque honteux. J’eus l’impression que la famille considérait Rosemary comme un “tendre échec” mais peut-être aussi comme un déshonneur… »

    La-veritable-histoire-de-Rosemary-Kennedy_article_landscape_pm_v8
    Rosemary Kennedy en 1938.© MARY EVANS/SIPA

    Aux Etats-Unis, les Drs Freeman et Watts sont les spécialistes de la lobotomie. Leurs travaux suivent ceux du Pr Egas Moniz, Prix Nobel de médecine en 1949. Ce neurologue portugais a découvert qu’une intervention sur la zone préfrontale du cerveau pouvait soigner certaines psychoses. Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik explique aujourd’hui que la violence faisait alors ­partie des outils de la médecine : accouchement dans la douleur, amputation sans anesthésie, camisole de force, chocs électriques... L’opération qui consiste à couper les connections thalamo-préfrontales en introduisant une fine tige d’acier, appelée aussi « pic à glace », par le trou au-dessous de l’arcade sourcilière, à la racine du nez, est paradoxalement facile et indolore. Freeman et Watts l’ont réalisée 18 000 fois, « provoquant 14 % de décès, des milliers de destructions mentales et quelques guérisons stupéfiantes », note Cyrulnik, qui a assisté à des lobotomies en France, où elles ont été pratiquées jusque dans les années 1950, quand les neuroleptiques les ont rendues inutiles. Freeman et Watts, eux, sont moins pessimistes ; ils parlent d’un tiers d’amélioration, d’un tiers de dégradation et d’un tiers d’état stationnaire. Dans « Psychosurgery », en 1942, ils écrivent même : « L’opération réussit parfois trop bien… De sorte qu’elle abolit les bons sentiments qui permettaient au malade de conserver un comportement social adéquat. Ce qui peut paraître bienfaisant pour le patient peut alors se révéler désastreux pour sa famille. »

    EN 1949, JOE FAIT INTERNER ROSEMARY DANS LE WISCONSIN, À 1 800 KILOMÈTRES DE CAP COD

    Pensent-ils à Rosemary, opérée en novembre 1941 ? Pendant qu’il imprimait à son « pic à glace » les « petits mouvements ­d’essuie-glace » habituels, Freeman lui faisait énumérer les mois de l’année, chanter le « God Save America ». A la quatrième secousse, elle perd le fil, puis c’est le silence. Quand Rosemary revient à elle, non seulement elle ne peut plus prononcer que quelques mots, mais elle marche en claudiquant, une jambe tournée vers l’intérieur, et n’a plus que l’usage partiel d’un de ses bras. A l’âge de 23 ans, Rosemary Kennedy a l’apparence d’une handicapée mentale, victime d’une attaque cérébrale qui l’aurait laissée hémiplégique. 
    De ce qui se passa alors entre Joe et Rose Kennedy, rien n’a filtré. Teddy, âgé de 9 ans, se souvenait seulement avoir entendu qu’il avait intérêt à faire ce que son père lui disait, sinon il ­risquait de finir comme sa sœur… Pour son plus jeune fils, l’Ambassadeur est devenu un ogre. Aux amis, on explique que Rosemary est partie pour le Midwest où elle est devenue professeur « dans une école pour handicapés ». Mais, bientôt, les gens ont d’autres sujets d’inquiétude : le 7 décembre 1941, c’est Pearl Harbor et l’entrée en guerre des Etats-Unis.

    SC_U842009INP
    Entre son neveu John, le fi ls de JFK, et Carolyn Bessette, son épouse, lors d’une réunion de famille, en 1998. Rosemary a 80 ans.© DR

    Dans ses Mémoires, à 84 ans, Rose évoque pour la première fois le drame, sans jamais dire autrement que « Joe et moi »... En réalité, sur les conseils des médecins qui lui affirment que Rosemary a besoin d’être coupée de sa famille, qu’elle ne reconnaît plus, Joe a interdit les visites. Même à Rose qui, en bonne épouse, obéit. Pour elle, c’est une catastrophe de plus alors que tout explose et d’abord le « cercle magique » : Joe est pilote de bombardier, John, officier de marine, Kathleen, infirmière. C’est comme si Rosemary avait elle aussi rejoint la fournaise. Et disparu en enfer. N’est-ce pas à quoi ressemblent les institutions réservées aux fous ? Rosemary a interdiction d’être mise en relation avec le public. Quand, en 1949, Joe apprend que sa fille handicapée a eu un rapport sexuel, il décide, seul encore, de la faire interner chez des religieuses franciscaines dans le Wisconsin, à 1 800 kilomètres de cap Cod. Piscine, théâtre, salle de cinéma, réfectoire, chapelle, le décor de Saint Coletta est celui de bien des campus. Avec le silence et la tristesse en plus. Rosemary y vivra jusqu’à sa mort, à 86 ans. A-t-elle compris que Joe, le frère aîné, était tombé aux commandes de son bombardier en 1944, que Kathleen s’était tuée en avion à 28 ans ? A-t-elle su que John avait été président ? A-t-elle entendu parler de Dallas, puis de la mort de Bobby, le petit frère ?

    Rosemary a été mise à l’écart des siens pendant vingt ans. Il a fallu que Joe soit victime d’une attaque cérébrale qui l’a à son tour laissé aphasique pour que, en 1961, les religieuses de Saint Coletta demandent à parler à sa mère Ainsi Rose retrouva-t-elle sa fille. Alors seulement, Rosemary eut le droit de faire ce qu’elle préférait... Sortir de l’institution. Se promener en voiture. Et recevoir des visites. Surtout celles de sa chère Eunice, la petite sœur qui a voué sa vie aux enfants déficients. Tim, son neveu, a raconté que la vieille dame répétait trois mots : « Bébé, mère, Eunice » et qu’il suffisait qu’on la complimente sur sa coiffure pour qu’elle sourie. L’Ambassadeur n’a jamais revu l’enfant qui faisait tache sur la photo. Il pensait que c’était mieux pour elle. Et pour tout le monde, parce qu’il était trop lâche devant la vérité qui l’accablait, lui qui disait ne craindre personne. Autrefois, il aimait répéter : « J’ai quatre fils beaux et forts comme les colonnes d’un temple. » Durant vingt-cinq ans, il avait assisté à la destruction de son chef-d’œuvre. Homme de tous les secrets, Joe ­Kennedy est mort bien incapable de donner des ordres. Pendant huit années, il a vécu dans sa chair le calvaire de cette fille qu’il avait rayée du monde. 

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    L'ASSIS­TANTE DU COUPLE RACONTE LEURS DERNIÈRES HEURES

     

    À l'occa­sion des quinze ans de la dispa­ra­tion du couple mythique que formaient John Kennedy Jr. et Caro­lyn Bessette, plon­gez-vous dans les coulisses de

    ce tragique 16 juillet 1999.

     

    Rose-Marie Teren­zio l'assis­tante de John et meilleure amie de Caro­lyn se souvient de leurs dernières heures avant l'acci­dent.

     

    «Où sont-ils?», inter­roge une voix à l’autre bout du fil. «Comment ça, où sont-ils?!», s’ex­clame Rosie.

     

    Samedi 17 juillet 1999, un peu après minuit.

     

    L’avion de John Kennedy Jr., trente-huit ans et de sa femme, Caro­lyn, trente-trois ans, est attendu en vain sur l’aé­ro­port de Hyan­nis, dans le Massa­chu­setts.

     

    Voilà des heures que ses oncles et tantes, ses cousins – réunis pour un mariage – tentent sans succès de les joindre, l’un comme l’autre, sur leurs portables.

     

     

    Rose-Marie Teren­zio, l’as­sis­tante de John, passe le week-end à l’ap­par­te­ment du couple, dans le quar­tier de TriBeCa, à New York.

     

    Le télé­phone sonne sans discon­ti­nuer, le temps a comme suspendu son vol, une chape de silence et d’an­goisse a bruta­le­ment pris posses­sion du living-room, des chambres vides.

     

    Un acci­dent?

     

    «Jamais John n’au­rait laissé pareille chose se produire, se dit-elle, réso­lue à lutter de toutes ses forces contre l’im­pen­sable.

     

    Ils vont bien. Ils ont changé d’avis, ils ont décidé de ne plus y aller, à ce mariage. Ils sont partis ailleurs, c’est tout. Je vais les trou­ver. »

     

     

    Elle se remé­more les images et les conver­sa­tions des derniers jours.

     

    Caro­lyn donnait des signes de lassi­tude et d’exas­pé­ra­tion depuis plusieurs semaines.

     

    Harce­lée par des photo­graphes indé­li­cats, confi­née à une exis­tence d’épouse de, assujet­tie à l’em­ploi du temps chao­tique de John, l’homme le plus célèbre, le plus cour­tisé, le plus occupé du monde, elle avait d’abord refusé de se rendre à cette nouvelle réunion de la famille Kennedy – une de plus, une de trop – avant de consen­tir à l’ac­com­pa­gner. Sur les conseils de Rosie.

     

    «Oh, my God…»Elles étaient de vraies amies, mieux, comme des sœurs.

     

     

    Le souve­nir de leur ultime conver­sa­tion hante main­te­nant miss Teren­zio. «Écoute, Caro­lyn, lui avait-elle dit.

     

    Tu n’as pas vrai­ment envie de mettre John dans le genre de situa­tion incon­for­table où il se senti­rait obligé d’ex­pliquer ton absence, toi-même, tu ne veux pas te placer dans la posi­tion de celle qu’on juge, il me semble que tu as déjà eu ton lot de ce côté-là.

     

    Va t’ache­ter une robe, je te trouve une voiture pour t’em­me­ner à l’aé­ro­port.»

     

    C’est elle qui l’a convain­cue de prendre cet avion.

     

    Lauren, la soeur de Caro­lyn, a embarqué elle aussi à bord de l’ap­pa­reil pensant gagner ainsi plus rapi­de­ment l’île de Martha’s Vineyard, au large de Hyan­nis, où elle devait, de son côté, passer le week-end.

     

     

    Il est 5 heures. Les images des garde-côtes occu­pés à sillon­ner les eaux noires de l’océan Atlan­tique tournent désor­mais en boucle sur la chaîne CNN.

     

     

    Dehors, devant la porte de l’im­meuble, les New-Yorkais ont commencé à dépo­ser des bougies, des petits bouquets de fleurs, comme si plus personne ne pouvait croire au miracle.

     

    Dans son livre, Fairy Tale Inter­rup­ted :

     

    A Memoir of Life, Love and Loss (éd. Gallery Books),

     

    Rosie raconte, elle revit un passé dont les plaies ne sont jamais parve­nues à cica­tri­ser, elle égrène la lita­nie des heures terribles qui ont suivi la dispa­ri­tion du fils de l’an­cien président des Etats-Unis.

     

    L’or­ga­ni­sa­tion de ses funé­railles avec sa soeur, Caro­line Kennedy.

     

    L’ap­par­te­ment qu’il a bien fallu débar­ras­ser. Les cravates et les casquettes distri­buées, comme de minus­cules bouts de mémoire, à ses proches, les gens qui travaillaient avec lui, ceux qui comp­taient.

     

    Cette manière qu’il avait eu de se tour­ner vers elle à l’heure de quit­ter le bureau, et puis ses tout derniers mots.

     

    «Rosie, c’est toi la meilleure. Merci d’avoir tout arran­gé…»

     

     

    Crédits photos : Arnaldo Magnani - Getty

     

    http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/john_kennedy_jr._et_carolyn_bessette_disparaissaient_il_y_a_15_ans_322759

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    JFK Jr and Carolyn:  

     

     

    Et pourquoi a-t-on propagé la rumeur d’un John-John

    pilote inexpérimenté alors qu’en, réalité il

    cumulait plus de 300 heures de vol ?!!!

     

     

     

    Il y a 15 ans, le 16 juillet 1999, à 21h40, le Piper Saratoga de John Kennedy jr plongeait dans les eaux noires

    des côtes de Martha’s Vineyard.

     

     

     

     

     

    Le petit prince de l’Amérique, accompagné de son épouse et sa belle-sœur confirmait ainsi l’étrange malédiction pesant sur la dynastie Kennedy.
     

     

     john and carolyn...so happy:

     

     

     

     

    Après avoir goûté à la gloire, le clan connaissait à nouveau l’amertume du deuil.
     

     

     

    OMBRE
     

     

    Relayée par des médias omniprésent, la mort tragique du fils de l’ancien président des États-Unis devenait une cause nationale.

     

    Dans le même temps, l’internet s’enflammait des rumeurs les plus folles.

     

    john f. kennedy jr. & carolyn bessette:  

     

     

    JFK jr aurait été victime tour à tour de la CIA, des Bush craignant sa future candidature à l’élection présidentielle, du Mossad ou des époux Clinton.

     

     


    Au delà des délires conspirationistes, l’accident de JFK jr recèle de nombreuses zones d’ombre.
     

    JFK Jr. and Carolyn Bessette Kennedy. www.pinkpillbox.com:  

     

    Pourquoi, par exemple, le NTSB chargé de l’enquête a-t-il ignoré les témoignages faisant état d’une explosion ?
     

     

     

    Et pourquoi a-t-on propagé la rumeur d’un John-John pilote inexpérimenté alors qu’en, réalité il cumulait

     

    plus de 300 heures de vol ?
     

    Carolyn Bessette Kennedy:  

     

    Ou pourquoi, encore, Carolyn, sa propre sœur, a-t-elle demandé aux collaborateurs de JFK jr de ne pas répondre aux nombreuses sollicitations de la presse ?
     

     

     

     

    Afficher l'image d'origine

     

    TABOU
     

     

    Steven Blow a brisé un tabou.
     

     

    Dans American Son, un livre paru en juin 2002

    aux États-Unis, cet ancien de George, le magazine crée par le fils de JFK, livre un portrait intimiste des dernières années de John-John.
     

     

     

    Une première à l'époque, puisque le cercle des proches, respectant les consignes données par Carolyn Kennedy, avait refusé les sirènes médiatiques.

     


     

     :  

     

     

     

    Cette obsession du secret se comprend difficilement tant JFK jr était devenu un personnage public, une sorte d’icône pour une Amérique en manque de mythe.
     

     

     

    En fait la lecture de l’ouvrage de Blow - qui rend parfaitement justice aux extraordinaires qualités humaines de Kennedy - permet de comprendre pourquoi la fille du président assassiné s’est dressée en gardienne du temple.

     


     

     

     

     

    En racontant l’épopée de George, Blow dévoile l’état d’esprit de JFK jr dans les derniers temps de sa vie.

     

     

    Et dévoile l’extraordinaire pression qu’il subissait quotidiennement.
     

     

    D’abord, en luttant pour la survie de son magazine.

     

     

    Quelques semaines avant sa disparition, JFK jr avait été informé par les dirigeants d’Hachette-Filippachi de l’arrêt de la diffusion du titre.

     

    American Royalty:  

     

     

    Poussant ainsi Kennedy a multiplier les voyages au Canada et dans le reste du pays afin de trouver publicitaires, éditeurs et investisseurs prêt à sauver George.
     

     

    MORT de J.J. Junior et de CAROLYN, des ZONES d'OMBRE

     

    A cette menace professionnelle venait s’ajouter deux problèmes d’ordres familiaux.

     

     

    Depuis 1989, Anthony Radziwil, le fils de la sœur

    de Jackie Kennedy, était atteint d’un cancer.

     

    Classic:  

     

     

    John a toujours considéré Anthony comme le frère qu’il n’a jamais eu et avait donc pris à cœur le combat pour tenter de sauver son cousin.
     

     

     

    Malheureusement en 1999, l’état de Radziwil s’était aggravé, laissant présager une issue tragique prochaine.

     

    Afficher l'image d'origine 

    Prince Anthony Radziwill with cousin John Kennedy Jr....Best Friends & Maternal Cousins 

     

     

    Une perte à venir dont John Kennedy jr avait du mal à supporter l’idée, n’épargnant ni son temps ni son énergie à soutenir Radziwil lors de ces nombreuses hospitalisations. Ironiquement, brisé et sur un fauteuil roulant, Anthony assistera aux funérailles en mer de John avant de s’éteindre moins d’un mois plus tard.
     

     

    Afficher l'image d'origine 

     

    Et puis surtout, c’est ce que confirme Blow en y apportant un nouvel élément, les quarante-huit heures qui précédèrent l’accident de Martha’s Vinyard furent agitées pour le couple Kennedy.
     

     

    Afficher l'image d'origine

    Sans remettre en question, la solidité du ménage, Blow raconte avoir involontairement surpris une dispute téléphonique entre John Jr et Carolyn Bessette. Kennedy explosant d’un :

     

    “Bon Dieu Carolyn !

     

    Tu es la raison qui a fait que j’étais encore debout à trois heures la nuit dernière”.

     


    Cette querelle est à mettre en perspective avec cet autre élément.

     

     

    Le lendemain, au lieu de rentrer dormir dans leur appartement de TriBeCa à New-York, JFk jr avait préféré s’isoler au Stanhope Hôtel, son refuge habituel lorsque le couple traversait une tempête.

     

     

     

    Quelques heures plus tard, apparemment réconcilié, Carolyn et John se retrouvaient sur un aéroport du New-Jersey.
     

     

     

    Le dernier témoin a les avoir vu vivant se souvient qu’avant de monter dans le Piper, ils s’étaient embrassés.
     

     

    Tragic:  John F. Kennedy Jr and wife Carolyn Bessette are pictured here outside their New York City apartment soon after they wedded in secret in 1996 

     

    HÉRÉSIE
       

     

    Cette remise en contexte en trois éléments, si elle n’explique pas l’accident, révèle les conditions psychologiques difficiles vécues par JFK dans les dernières heures de son existence.

     

     

    Des conditions peu propices à un vol sans assistance électronique et de nuit.
     

     

     

    Sans compter que le matin même, John venait de se faire enlever un plâtre à la cheville et que l’état de sa blessure ne lui permettait sûrement pas d’assurer sereinement le pilotage du petit avion.
     

     

     

     

    Quoiqu’il en soit, cette dimension là fut complètement ignorée par le NTSB qui dans son rapport sur les causes de l’accident se focalisa sur les risques d’un vol de nuit, une soudaine montée de la brume et d’une probable erreur de jugement d’un pilote jugé inexpérimenté.
     

    Seclusion: The massive Kennedy estate in Martha's Vineyard keeps their family foothold in Cape Cod 

     

    Cette idée que JFK jr n’était pas capable d’effectuer en solo le vol du 16 juillet 1999 est une hérésie.
     

     

    Non seulement, Kennedy avait plus de trois cent heures de vol d’expérience dont cinquante-cinq de nuit mais avait effectué le même trajet trente cinq fois durant les derniers quinze mois.
     

     

     

    Dont la moitié sans instructeur, dans des conditions proches de celles de la nuit de sa disparition. Il est encore aujourd’hui impossible de savoir comment et pourquoi, cette rumeur a pris forme.
     

     

    Afficher l'image d'origine 

    Une des pistes à suivre est peut-être celle des assurances.

     

    Établir la seule et pleine responsabilité du pilote permet de dégager certaines obligations.
     

     

     Afficher l'image d'origine

     

     

    Dans tous les cas, c’est se basant sur l’idée d’un “mauvais jugement” de John, qu’Ann Freeman, la mère de Carolyn et Lauren Bessette a obtenu 15 millions de dollars

    de la famille Kennedy en compensation de la disparition de ses deux filles.

     

     


    IMPASSE
     

     

    Un autre élément, pourtant présent dans un rapport du Département des Transports a été ignoré par les enquêteurs.
     

     

     

    A 21 h 36 , soit quatre minutes avant la disparition du Piper de Kennedy des radars de l’aéroport de Martha’s Vinyard, Carolyn Bessette a placé un appel téléphonique à l’aide de son portable, vraisemblablement pour annoncer son arrivée prochaine sur le tarmac.

     


     

    Afficher l'image d'origine 

    D’abord, cet élément permet de confirmer la soudaineté de l’accident mais surtout met à jour la possibilité d’interférences entre l’équipement électronique de l’appareil et le téléphone de Carolyn.

     

     

     

    Un scénario connu des pilotes du monde entier et dont la probabilité est évoquée par les autorités de régulations aérienne qui en interdisent l’utilisation en vol, à fortiori lorsqu’il s’agit d’avions de petite taille.
     

     

    Afficher l'image d'origine 

    Mais il y a mieux encore.
     

     

    Dans son rapport sur l’accident “NYC99MA178”, le NTSB a fait l’impasse sur deux témoignages intrigants.
     

     

     

    Le premier est celui d’un journaliste stagiaire du Martha’s Vinyard Gazette.

     

    Interrogé par la chaîne de télévision de Boston dans les premières heures de la disparition ,

     

    il raconte qu’il se promenait sur les côtes de l’île lorsque quelques secondes avant 21h40 il a remarqué

     

    “un flash blanc dans le ciel”

    accompagné du bruit d’une explosion.

     


    Si elle était unique, l’authenticité de cette version de la nuit du 16 juillet pourrait être mis en doute.

     

    Mais c’est sans compter sur les affirmations de Victor Pribanic.
     

     

     

    Cet avocat de Pittsburgh pêchait de nuit à proximité du lieu de l’accident, soudain il

     

    “entend une explosion au dessus de (son) épaule droite.

     

    Il n’y a pas eu de déflagration mais c’était un sacré bang”.
     

     

     

    Mieux encore quelques secondes avant d’entendre l’explosion, Pribanic a aperçu un petit avion volant à basse altitude.

     

    S’il ne peut pas être formel sur l’identité du pilote de l’appareil, Pribanic, alors que les médias s’interrogent sur le sort des époux Kennedy, prévient dès le lendemain matin les autorités de l’aéroport de Martha’s Vinyard.
     

     

     

     

    Sa version des faits, unique par sa proximité avec le lieu du crash mais infirmant la thèse officielle d’une chute du Piper à près de cent kilomètres heures, est enregistrée et passée à la NTSB.

     

    Pourtant jamais les enquêteurs ne prendront le temps de venir interroger Pribanic.
     

     

    THÈSE
     

     

    Alors que s’est-il passé à 21 heures 40 à bord du Piper Saratoga de John Kennedy Jr ?
     

     

    Tout d’abord, il semble que la thèse d’un accident soit la plus probable.

     

     

    Ainsi, la présence importante et soudaine de brume, l’absence de lune et la difficulté de différencier l’horizon de la surface de l’eau est confirmée par d’autres pilotes en vol cette nuit là.
     

     

    Et puis, il ne faut pas négliger non plus,

    le témoignage de Kyle Bailey.

     


    Ce jeune pilote dont le box à l’aéroport d’Essex County dans le New Jersey était voisin de celui de John-John se trouvait sur le tarmac au moment du décollage des Kennedy.

     

     

    En fait, Bailey, devait effectuer lui aussi un vol pour Martha’s Vinyard, mais craignant l’effet combiné de la brume et de la nuit, il avait décidé au dernier moment d’annuler son déplacement.

     

    Et de fait, a confirmé que cette nuit-là les conditions de pilotage au dessus de l’Océan Atlantique étaient dangereuses.

     

     

     


    Mais s’il s’agit d’un accident, d’une erreur de jugement de JFK jr décidant de s’envoler lorsque la prudence conseillé d’attendre le lendemain matin, comment interpréter les témoignages du journaliste du Martha’s Vinyard Gazette et de Victor Pribanic ?
     

     

    Une question d’autant plus épineuse que la thèse de l’explosion en vol, de manière accidentelle ou criminelle, ne résiste pas aux preuves matérielles.
     

     

    Les restes de l’appareil remontés par la Marine américaine et l’expertise qui en a suivie démontrent l’absence des habituels signes d’un tel événement.
     

     

    Ainsi l’hypothèse populaire d’une perte subite de la queue du Piper suite à une déflagration et ayant entraîné la chute rapide et les mouvements désordonnés enregistrés par les radars de l’aéroport de Martha’s Vinyard est mise à bas par la découverte d’une partie du cockpit de l’appareil.

     

    En effet, la queue y est encore attachée

    démontrant une séparation liée à l’impact.
     

     

     

    EXPLOSIONS
     

     

     

    Ces certitudes n’autorisent pas, comme l’a pourtant fait le NTSB, de négliger deux témoignages qui par leur précision et leur spontanéité remettent en cause le scénario des derniers instants de JFK Jr.
     

     

    Mieux encore, répondre à l’énigme Pribanic, c’est certainement dévoiler les raisons de la mort tragique de John-John.
     

     

    1999 la dernière photo d'un couple américain inoubliable:

     

     

    La nuit du 16 juillet 1999 a bien été marquée par une série d’explosions au dessus de Martha’s Vinyard.
     

     

     

     

    Comme chaque année à la même époque, la chaleur latente, le taux d’humidité extrêmement élevé et un

    refroidissement rapide liée à la tombée

    de la nuit sur l’océan ne sont pas uniquement

    à l’origine de la brume.

     

     

    Les mêmes causes entraînant ce que communément l’on nomme des orages de chaleur, en réalité des éclairs distants éclatant au cœur même des champs vaporeux.
     

     

     

     

    Ainsi si l’on reprend le témoignage du journaliste, il est question de lumière blanche et non pas orangée comme dans le cas d’une explosion de kérosène.

     

     

     

    Une couleur qui correspond à celle d’un éclair.
     

     

     

    La présence massive de ce phénomène atmosphérique

    est soutenue par un autre point.
     

     

     Newlyweds: Pictured here just two months after they got married, the couple were said to have a loving, playful relationship before the strains of the media spotlight started taking its toll on Carolyn

     

     

    Le rapport d’expertise sur l’état du cockpit précise que “ toutes les ampoules électriques avaient explosé, que les circuits électriques avaient fondus et que la batterie était totalement déchargée”.
     

     

     

    Exactement comme si la foudre s’était abattue

    sur le Piper de John Kennedy Jr.
     

     

     

    Une thèse soutenue par les derniers mouvements de l’appareil.

     

    Avant de s'abîmer, la lecture des échos radars démontre que John-John a effectué une série de manœuvres modifiant sa trajectoire, exactement comme s’il tentait d’éviter quelque chose.
     

     

     

    Et puis soudainement,

    “dans une trajectoire désordonnée comme

    si le pilote était désorienté”

    débute la chute vertigineuse et finale vers l’Atlantique.
     

     

     

    Et comme un étrange et terrible raccourci de l’histoire, dans le silence de la nuit du 16 juillet 1999,

    résonne les mots du père assassiné:

     

    “Nous sommes attachés à l’océan et quand nous allons vers les vagues, nous retournons là d’où nous sommes venus”.

     

    We are tied to the ocean. And when we go back to the sea - whether it is to sail or to watch it

    - we are going back from whence we came." _____

     

    Merci, Monsieur Reymond pour cet article.

     

    Je me rappelle très bien lorsque la nouvelle de la mort terrible du jeune Kennedy est survenue.

     

     

    J'ai lu également de longs passages récemment de ce livre écrit par Blow et j'étais chavirée à l'idée qu'il avait été si malheureux avec cette "droguée" qu'il avait épousée.

     

     

    Quel drame.

    denissera
    Comme bien des gens riches et célèbres, monsieur Kennedy Junior se pensait invincible et éternel.

     

     

    Fatal flight: John was flying a 1999 model Piper Saratoga II similar to the plane pictured which was also used in a desperate search for John, his wife and her sister, after their plane first vanished 

     

     

    On peut accumuler 10 000 heures de vol, tout cela n'a aucune valeur le jour où on se trouve dans une vraie tempête, où on ne peut même plus reconnaître l'horizon.

     

    La majorité des enfants de 7 ans pourraient conduire un avion après deux jours de cours.

     

     

    Ce qui est difficile, c'est de survivre dans les conditions difficiles.

    99% des pilotes Américains auraient pu conduire une fusée jusqu'à la Lune.

     

    Ce qui est difficile, c'est de trouver les pilotes qui vont garder leur calme quand tout va aller mal.

     

     

    Je suis d'accord qu'on remette en question les versions officielles. Mais il vient un point où on doit accepter que des avions s'écrasent sans complot, machination ou conspiration.

     

    Sur ce point je suis d'accord avec vous:

     

    La cause probable de cette mort est surement l'accident.

    "des Bush craignant sa future candidature à l’élection présidentielle"

     

     

    En 1999, Chelsea Clinton devait faire plus peur aux Républicains que Kennedy JR.

     

     

     

    http://www.journaldemontreal.com/2014/07/16/le-dernier-jour-de-jfk-jr

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    BOSTON - Almost eight years after John F. Kennedy Jr. died in a plane crash off the coast of Martha's Vineyard, federal officials released a brief audio clip Tuesday of a conversation between a concerned airport intern and a Federal Aviation Administration dispatcher related to the fatal flight.

     


    John F. Kennedy Jr. and his wife Carolyn Bessette Kennedy leave a party October 10, 1996 in New York. [AP]

     

     

    transcription de la conversation entre Adam Budd, un étudiant de 21 ans, employé à l'aéroport de Martha Vineyard, et le centre d'appel à la station de service automatisé de vol de la FAA à Bridgeport, Conn., déjà ce que rendu public et largement rapporté quatre jours après 16 Juillet, 1999 crash.

     

    L'audio publié mardi par le ministère des Transports à Washington ce que le résultat d'une entente fédérale Freedom of Information Act demande déposée par les radiodiffuseurs après le crash. Une partie de ce qui a été diffusé sur WFXT-TV de Boston.

     

    Budd, qui génèrent rallye Interprété tâches de bureau, est enregistré à voix basse, sa voix légèrement tremblantes comme il demande si la FAA peut suivre l'avion de Kennedy.

     

    "Eh bien, qui êtes-vous?" à non identifié dispatcher FAA demandé.

     

    «Je suis avec les opérations aéroportuaires», a déclaré Budd, à défaut d'identifier quel aéroport jusqu'à ce que demandé par le répartiteur.

     

    Il a alors dit: "En fait, Kennedy Jr. est à bord Il est euh, ils veulent savoir, euh, où il est .."

     

    Lorsque l'opérateur lui a dit qu'il ne donnerait pas les informations sur le téléphone, Budd recula.

     

    "OK, bien, si elle est trop de problèmes, il est ... Je vais devoir 'em attendre. ... Il est pas une grosse affaire," at-il dit, gemäß à la transcription 1999.

     

    L'appel de Budd est entré à 22h05, quatre heures avant une mission de recherche et de sauvetage qui brouillés après un ami de la famille a fait un appel plus énergique à la Garde côtière.

     

    Kennedy, 38 ans, fils et homonyme du 35e président américain, ce volant avec sa femme, Carolyn Bessette-Kennedy, 33 ans, et sa soeur-frère, Lauren Bessette, 34, Lorsque son siège à six, un seul moteur Piper Saratoga écrasé sept miles au sud de la maison Vineyard de son Martha. Tous les trois ont été tués.

     

     

    Un rapport de la National Transportation Safety Board a blâmé une erreur de pilotage de l'accident, en disant Kennedy, qui avait volé pendant 15 mois, ce qui suffit à faible visibilité nocturne volant non qualifiée et wurde désorienté dans le ciel brumeux.

     

    A

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    John John Kennedy, New York, 1989:

     

    UN AN JOUR POUR JOUR

     

    après l'accident d'avion dans lequel John-John a trouvé la mort, le célèbre biographe américain Christopher Andersen publie un livre événement sur le récit de la nuit fatale

     

    (« John-John ou la malédiction des Kennedy » chez J.-C. Lattès).

     

    Pour Andersen, le fils duprésident Kennedy, qui aurait perdu le contrôle de son appareil, n'est pas le seul responsable du crash.

     

    Entretien.

     

    Un an après l'accident, la Federal Aviation Agency (FAA) affirme qu'il s'explique par la « désorientation spatiale » du pilote, JFK Jr.

     

    Que sait-on de plus sur le vol et le pilote ?

     

    Christopher Andersen. JFK Jr. avait cette réputation de casse-cou, tout le monde sait qu'il aimait prendre des risques dans bien des aspects de sa vie.

     

    Mais en ce qui concerne l'aviation,

     

    c'était un pilote très prudent, très méthodique, en tout cas pas le genre de pilote qui risquerait sa vie et encore moins celle de sa femme et de sa belle-soeur.

     

    Mais il avait peu d'expérience de vols de nuit Je suis convaincu qu'il aurait renoncé à décoller si la FAA n'avait pas diffusé un avis officiel « d'excellente visibilité » pour sa destination.

     

    Cela lui était déjà arrivé d'annuler des vols, trois fois pour être exact, à cause de la météo.

     

     

     
    Jackie avait ce pressentiment d'un accident fatal 
     

     

     

    Comment s'explique cet avis météo de la FAA ?

     

    La FAA diffuse fréquemment des informations erronées de ce genre, qui se fondent sur les « Systèmes automatiques d'observation de surface »

     

    (Automated Surface Observation Systems).

     

    Je crois qu'il est dangereux de remplacer les observateurs humains par ces appareils automatiques dont les données peuvent être affectées par des insectes ou des toiles d'araignées.

     

    Vous absolvez JFK Jr. de toute responsabilité ?

     

    Non.

    La vérité sur la mort de John-John

    Il doit endosser une part de responsabilité.

     

    Il n'était pas en pleine possession de ses moyens, il s'était cassé le pied et venait de se

    faire enlever le plâtre.

    One of his final pictures:

    Il aurait dû soumettre un plan de vol aux autorités, ce qu'il n'a pas fait, il aurait dû appeler à l'aide avec sa radio lorsqu'il est parvenu près de Martha's Vineyard et que la brume est devenue très épaisse.

     

    Juste après son décollage, au-dessus de White Plains ­ la banlieue de New York ­, il a obligé un appareil d'American Airlines à faire un détour pour éviter une collision, vous imaginez la catastrophe !

    John Kennedy Jr by M.A.M.:

    Apparemment sa radio n'était pas branchée, les contrôleurs aériens ont pu heureusement alerter le pilote d'American Airlines.

     

    Le plus triste, c'est que son appareil était tellement sophistiqué que JFK Jr. aurait pu tout simplement appuyer sur deux boutons et qu'il se serait posé automatiquement à Martha's Vineyard.

     

     

    Sa mère Jackie, dit-on,

    ne voulait pas qu'il apprenne à piloter.

     

    Est-ce vrai ?

     

    Oui, elle lui avait fait promettre de ne pas piloter.

     

    Elle avait ce terrible pressentiment d'un accident fatal et s'en était ouverte à Maurice Tempelsman, son compagnon.

     

    Elle était très consciente du lourd tribut payé par les Kennedy à l'aviation, de l'incroyable série noire qui avait frappé le clan.

     

     

    Mais JFK Jr., depuis qu'il était tout petit, avait la passion de l'aviation.

     

     

    Tout bambin à la Maison-Blanche, il croyait qu'Air Force One lui appartenait !

     

    Il a respecté le voeu de sa mère tant qu'elle était vivante. 

     

    john f. kennedy jr:
    « J'adore ma vie » 
     

     

    Les rumeurs sur la vie privée de JFK Jr.

    n'ont jamais cessé.

     

    On disait qu'il ne s'entendait pas avec sa femme et que juste avant le voyage fatidique, il venait de passer trois nuits à l'hôtel...

     

     

    Les tabloïds n'ont jamais lâché JFK Jr.

     

    C'est vrai qu'il a passé ces trois nuits à l'hôtel Stanhope, dans un quartier qu'il connaissait bien.

     

    Il avait grandi dans ce quartier,

    c'est là qu'habitait sa mère.

     

    Son magazine « George »

    avait une suite dans cet hôtel.

     

    Il était resté là à cause du bouclage imminent du magazine et du travail à faire.

     

    Il pouvait mieux travailler là qu'à son appartement, à l'autre bout de Manhattan.

     

    J'ai enquêté soigneusement sur toutes ces rumeurs, je n'ai jamais rien trouvé.

     

    On dit que Carolyn avait un problème de cocaïne, faux, qu'elle s'entendait mal avec la soeur de John, Caroline Schlossberg, faux.

     

    On a parlé de divorce, faux également.

     

    Ils ont eu quelques problèmes de couple, mais ils s'entendaient beaucoup mieux et parlaient de commencer une famille.

     

    kennedy:

    John voulait un garçon, il l'aurait appelé Flynn.

     

    JFK Jr.:

    Et John voulait se lancer dans une carrière politique, il lorgnait le siège de sénateur de New York, celui-là même que vise maintenant Hillary Clinton.

    ...:

    « J'adore ma vie »,

     

    avait-il confié à un ami peu avant sa mort.

     

    JFK Jr.  and Carolyn.:

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    Le docteur Petiot
    Le docteur Petiot - DR

     

    Marcel André Henri Félix Petiot, dit le docteur Petiot est un médecin qui a défrayé la chronique à la fin de la 2eme guerre mondiale.

     

    On a découvert en 1944 à son domicile les restes de 27 personnes.

     

    Guillotiné le 25 mai 1946 à Paris, le docteur Petiot n’a exprimé aucun remord. Sa dernière phrase ayant été :

    «ça ne va pas être beau à voir».

     

    Retour sur la vie d’un homme diabolique.

     

    Marcel André Henri Félix Petiot est né le 17 janvier 1897 à Auxerre d’un père fonctionnaire des postes et d’une mère souffrant de pathologies psychiatriques.

    Cet enfant est assez complexe.

    Il a beau être très intelligent, et lire à 5 ans, comme un enfant de10 ans, il n’en reste pas moins troublant et effrayant.

     

    On raconte qu’il étranglait les chats après leur avoir brûlé les pattes à l’eau bouillante.

    Sa scolarité est aussi truffée d’accidents violents: à 8 ans, il est attrapé distribuant des images obscènes à ses camarades.

     

    A 11 ans, il tire un coup de feu en classe d’histoire

    avec le revolver de son père.

     

    C’est pourquoi après avoir été renvoyé à 2 reprises, il décide de finir ses études seul chez lui et passe son bac avec succès.

    Parallèlement, sa mère est internée à Sainte-Anne pour troubles psychiatriques.

    Elle n’en sortira jamais puisqu’elle décède lorsque Marcel a 12 ans.

     

    A 17 ans, Marcel Petiot est arrêté pour vol.

     

    Reçu par des psychiatres, il est jugé bipolaire et socialement inadapté.

    On parle même de pathologie héréditaire.

    Résultat, il n’est pas apte à être jugé, et ne sera donc jamais condamné pour ce vol.

    On est en 1916. Marcel Petiot a 19 ans lorsqu’il s’engage au 98e régiment d’infanterie.

     

    Les combats de la Première Guerre Mondiale, il n’en fera pas beaucoup puisqu’il est blessé au pied 6 mois après son enrôlement.

     

     

    p^rocès de Marcel Petiot

    Durant sa convalescence, on l’accuse d’avoir volé des couvertures à l’hôpital. Résultat, il est enfermé à la prison militaire d’Orléans.

     

    Il n’y restera pas longtemps puisqu’à la suite de ses conversations avec les psychiatres, il est diagnostiqué neurasthénique, déséquilibré mental, dépressif paranoïaque et phobique.

     

    Il atterrit donc dans le service psychiatrique de l’hôpital de Fleury-les-Aubrais.

    Mais l’armée, qui manque de soldats, le renvoie au front en 1918.

     

    Il y restera encore moins longtemps que la 1ere fois, se tirant une balle dans le pied, suite à une grave dépression.

     

    L’armée décide donc de le réformer pour troubles psychiatriques.

     

    Contrairement à toute attente, Marcel Petiot n’est pas dirigé vers un asile pour aliénés, il utilise sa médaille d’ancien combattant pour faciliter son entrée en médecine.

     

    Et au lieu d’être interné, Marcel devient le docteur Petiot le 15 décembre 1921, date de l’obtention de son diplôme de médecine, qu’il a réussi à décrocher avec la mention très bien. 

     

     

    1922. Villeneuve-sur-Yonne. Marcel Petiot ouvre son 1er cabinet médical. Il se fait de la publicité en dénigrant les 2 autres médecins, au prétexte que son âge et son diplôme fraîchement en poche sont un atout pour soigner les maladies modernes.

     

    Sa popularité s’accroît rapidement dans la région. Il est le médecin qui offre des consultations et des vaccinations gratuites aux personnes sans le sou. Malheureusement, sa popularité est entachée par sa nette tendance à la cleptomanie et on découvrira par la suite qu’il inscrivait ses patients à l’assistance médicale pour toucher leurs prestations….

    C’est 4 ans plus tard que la population découvre sa liaison avec Louise Daveleau, la fille d’une de ses patientes. Cela fait grand bruit. Mais c’est l’incendie de la maison de celle-ci et sa disparition, qui feront scandale. On retrouve le corps d’une jeune femme dans une valise au fond de la rivière. Mais le corps est en état de décomposition avancé. Il n’est donc pas identifiable.

     

    La valise, elle, ressemble à celle que le docteur Petiot emmène avec lui lors de ses déplacements. Mais la police ne fait pas le rapprochement, et Marcel Petiot n’est pas inquiété.

     

     

    Il continue à faire son petit bonhomme de chemin, en épousant Georgette Lablais, la fille d’un riche charcutier d’Auxerre.

     

    Le docteur Petiot
    Le docteur Petiot- DR

     

    Il se lance aussi en politique et devient maire de Villeneuve-sur-Yonne en juillet 1926. Mais son accession au mandat est controversée.

     

    D’autant qu’il est vite cité à comparaître pour plusieurs délits tels que: détournements de fonds, vol de biens publics, fausses déclarations à l’assurance maladie…. Il sera déchu de sa fonction de maire en 1931, mais gardera celle de conseiller général qu’il a remporté en 1928.

     

    Les procès recommencent et il sera privé de tout mandat électif en 1934.

    Pendant ce temps, les rumeurs courent à son sujet.

     

    En mars 1930, Mme Debauwe, gérante de la coopérative laitière de Villeneuve-sur-Yonne est retrouvée calcinée.

     

    Elle a été assassinée à coups de marteau.

     

    Et on a mis le feu à sa laiterie. Certains pensent que Marcel Petiot entretenait une liaison avec cette femme, et un dénommé Frascot affirme l’avoir vu traînant près de la laiterie le soir de l’incendie.

     

    Le docteur est soupçonné. Mais ce dénommé Frascot décède brusquement en sortant de chez le médecin.

     

    Un anévrisme raconte le certificat de décès.

    Certificat signé

    par…Marcel Petiot!

     

    Plus de témoin, plus de preuve, et donc Petiot est à nouveau libre comme l’air. Mais toutes ces affaires lui collent à la peau, il décide donc de quitter Villeneuve-sur-Yonne et de gagner Paris.

     

    On est en 1933.

     

    I

    «Vous êtes prié de bien vouloir noter que le cabinet médical, tenu précédemment au premier étage, 66, rue Caumartin, sera désormais occupé par le Dr Marcel Petiot, diplômé de la Faculté de Médecine de Paris en 1921, Conseiller général de l’Yonne, ex-interne de l’hôpital, directeur de clinique, médecin-chef de l’Office médical de la Seine.

     


    Ce cabinet, en plein centre de Paris, vous offre toutes facilités d’accès (autobus, métro: stations Saint-Lazare et Caumartin).

     


    Il comporte les matériels des plus modernes et des plus perfectionnés, avec rayons X, UV, UR, et radiothérapie superficielle ou même profonde, laboratoire de galvanisation, ionisation, ergothérapie, diathérapie (toutes fréquences, ondes courtes à grande puissance, fièvre artificielle, bistouris électriques, outillage chirurgical, œnothérapie, aérothérapie, etc.).

     


    Le docteur Petiot fut le promoteur en 1921-1923 d’une technique parvenant à supprimer complètement les douleurs dans les accouchements, sans anesthésie générale ou régionale et sans instrument dangereux.

     

    Cette méthode permet la suppression de la douleur dans les affections les plus pénibles (sciatique, rhumatisme, névralgie, zona, névrite, ulcération, cancer).


    Auteur d’ouvrages originaux sur les maladies nerveuses et leurs traitements modernes (spécialement des affections à crises périodiques et cures de désintoxication).

     


    Créateur, avec un physicien connu, d’un matériel et d’une technique permettant la guérison de toute tumeur non généralisée ou affectant des organes vitaux (ganglions externes ou internes, loupes, lipomes, polypes, végétations, verrues, taches rouges, goitres, déformations, tatouages, cicatrices, etc. et même fibromes et tumeurs malignes ou cancers, même profonds).

     


    Le docteur Petiot vous sera parfaitement reconnaissant de bien noter dans vos annuaires, son adresse:

     


    66, rue Caumartin Paris IXe, ainsi que son numéro de teléphone: PIG 7711».

     

    Petiot dans le box des accusés
    Petiot dans le box des accusés - DR

     

    Le succès ne se fait pas attendre et avec ses larges bénéfices,

    il acquiert 2 propriétés en province et un hôtel particulier à paris,

    rue Le Sueur.

    En 1936, Marcel Petiot se balade dans les allées de la librairie Gibert à Paris.

     

    Il est très intéressé par les livres, un peu trop même puisqu’il est pris en flagrant délit de vol à l’étalage.

     

    Il est conduit devant les juges, à qui il répond: «un génie ne s’encombre pas de basses choses matérielles».

     

    Au final, le génie qu’il pense être est reconnu aliéné mental et se retrouve interné à la Maison de Santé d’Ivry durant 7 mois.

    2 ans après, la Guerre éclate et la France se retrouve envahie par les allemands. 

     

    En mai 1941, Petiot et sa famille partent s’installer au 21 rue Le Sueur à Paris. Les travaux sont terminés, la cave est entièrement aménagée et le jardin clôturé. Petiot profite de l’occupation pour tenter le trafic de drogue.

     

    Il faut dire, pour Marcel Petiot tout est bon pour faire de l’argent.

     

    En 1942, la police allemande s’intéresse à son cas: il donne trop de morphine à ses patients.

     

    Mais le problème, c’est que les témoins disparaissent tous au fur et à mesure.

     

    En même temps, Petiot réalise rapidement qu’il peut gagner bien plus d’argent en créant un faux réseau de passeurs pour échapper aux nazis. Il peut remercier son voisin, Joachim Guschinow, un fourreur juif, qui lui a demandé s’il connaissait une astuce pour passer la frontière.

     

    Petiot y voit là une sacrée aubaine, qu’il saisit.

     

    Et le voilà chef du réseau d’évasion.

     

    Résultat, le 2 février 1942, Guschinow arrive avec tous ses diamants (d’une valeur de 2 millions de francs) au domicile de notre chef de réseau.

     

    On ne le reverra plus jamais. Guschinow est le 1er d’une longue liste.

    Après lui, c’est Jean-Marc Van Brever qui disparaît mystérieusement.

     

    Ce toxicomane avait dénoncé le docteur Petiot comme dealer de drogue. Après une visite chez celui-ci, il va se volatiliser.

     

    Tout comme Madame Khayt, une femme à qui Petiot a demandé d’être complice de ses trafics.

     

    Après s’être «fait la main», le docteur Petiot voit plus grand: devenir un faux passeur pour attirer les riches juifs voulant fuir la dictature nazie.

     

     

    C’est en juin 1942 que Marcel Petiot devient le «docteur Eugène» avec son réseau clandestin.

     

    Il promet à ses clients (de riches juifs, certes, mais aussi des malfrats ou des personnes persécutées par la Gestapo) de les emmener en Argentine.

     

     

    On ne sait pas avec exactitude comment il procédait. Mais tout porte à croire qu’ils leur demandaient de venir avec toute leur fortune au cabinet de la rue Le Sueur.

     

    Là, il leur injectait une dose mortelle de poison, leur faisant croire que c’était un vaccin. Puis, une fois les victimes assassinées, Pétiot les dépouillait avant de les découper, et de les brûler ou de les jeter dans la Seine.

    Il s’attaque aux personnes seules, et aux familles entières.

     

     

    Tous rentrent de nuit dans le cabinet, et aucun ne ressort.

     

    C’est ainsi que périrent les familles Braunberger, Kneller, Basch, Woolf, Stevens ou Anspach.

     

    Du côté des bandits aussi, Petiot a fait de nombreuses victimes.

     

    On peut citer François Albertini, dit le Corse, Joseph Réocreux dit Jo le boxeur, Claudia Chamoux dite Lulu, Annette Petit, Joseph Piéreschi, dit Zé, Adrien Estébétéguy, Paulette Grippay, dite la chinoise et Gisèle Rossmy.

     

    Le docteur Petiot pendant son procès
    Le docteur Petiot pendant son procès - DR

     

    Le réseau du docteur Eugène fonctionne donc à merveille.

     

    Et c’est ce qui dérange la Gestapo.

    Les services allemands décident de faire infiltrer le réseau du docteur Eugène, afin de le démanteler.

     

    En mai 1943, ils utilisent Yvan Dreyfus, un prisonnier, pour infiltrer le réseau. Ce qui a fonctionné, puisque Dreyfus fait partie de la longue liste des victimes de Petiot.

     

    C’est grâce à Beretta, une 2e taupe, que Petiot se fait arrêter… pour réseau clandestin.

     

    Il va être torturé pendant plus de 8 mois à la prison de Fresnes.

     

    Mais il ne lâchera rien.

     

    Il faut dire, la  Gestapo veut les noms des autres membres du réseau…membres qui n’existent pas.

     

    Il set donc finalement relâché faute de preuves.

    Arrivé rue Le Sueur, il décide de faire disparaître les preuves. 

     

    Le 9 mars 1944, les voisins de la rue Le Sueur n’en peuvent plus. Il y a une odeur immonde qui sort de la cheminée du docteur Petiot.

     

     



    La macabre découverte d'une maison emplie de restes
    humains lança la police sur la trace de l'un des plus
    étranges criminels de ce siècle, qui parviendrait
    longtemps à échapper à la traque.

     

    Ils font appel aux pompiers, qui entrent avec fracas dans l’immeuble vide.

     

    En suivant l’odeur nauséabonde, ils descendent à la cave et découvrent avec effroi le terrible spectacle: des corps dépecés, un tas immense de cheveux, et des membres humains en train de brûler.

     

    Les hommes du feu appellent donc la police, qui fouille les lieux.

     

    Et là, les forces de l’ordre vont découvrir l’impensable.!!

     

    Au 21 rue Le sueur, la cave en fait vomir plus d’un.

     

    Elle est complètement aménagée, avec une chambre à gaz munie de judas pour regarder l’agonie des victimes, un puits de chaux vive et même un genre de vestiaire où s’entassent les malles, valises et affaires personnelles des victimes.

     

    Fouilles rue Le Sueur
    Fouilles rue Le Sueur - DR

     

    Les versions divergent pour la scène qui doit suivre.

     

    Certains disent que Petiot est arrivé chez lui à ce moment-là, qu’il s’est fait passer pour son frère, et s’éclipse pour aller chercher le «vrai» Marcel Petiot. 

     Afficher l'image d'origine

    D’autres racontent qu’il était sur place et qu’il a expliqué aux policiers qu’il faisait partie de la Résistance, qu’il avait été arrêté quelques mois avant par la Gestapo, et que les corps découpés appartenaient à des nazis.

     

     

    LE   VRAI   MAIGRET ?


      Le commissaire Georges Massu avait trente-trois ans
    d'ancienneté dans la police lorsqu'il fut chargé de l'affaire Petiot. Avec 3 257 arrestations à son actif, il venait d'être promu à la tête de la Brigade Criminelle de la Police judiciaire.
     

    Dix années auparavant, Massu s'était lié d'amitié avec un jeune écrivain belge du nom de Georges Simenon, qui était à la recherche de contacts et de renseignem-ents afin de doter ses romans policiers d'une toile de fond réaliste.
     

     

    Fasciné par l'expérience du policier, ainsi que par sa compréhension instinctive des milieux criminels de la capitale française, Simenon accompagna Massu lors de certaines de ses enquêtes.


      Après la guerre, Simenon connut le succès que l'on sait, notamment au travers du fameux Maigret. Pour tous ceux qui connaissaient Massu, il ne fit aucun doute qu'il avait inspiré la création du célèbre commissaire fumeur de pipe, tel qu'il fut représenté dans de nombreux romans et feuilletons télévisés.

     

     


    La nouvelle des activités de Petiot était si sensationnelle qu'elle attira la foule devant son domicile du 66, rue Caumartin ( ci-dessus ). Le scandale permit d'oublier un temps l'occupation allemande.

     

    C’est à partir de là que s’engage une véritable course poursuite entre les forces de police de la fin de la guerre, et le docteur Petiot.

    Il s’engage dans les forces françaises de l’intérieur (les FFI) et prend le surnom de «Valéry».

     

    Personne ne sait autour de lui à la caserne de Reuilly, les atrocités qu’il a commises.

     

    Afficher l'image d'origine

    Ce n’est que quelques mois plus tard qu’il sera arrêté, le 31 octobre 1944, plus précisément, après avoir demandé un droit de réponse dans un journal.

     

    En effet, sa soif de gloire n’a pas vraiment aimé l’article

    «Petiot, petit soldat du Reich».

     

    C’est en demandant un doit de réponse au journal Résistance qu’il a été confondu.

     

    Guillotine
    La guillotine se prépare pour le Dr Petiot - DR

     procès du docteur Petiot

    Arrestation de Marcel Petiot, par des agents de la DGER

    (direction générale des études et recherches, services spéciaux du

    Gouvernement provisoire du général de Gaulle).

    Rapport

    J'ai l'honneur de vous rendre compte, que j'ai procédé ce matin, à 10h, 45 dans la station de métro Saint-Mandé-Tourelles, à l'arrestation du nommé Petiot, Marcel-André-Henri-Félix, né à Auxerre (Yonne) le 17 janvier 1897, fils de feu Félix et de Marthe Bourdon, précédemment domicilié à Paris, 66 rue de Caumartin, où il exerçait la profession de docteur en médecine.


    J'étais accompagné des sous-lieutenants Surville, Vian, assisté du sous-lieutenant Gabrielli, du service du colonel de Besse.
    Fouillé à corps, Petiot a été trouvé porteur d'un révolver 6,35 armé.

    Les papiers dont la désignation suit ont été trouvés sur lui :

    31 780 f.

    Une carte d'adhérent au Parti communiste.

    Une carte d'identité n° 0836, au nom de Valéri (1) Henri-Jean, délivrée par la commune de Villepinte (Seine-et-Oise).

    Une carte d'alimentation au nom de Bonnasseau Virgini, du XXème arrondissement.

    Une carte de membre de l'association France-URSS, n° 29097, au nom de Valéri.

    Un ordre de mission au nom de Valéri, délivrée par le capitaine Gray,
    et Warnier, 2ème bureau Police, 1er régiment de Paris, 19 septembre 1944 (Forces françaises de l'intérieur).

    Une carte d'identité de l'Armée française, au nom de Wetterwald, alias Valéri André.

    Une autorisation temporaire de circuler, au nom de Gilbert (demande adressée à la Préfecture de police).

    Une carte de tabac au nom de M. de Frutos Angelo, à Drancy.

    Un laissez-passer permanent au nom de Valéri, valable pour entrer et sortir de la caserne de Reuilly.

    Une attestation du colonel Bourgoin, commandant le dépôt Est, certifiant que le sous-lieutenant Wetterwald, capitaine FFI, était passé dans la commission de la révision des grades.

    Un ordre de réquisition en blanc émanant des FFI Île-de-France.

    Une carte d'identité d'officier FFI au nom de Valéri.

    Un passeport au nom de Cacheux René.

    Deux photographies du nommé Petiot.

    Une lettre en date du 22 octobre 1944 du commandant Raffy,

    chef du SR, caserne de Reuilly.

    Trente-trois papiers que j'ai numérotés de 1 à 33 inclus.

    Au cours de l'interrogatoire que nous avons fait subir à Petiot, ce dernier a déclaré avoir appartenu à divers mouvements de résistance et c'est à ce titre qu'il se déclarerait responsable de la mort de soixante-trois personnes.


    Il est actuellement sous le nom de capitaine Valéri, officier adjoint au commandant Raffy, chef du 2ème bureau du bataillon de dépôt du 1er régiment de marche, caserne de Reuilly.


    Petiot a déclaré, mais n'a pas voulu le confirmer dans sa déposition par écrit,

    que ses supérieurs étaient au courant de sa véritable identité.

    Selon les renseignements reçus de la Préfecture de police, il n'existe pas de mandat judiciaire contre Petiot .

    Paris, SAM (Service des Archives et du musée de la Préfecture de police

    [série J, affaire Petiot].

    CINQ DES VICTIMES DE PETIOT

    Joachim GUSCHINOW,
    fourreur juif
    Marthe KHAÏT,
    mère d'une patiente
    Joseph REOCREUX,
    proxénète et braqueur
    Margaret et René KNELLER,
    riches juifs français.

     

    ------------------------------------------------------

    Le procès du docteur Petiot s’ouvre le 18 mars 1946.

     

    Il est jugé pour 27 assassinats.

     

    Lui, en revendique 63.

     

    A ses yeux, tous des ennemis de la France, lui, le grand résistant, chef du réseau Fly-Tox.

     

    Avec ses connaissances pointues sur la résistance, il fait douter les juges, se disant que cette époque était terriblement trouble.

     

    Mais les noms d’Yvan Dreyfus ou du petit René Kneller suffisent à prouver que nombre des personnes tuées étaient purement et simplement innocentes.

    Lors de ce procès, une scène a été marquante.

     

    Cela se passe le jour de la reconstitution, rue Le Sueur. Personne n’avait bloqué l’immeuble, du coup de nombreuses personnes se baladaient, ça et là, au milieu de cette pièce, qui avait vu tant de personnes succomber face à l’acharnement de Petiot.

     

    Et lui était là, ravi de cette foule, riant et pimentant ses histoires….

    Mais le 4 avril à 00h10, il est reconnu coupable des 27 meurtres et se voit condamné à la peine de mort.

     

    Petiot guillotiné

    Le 25 mai 1946, à 5h05, le docteur Marcel Petiot déclare

     

    «Je suis un voyageur qui emporte ses bagages».

    «Ca ne va pas être beau», et le couperet tombe.

     

    • 17 janvier 1897 : naissance de Marcel André Henri Félix Petiot
    • 1916 : il part à la guerre (1ere guerre mondiale) et se blesse
    • 1918 : il retourne au front
    • 15 décembre 1921 : il réussit son diplôme de médecine
    • 1922 : il ouvre son cabinet à Villeneuve-sur-Yonne
    • 1926 : il a une liaison avec une femme dont la maison est brûlée et qui a disparu
    • juillet 1926 : il est élu maire
    • 1931 : il est révoqué de ses fonctions de maire
    • 1933 : il part s’installer à Paris et ouvre une clinique au 66 rue de Caumartin
    • 1934 : il est privé de tout mandat électif suite à de nombreuses affaires
    • 1936 : il est arrêté pour vol et échappe à la prison pour aliénation mentale. Il est donc interné
    • mai 1941 : il s’offre un hôtel particulier rue Le Sueur
    • 1943 : il créé un réseau pour aider les juifs et les malfrats à passer clandestinement en Argentine, mais en réalité il rabat ses prochaines victimes
    • 1943 : il est arrêté par les allemands pour meurtres mais il n’avouera pas, même sous la torture
    • 9 mars 1944 : la police découvre chez lui des restes humains mais pas de docteur Petiot
    • 31 octobre 1944 : il est arrêté par la police suite à une lettre publiée dans un journal
    • 18 mars 1946 : ouverture du procès du docteur Petiot
    • 4 avril 1946 : il est condamné à mort
    • 25 mai 1946 : le docteur Petiot est guillotiné

     

    SOURCES D.R.

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • LE CRIME DE L'AVENUE D'EPREMESNIL

     

     

    A l’époque où le crime ne revêtait pas la banalité d’aujourd’hui, Chatou fut le théâtre d'un assassinat resté célèbre par le couple Fenayrou.

    SITE FENAYRON ASSASSINS.jpg
    En haut, le pharmacien Aubert, assassiné, en-dessous, le couple Fenayrou en première page du "Journal Illustré"

     

     

    "M. Aubert était un brave garçon, laborieux, intelligent, qui , grâce à ses efforts persévérants avait relevé une pharmacie qui était presque sans clientèle au moment où il l’avait achetée.

    Il se trouvait dans une situation satisfaisante et désirait se marier. Aussi tenait-il à en finir avec une liaison que probablement il n’avait point provoquée. ; mais la jalousie de Madame Fenayrou n’a joué aucun rôle dans le crime.

     

    Cette odieuse créature est arrivée peu à peu à faire les aveux les plus complets. Elle a raconté la scène du meurtre telle qu’elle s’est produite. Son mari, son beau-frère et elle avaient dîné au restaurant du Père Lathuile, un dîner qui a coûté 45 francs.

    Après le dîner , Fenayrou et l’ouvrier tabletier partirent pour Chatou par le train de 7 heures. Elle, elle attendit Aubert, comme on sait, après être entrée une demi-heure à l’Eglise Saint-Louis d’Antin.

    Aubert hésitait à raccompagner Madame Fenayrou, et il fallut tout le charme qu’elle exerçait sur lui pour le décider à la suivre.

    Tout était si bien préparé pour le crime que, la veille, elle était allée à Chatou, et , entre autres objets, avait apporté une serviette, qu’elle avait déchirée en deux pour servir de baillon à son amant.

    Aubert entra dans la maison, tenant une alllumette-bougie. Dans la première pièce, il n’y avait personne.

     

    Mais, dans le salon, Fenayrou et son frère l’attendaient. Ils voulurent lui faire signer des billets pour une certaine somme. Aubert refusa.

     

    C’est alors qu’il reçut le coup de marteau.Madame Fenayrou dit qu’elle n’a pas assisté aux tortures que les assassins ont fait subir à Aubert.

    Ces tortures, affirment-elles, ont duré trois quarts d’heure !

    Un détail épouvantable a été donné par elle. Lorsque les forces du malheureux pharmacien s’épuisaient, les meurtriers lui faisaient prendre un cordial, afin de ranimer un moment ses forces et de le faire souffrir d’avantage.

     

    L’infortuné Aubert avait longtemps hésité à la gare Saint-Lazare au moment de prendre les billets : « je l’ai tant cajolé, a répété la Fenayrou au juge d’instruction, que je l’ai forcé à me suivre. »

    On s’est demandé ce qui se serait passé si Aubert avait signé les billets. Evidemment, il eût été assassiné quand même ; les précautions prises en sont la preuve. Les criminels ne se seraient pas exposés à une dénonciation. »"

     

    SITE FENAYRON.jpg

     

    Gravure du Journal Illustré par Henri Meyer - 25 juin 1882 : la maison du crime 4 avenue d'Eprémesnil. En bas à gauche, les assassins jettent le cadavre du pharmacien Aubert dans la Seine du haut de l'ancien pont routier de Chatou

     

    Source : Le Journal Illustré - 25 juin 1882

    http://chatounotreville.hautetfort.com/index-16.html

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Dernier secret des Kennedy :

    leur fille Rosemary souffrait-elle de troubles psychiques ?

     

    Rose Kennedy's Obsession with Her Children's Weight

    L-
     
    R : Robert Kennedy, John F. Kennedy, Eunice Kennedy, Jean Kennedy (on lap of) Joseph P. Kennedy Sr., Rose Fitzgerald Kennedy (behind) Patricia Kennedy, Kathleen Kennedy, Joseph P. Kennedy Jr. (behind) Rosemary Kennedy. Dog in foreground is "Buddy". Photograph by Richard Sears in the
    John F.
    Kennedy Presidential Library and Museum, Boston.
     


     
     
    Le siècle dernier a connu beaucoup de personnes souffrant de troubles psychiques vivant dans l'ombre, recluses dans des familles honteuses ou cloîtrées dans des asiles.
     
    Afficher l'image d'origine
     
     
     
    Une psychiatrie travaillant en marge de la société, ignorant les notions d'accompagnement des malades et de collaboration avec leurs familles ont généré beaucoup de honte et de culpabilité chez celles-ci.
     
    De tels secrets de famille ont favorisé des situations dramatiques telles que celle de la famille Kennedy.
     
     
     
     
    Five Kennedy kids: Rosie (standing) with her two older brothers, and her younger sisters Kathleen and Eunice
     
     
     
    Aussi, est-il le temps pour nous parents d'interpeller la psychiatrie et le secteur social pour éviter de tels tabous sociaux et humaniser notre société dite moderne et civilisée.


     
     
    Rosemary postlobotomie.


    Chicago, 5 octobre 1975, pas loin de midi. Reporter à la chaîne locale de télévision CBS, Peter Nolan est sur les dents.
     
    Il vient d'apprendre que Rosemary, la soeur de JFK, est portée disparue.
     
    Sa cadette, Eunice, a donné l'alerte.
     
     
    Elle a perdu de vue Rosemary à la sortie de la messe, dans le Loop, le quartier des affaires.
     
    Un avis de recherche est diffusé à la radio :
    57 ans, cheveux noirs, pantalon rouge, manteau blanc, démarche un peu hésitante.
     
     
    A youthful Rosemary Kennedy.
    Peter Nolan est le premier - après cinq heures de recherches frénétiques - à l'apercevoir au coin de Monroe Street et de Michigan Avenue.
     
     
     
    "Elle était en train de regarder une boutique, la tête un peu inclinée.
     
    On a stoppé la voiture et je me suis approché", raconte-t-il aujourd'hui. Peter vit toujours dans l'Illinois, où il fait encore quelques piges.
     
     
     
     
    En ce 5 octobre, se souvient-il, il a à peine le temps de poser une question à Rosemary :
     
    "Je lui ai demandé si elle cherchait Eunice. Elle n'a pas prononcé un mot."
     
    Au même moment, une patrouille repère la disparue, la subtilise à la curiosité du reporter et la ramène
    fissa à sa soeur.
     
    Les deux femmes ne restent pas longtemps au poste de police.
     
    Elles en repartent en voiture, escortées de deux bonnes soeurs.

    Le lendemain, l'affaire est dans tous les journaux.
     
    L'Amérique découvre "cette Kennedy que personne ne connaît", pour reprendre le titre d'un reportage du Chicago Tribune publié trois mois plus tard.
     
    En janvier 1976, cette enquête est la première - et la dernière - effectuée au couvent de Saint Coletta (Wisconsin), où la soeur de JFK vit depuis des années.
     
    "Les visiteurs n'ont pas le droit de la voir, et la famille refuse de parler de Rosemary", lit-on dans l'article.

    Peu après l'étonnante journée du 5 octobre, Peter Nolan reçoit un courrier signé de la main d'Edward Kennedy, déjà sénateur du Massachusetts. Il m'en a donné une copie.
     
    "J'ai été particulièrement touché par la sensibilité dont vous avez fait preuve envers ma soeur. Il va sans dire que nous vous sommes tous reconnaissants d'avoir eu de si bonnes intentions", lui dit Ted.
     
    Autrement dit : circulez, y a rien à voir.

    Rosemary est morte le 7 janvier 2005, à 86 ans, au Memorial Hospital de Fort Atkinson, dans le Wisconsin.
     
     
     
     The Untold Story of JFK's Sister, Rosemary Kennedy, and the Disastrous Lobotomy Ordered by Her Father| Books, People Picks, John F. Kennedy, Kennedy
     
     
     
    L'hôpital est à une dizaine de kilomètres du couvent de Saint Coletta, à Jefferson, spécialisé dans l'accueil des handicapés mentaux.
     
     
     
    Rosemary y a passé l'essentiel de son existence, après avoir subi une lobotomie en 1941, à l'âge de 23 ans.
     
     
     
     
     
    Religious: Rosemary's First Communion in 1926. Joe Kennedy consulted the head of the Psychology Department at Harvard University, his alma mater, where they conducted mental faculty tests on Rosie and diagnosed her as 'mentally retarded' and suggested institutionalization
     
    Selon la version officielle, c'est la dégradation, soudaine et inexpliquée, d'une déficience innée qui fut à l'origine de sa mise à l'écart, et non l'opération.

    De la vie de Rosemary, réduite à une note de bas de page dans les centaines d'ouvrages consacrés à la famille, il ne reste que peu de bribes, dispersées çà et là.
     
    Afficher l'image d'origine 
     
     
    Son destin est, pourtant, l'un des plus tragiques et des plus sombres du clan.
     
    Le décès de Joe Junior à la guerre et celui de Kathleen dans un accident d'avion, les assassinats de JFK et de Bobby ont été précédés par ce drame, resté tabou.
     
    Si je n'avais pas vu, par hasard, en 2003, une émission de télévision américaine dans laquelle Rosemary était mentionnée, je n'en aurais peut-être jamais entendu parler.
     

    Afficher l'image d'origine
     
    Son nom m'a trotté dans la tête pendant des années.
     
     
    Il m'a fait me plonger dans les bibliothèques et dans les archives, arpenter les rues de Londres et de Washington, éplucher les annuaires d'outre-Atlantique pour envoyer des courriers.
     
    Fin février 2009, un représentant des Kennedy m'a expliqué que ma dernière lettre adressée à Ted et Eunice était arrivée à bon port, mais qu'ils n'y répondraient pas pour des raisons de santé.
     
     
     
     
    L'un et l'autre ont subi récemment des attaques.
     
     
    Malgré tout, leur grande soeur a bel et bien une histoire, qu'il faut reconstituer comme un puzzle.

    La première pièce est un livre :
     
    les Mémoires que Rose, la mère inusable décédée en 1995 à l'âge de 104 ans, a publiés en 1974 et dédiés à sa fille et à ses semblables, "mentalement déficients mais sains d'esprit".
     
     
     
     
    Pourtant, les vingt-trois années qui précèdent la lobotomie y sont expédiées en quelques pages -
    sur près de cinq cents.
     
     
     
     
    Elles font état d'un "retard" de Rosemary, à l'aide d'anecdotes qui reviennent sans cesse dans la bouche des Kennedy.
     
     
    La leçon semble avoir été bien apprise.
     
     
     
    Rosemary Kennedy.

    La voici : Rosemary voit le jour le 13 septembre 1918, à Boston, trois ans après Joseph Patrick (Joe Junior), l'aîné, et un an après John Fitzgerald, JFK.
     
     
     
    Le père, Joe, est banquier, et s'est déjà fait un nom dans les affaires.
     
    Sa femme s'occupe des enfants et, à l'en croire, s'aperçoit vite que quelque chose ne va pas :
     
     
    sa fille met du temps à faire ses premiers pas, à tenir sa cuillère, à prononcer ses premiers mots...
     
    Ses difficultés ne disparaissent pas en grandissant.
     
    L'école de Brookline, dans la banlieue de Boston où vit la famille, recommande aux parents des établissements spécialisés.
     
     
     
    Mais ils préfèrent inscrire leur fille dans des écoles privées et faire en sorte que, malgré ses problèmes, elle partage la vie trépidante et dorée de ses frères et soeurs, du moins en apparence.

     
     
     
    A New York, où la fratrie déménage en 1926, comme dans leur résidence secondaire de Hyannis Port, sur la côte du Massachusetts, les Kennedy multiplient les tournois sportifs, les fêtes et les sorties.
     
     
     
     
    Rosemary pratique la voile et le tennis, le ping-pong et le badminton, joue au bridge, va au bal, et invite des amis à la maison pour des séances privées de cinéma grâce aux bobines que Joe rapporte de Hollywood.
     
     
     
     
    Début 1938, elle suit sa famille à Londres, où Roosevelt a nommé son père ambassadeur.
     
     
     
     
    Elle a 20 ans et poursuit ses études au couvent des Soeurs de l'assomption à Kensington Square, dans l'ouest cossu de la ville.
     
     
     
     Inside Rose Kennedy's Obsession with Her Children's Weight| Books, Kennedy, Rose Kennedy
     
     
    Soeur Claire Veronica, l'historienne des lieux, m'a ouvert la porte de cette institution discrète, un après-midi de 2005.
     
     
     
     
    Elle s'est mise à éplucher la liste des pensionnaires.
     
     
     
    Le document indique que Rosemary obtint un diplôme d'enseignante en mars 1939, juste avant d'aller à Rome, en famille, pour une audience avec le nouveau pape Pie XII.
     
     
     
     

    Quelques jours plus tard, une ancienne pensionnaire de l'établissement,
     
     
    Isabel Quigly, retrouvée grâce à soeur Claire Veronica, m'a offert le thé dans sa coquette maison de banlieue.
     
     
     
     
     
    Elle se souvenait bien de Rosemary, malgré ses 84 ans :
     
     
     
    "Elle avait l'air vraiment normale, plutôt jolie, bien habillée, grande, avec de l'allure."
     
     
    Afficher l'image d'origine
     
    Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Joe fait rentrer les siens
    aux Etats-Unis, à l'exception de son aînée, placée à l'abri au nord de Londres.
     
     
     
    Afficher l'image d'origine 
     
     
    En mai 1940, l'avancée allemande en Belgique et son avenir d'ambassadeur incertain - Churchill le remercie en novembre - poussent Joe Kennedy à rapatrier sa fille.
     
     
     


    "Dans l'année qui suivit son retour d'Angleterre, des symptômes inquiétants commencèrent à se développer", poursuit Rose dans ses Mémoires.
     
     
     
    Both books discuss how Joe and Rose Kennedy were obsessed with their children's weight. Rosemary, pictured in the 1930s with her family, L-R: Joseph Jr, Robert, Edward, John, Joseph Sr, Rose, Eunice, Jean, Patricia, Rosemary and Kathleen 
     
     
     
     
     
    Rosemary pique des colères soudaines, sans motif apparent, qui la rendent hystérique et violente.
     
     
     
     
    Ses sorties nocturnes et son intérêt pour les garçons, qui offusque sa bigote de mère, font craindre un scandale.
     
     
     
     
    Afficher l'image d'origine


    "Joe et moi, explique Rose dans ses Mémoires, consultâmes les meilleurs spécialistes, qui nous conseillèrent une certaine forme de neurochirurgie.
     
     
     
     
    L'opération mit fin aux crises de convulsion et aux accès de violence, mais fit aussi de Rosemary une handicapée.
     
     
     
    Elle perdit tout ce qu'elle avait gagné au fil des ans, par ses efforts et grâce à notre amour.
     
     
     
     
    Elle ne pouvait plus être autonome et aurait besoin désormais de vivre sous la garde de quelqu'un." Voilà pour l'histoire officielle.

    Jamais la famille Kennedy ne l'a reconnu publiquement, mais cette "forme de neurochirurgie" qu'a subie la soeur de JFK à l'automne 1941 est une lobotomie.
     
     
     
     
    Deux neurochirurgiens pratiquèrent l'opération :
     
    Walter Freeman et James Watts.
     
     
     
    Trois semaines avant sa mort, en 1994, Watts a confié au journaliste américain Ronald Kessler :
     
     
     
    "C'est moi qui faisais les incisions pendant que le docteur Freeman lui parlait."
     
    Alors qu'elle n'est pas endormie mais seulement sous l'effet d'une anesthésie locale, le médecin perce un petit trou dans chaque tempe de la jeune femme.
     
     
    Puis, à l'aide d'un scalpel en forme de couteau à beurre qu'il introduit dans le crâne, il commence à sectionner les lobes préfrontaux du cerveau, berceau supposé des affections de l'âme.
     
     
     
     
    Pendant ce temps, suivant leur protocole habituel, Freeman pose des questions à sa patiente, lui demande de réciter le Notre Père ou de fredonner l'hymne national.
     
     
     
    Tant que ses réponses demeurent cohérentes, Watts continue de couper. Enfin, son collègue lui dit d'arrêter.

     
     
    L'infirmière qui assistait alors les deux hommes, traumatisée, aurait démissionné après l'opération de Rosemary, réduite à l'âge mental d'un enfant en bas âge.

     
     
    A une époque où l'on ne connaissait ni anxiolytiques ni antidépresseurs, cette technique suscitait des espoirs.
     
     
     
     
    Les praticiens de la lobotomie espéraient alors traiter certains troubles mentaux comme la psychose ou la schizophrénie.
     
    Pour autant, l'essor de la lobotomie ne s'est pas fait sans polémique.
     
     
     
     
    Le 6 septembre 1941, l'Association des médecins américains mettait en garde :
     
     
     
     
    "Même dans notre ignorance actuelle du rôle des lobes frontaux, il y a des preuves évidentes des dégâts causés par leur ablation sur les personnes non psychotiques.
     
     
    Il est inconcevable qu'une technique qui détruit effectivement le fonctionnement de cette partie du cerveau puisse rétablir un patient dans son état normal."
     
     


    Du jour au lendemain, l'opération a pour effet de faire disparaître Rosemary des albums photo de la famille.
     
     
    Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'elle ne se rend pas immédiatement dans le Wisconsin, mais rejoint d'abord Craig House, une clinique psychiatrique de Beacon, au nord de New York.
     
     
     
     
     
    Selon le couvent de Saint Coletta, c'est en 1948 que Rosemary arrive chez les soeurs, à 29 ans.
     
     
    On l'installe dans un petit pavillon de brique construit à son intention, près d'Alverno House, le bâtiment réservé aux séjours de longue durée.
     
     
     
     
    C'est dans ce "Kennedy cottage" qu'elle a vécu cinquante-sept ans, entourée de plusieurs infirmières dont les survivantes n'ont rien voulu raconter, si ce n'est pour répéter que "Rosemary a toujours été heureuse".

     
     
    Pendant la guerre, la disparition de Rosemary passe inaperçue.
     
     
    Mais la rapide ascension de JFK (en 1946, il est élu à la Chambre des représentants ;
     
     
    en 1952, au Sénat) place la famille sous le feu des projecteurs et la contraint à donner des explications.
     
     
     
     
    En juin 1953, le Saturday Evening Post publie un article sur le prometteur JFK.
     
     
     
    On y raconte que tout le clan s'est mobilisé autour de lui pour la campagne électorale, à l'exception de Ted, parti à l'armée en Allemagne, et de Rosemary, "institutrice dans le Wisconsin".

     
     
    Six ans plus tard, alors que se profile l'élection présidentielle, le fils prodige a droit à sa première biographie.
     
     
    Afficher l'image d'origine
     
     
     
     
    Son auteur, James McGregor Burns, proche de la famille, affirme sans sourciller que Rosemary "s'occupe d'enfants attardés".
     
     
     
    Le mensonge est délaissé quelques mois plus tard, au profit d'une nouvelle version.
     
     
     
     
    En juillet 1960, Joe Kennedy confie au magazine Time que sa fille aînée a été victime, durant l'enfance, d'une "méningite spinale".
     
     
    Elle vivrait désormais dans une clinique du Wisconsin.
     
     
    Un article de Look consacré peu après aux femmes Kennedy affirme la même chose.

    Il faut attendre la victoire de JFK et son entrée à la Maison Blanche en 1961 pour que s'impose la version qui prévaut encore aujourd'hui.
     
     
     
     
    En septembre 1962, dans une longue confidence au Saturday Evening Post, Eunice Kennedy-Shriver explique que sa soeur est née attardée mentale et, pour cette raison, vit depuis deux décennies au couvent de Saint Coletta.
     
     
     
     
    Un an plus tard, la mère, Rose, confirme le tout au New York Times. Ni l'une ni l'autre n'évoquent la lobotomie. Il faudra attendre la publication des
     
    Mémoires de Rose en 1974.

    On peut expliquer - et les Kennedy ne s'en privent pas - ces vingt années de racontars à la lumière du contexte médical et social.
     
     
     
     
    Au lendemain de la seconde guerre mondiale, handicapés et malades mentaux vivent dans l'ombre, reclus dans des familles honteuses ou cloîtrés dans des asiles.
     
     
     
     
    Les pathologies sont mal connues et les parents s'en croient généralement responsables.
     
     
    Ce n'est qu'à compter des années 1960 qu'il devient plus facile de parler de ces problèmes.
     
     
     
     
    Reste que pendant ses vingt-trois années de jeunesse, Rosemary a vécu parmi les siens, sous le regard de la presse et sans qu'il soit nécessaire d'inventer des histoires à dormir debout.
     
    Dès lors, la question se pose.
     
     
    Etait-elle vraiment attardée ?
     
     
    Ou souffrait-elle d'autre chose ?

    Pour Gerald O'Brien, professeur à la Southern Illinois University, le handicap mental que l'on prête à Rosemary a pu dégénérer en une forme de dépression agressive.
     
     
    Ce qui expliquerait alors les accès de rage.
     
    "Elle n'était que légèrement attardée.
     
    A notre époque, elle aurait pu travailler chez McDonald's et vivre heureuse dans un foyer", estime de son côté Laurence Leamer, biographe des Kennedy.
     
    Rose (pictured center with Rosemary, then 19, on the right and daughter Kathleen in Mary 1938) almost always discussed weight in letters to her children, whether it was about them being 'too fat' or 'too thin' 
     
     
     
    D'autres encore écartent toute idée de déficience innée, expliquant les difficultés scolaires de Rosemary par la dyslexie révélée, plus tard, par son journal intime retrouvé par une ancienne secrétaire de Rose.
     
     
     
     
    Les diplômes que Rosemary obtint, les vacances qu'elle passa en Suisse à 19 ans, seule avec sa soeur Eunice, âgée de 16 ans, ou sa participation en tant que monitrice à un camp de jeunes filles à l'été 1940, comme Rose elle-même le raconte dans ses Mémoires, tout cela colle mal avec ce que l'on voudrait nous faire croire.

     
     
    Au-delà des incohérences, le silence des Kennedy sur la lobotomie est lourd de non-dits.
     
     
    Son père aurait décidé de l'opération seul, pour tenter on ne sait quoi. Il n'en aurait rien dit à personne.
     
     
     
     
     
    De fait, le docteur Watts déclare n'avoir eu affaire qu'à lui. Joe aurait ensuite isolé sa fille, lui interdisant toute visite, au prétexte d'une dégradation irrémédiable de sa santé.
     
    Ces confidences, Rose les a faites à la fin de sa vie à la biographe Doris Kearns Goodwin.

    Rosemary gêne son père bien avant la lobotomie.
     
    Déficiente, inadaptée, folle ou simplement différente, elle n'entre pas dans le moule.
     
    Tandis que Rose, la mère, s'escrime à "en faire une Kennedy", Joe, lui, perd patience.
     
     
     
     
    Le 15 octobre 1934, il écrit :
     
     
    "J'ai eu une discussion très ferme avec Rosemary. Je lui ai dit qu'il fallait réagir et je suis sûr que c'est là sa volonté." Parallèlement, il charge un ami médecin de vérifier sur sa fille une nouvelle théorie des glandes pouvant expliquer son présumé retard.
     
     
     
     
    Le même jour, Rosemary, pensionnaire à Rhode Island, écrit à son père :
     
    "Je ferais n'importe quoi pour vous rendre heureux. Je déteste vous décevoir de cette façon. Venez me voir au plus vite. Je me sens très seule."

    L'obsession de la réussite qui fait inscrire Joe Junior à Harvard alors qu'il n'est né que depuis un mois, qui encourage la compétition permanente entre frères et soeurs, fait souffrir Rosemary.
     
     
     
    Cela n'échappe pas à son père.
     
    "Elle est bien plus heureuse quand elle ne voit les autres enfants que de temps en temps.
     
     
     
    Elle ne doit pas vivre à la maison, pour son intérêt et celui de tout le monde", écrit Joe à sa femme en 1939.
     
     
    Faute de pouvoir laisser Rosemary en Angleterre, il tente le tout pour le tout avec la lobotomie.
     
    Le résultat est dramatique, mais il y trouve finalement son compte :
     
     
    "Après tout, la résolution du problème de Rosemary a été essentielle pour permettre à tous les Kennedy de mener leur vie du mieux possible",
     
    explique-t-il à soeur Anastasia dans une lettre, en 1958.
     
     
     
     
    Later in life: Once she underwent the lobotomy,  forced upon her by her father,Rosie was a shadow of herself. Here, she enjoys sun and waves on a boat ride on a trip to Hyannis in her later years

    L'emprise du patriarche touche cependant à sa fin.
     
     
    Cloué dans un fauteuil roulant et presque privé de la parole par une attaque fin 1961, il laisse le champ libre aux femmes, qui tirent Rosemary de son isolement.
     
    Elle revient par exemple passer Noël dans la maison familiale de Hyannis Port.
     
    Le 22 novembre 1963, lorsque JFK est assassiné à Dallas, l'agence de presse UPI contacte le couvent de Saint Coletta, pensant recueillir une réaction de sa soeur.
     
    "Elle sait que son frère est mort.
     
    Elle l'a appris en regardant la télévision",
    assure-t-on aux journalistes.
     

    [PC8family1931.jpg]
     
     
    (Aux obsèques de) Rosemary, ses frères et soeurs ont salué "une source d'inspiration permanente et un soutien puissant à l'engagement de la famille en faveur des handicapés".
     
     
     
     
     
     
     
    Mais ni Eunice ni Ted ne firent allusion dans leur oraison funèbre à l'épisode de la lobotomie.
     
    En 2006, Ted a chargé un historien respecté de New York, David Nasaw, de rédiger une nouvelle biographie de Joe.
     
    Celle qui, officiellement, dira tout.
     
     
     
     
     
     
     http://unafam47.blogspot.fr/2009/04/rosemary-le-dernier-secret-des-kennedy.html
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    La véritable histoire de Rosemary Kennedy

    La plus célèbre dynastie de l'histoire américaine a encore des secrets. Deux livres à paraître en révèlent un de taille : la vérité sur la vie tragique de Rosemary Kennedy, une des sœurs de JFK.

    Réduite à l'âge mental d’un enfant en bas âge suite à une lobotomie désastreuse, elle a été exilée dans un couvent du Wisconsin, exclue du monde et même de sa famille durant des années.

     

    Elle est surnommée «la fille cachée» des Kennedy. On connaissait pourtant son existence, mais Rosemary Kennedy, l’une des sœurs de John Fitzgerald Kennedy, a volontairement été laissée dans l’ombre toute sa vie, et son histoire a été cachée au monde.

    Afficher l'image d'origine

     

    Et pour cause : sa vie est certainement la plus tragique de la dynastie aux multiples tragédies. Deux livres à paraître – «The Missing Kennedy», d’Elizabeth Koehler-Pentacoff, et «Rosemary: The Hidden Kennedy Daughter», de Kate Clifford Larson- la révèlent, et le magazine américain «People» en dévoile une partie. «Rosie» Kennedy, fille de Joseph Patrick Kennedy et de Rose Fitzgerald Kennedy, est née le 13 septembre 1918 dans le Massachusetts.

    Elle est le troisième enfant et la première fille de la fratrie de neuf : «Joe Jr», mort en mission au dessus de la Manche en 1944 ; JFK, assassiné en 1963 ;

    Rosemary, décédée de mort naturelle en 2005 ; Kathleen, morte dans un accident d’avion en 1948 ; Eunice, qui a succombé à un AVC en 2009 ; Patricia, emportée par une pneumonie en 2006 ; Bob, assassiné en 1968 ; Jean, la dernière survivante ; et Ted, mort d’un cancer en 2009.

    famille-kennedy
    La famille Kennedy au complet en 1938 (Rosemary est en haut à gauche).© UPPA/Photoshot/ABACA

    Pendant longtemps, Rosemary a été considérée comme vivant sa vie d’institutrice dans le Wisconsin (elle a réellement été diplômée en 1939, deux ans avant le drame que l’on évoquera). C’est en 1959, alors qu’approche l'élection présidentielle que remportera John, que les premières révélations émergent. James McGregor Burns, auteur de la première biographie de «Jack», affirme que «Rosie» «s'occupe d'enfants attardés».

    Afficher l'image d'origine

    Remise en cause, cette version est rectifiée par le père quelques mois plus tard : en juillet 1960, Joe Kennedy raconte au magazine «Time» que sa fille aînée a été victime, durant l'enfance, d'une forme rare et grave de méningite, qui l’a laissée déficiente mentalement.

     

    Il parle d’«accès de colère» devenus ingérable, et explique qu’elle vivrait désormais dans une clinique du Wisconsin.

    AUDIO: Hear Rose Kennedy Open Up About Daughter Rosemary's Lobotomy for the First Time in Rare Private Recordings

    Puis en septembre 1962, Eunice –la sœur la plus proche de Rosemary, qui lui inspirera d’ailleurs les Jeux olympique spéciaux, créés en 1968- précise au «Saturday Evening Post» que sa soeur vit au couvent Saint Coletta –depuis 1949, avant quoi elle était internée dans un hôpital psychiatrique privé situé à Beacon (New York).

    LOBOTOMISÉE À L’ÂGE DE 23 ANS

    Ce n’est qu’en 1974, dans les des Mémoires de Rose, que le mot «lobotomie» apparaît pour la première fois.

     

    Rosemary aurait subi cette intervention chirurgicale en vogue (mais expérimentale) à l’époque, avant d’être largement décriée, pour «soigner» ce genre de problème, à l’âge de 23 ans.

    'What Have We Done to You, Rosie?' Distraught Rose Kennedy on the Lobotomized Daughter She Didn't See for 20 Years

    Sur décision unilatérale de Joe, qui l’aurait même cachée aux autres membres de la famille ; puis, face à l’échec cuisant de l’opération, l’aurait contrainte à vivre recluse, loin des siens. Les frères et sœurs de Rosemary n’auraient eux-mêmes appris que leur sœur avait été lobotomisée qu’après l’AVC de leur père en 1961.

    Ils auraient par la suite repris contact avec elle, la réintégrant, dans la mesure du possible, à la vie familiale.

    Une version bien triste de l’histoire, et ce d’autant plus que les livres révélations semblent même contredire l’hypothèse

    de la déficience mentale.

    Inside Rose Kennedy's Obsession with Her Children's Weight

    Tout juste souffrait-elle, selon Kate Larson, de légers troubles, sporadiques, dûs à un événement là encore dramatique survenu à sa naissance.

     

    Le jour de sa venue au monde, son cerveau aurait en effet été privé d’oxygène durant deux longues heures, à cause de la sage-femme qui aurait empêché –manuellement- l’enfant de sortir en attendant le médecin…

    Ce qui n’empêche que Rosemary est décrite comme une fille à la joie de vivre rayonnante, et au «sourire parfait».

    Une amatrice de tennis, de badminton ou encore de voile, mais aussi une jolie jeune femme fêtarde et plaisant aux garçons, qui ne collait pas avec les ambitions que Joseph nourrissait pour ses enfants…

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Le vocabulaire des mauvais garçons du Moyen-Age

     

    Voici sur Médiéval et Moyen-âge la suite du vocabulaire ancien.

     

    On retrouvera ici certains mots que ne devaient pas ignorer les tire-laines et coupe-jarrets de l’époque médiévale…  

     

     

     

    -  Affidé (e)    :   personne à qui l’on se confie pour un mauvais coup  

     

    -  Barater       :   ruser  

     

    -  Canivet       :   petit couteau  

     

    -  Cautelle      :   ruse  

     

    -  Chargé        :   pipé (un dé par exemple)  

     

    -  Colpe         :   forfait  

     

    -  Coquefabue    :   fourberie  

     

    -  Cordelle      :   intrigue  

     

    -  Déportement   :   mauvaise conduite  

     

    -  Emberlucoquer :   préparer un traquenard  

     

    -  Engigner      :   tromper  

     

    -  Fallace       :   fourberie  

     

    -  Fel           :   cruel  

     

    -  Fourbe        :   voleur  

     

    -  Fredain       :   scélérat  

     

    -  Gargoter      :   boire  

     

    -  Guile         :   ruse  

     

    -  Laronner      :   voler  

     

    -  Malencontre   :   mauvaise rencontre  

     

    -  Maroufle      :   fripon  

     

    -  Picorée       :   butin  

     

    -  Tençon        :   querelle  

     

    -  Volerie       :   larcin  

    .

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    votre commentaire
  •  

    Il est amusant de lire les mots anciens et leurs significations.

    On y retrouve des termes du patois ou des expressions imagées qui sont tombées dans l’argot.

     

    Parfois la définition a changé ou est différente d’un livre à l’autre. Souvent les mots ont évolué au niveau de l’orthographe, parfois aussi hélas ils se sont perdus dans les méandres de l’histoire…

     

    Au Féminin

     

    Aberite : une femme éveillée, une égrillarde

    Aideresse : femme qui en aide un autre à quelque ouvrage

    Alignée : femme droite, bien faite

    Ambubaye : une putain

    Autrice : femme qui produit des ouvrages d'esprit

    Bacelée ou Bacelote : une jeune fille

    Bachelette : une jeune fille amoureuse

    Bagasse : une putain

    Baisselete : une Jeune servante

    Becnaude : une criarde, une bavarde

    Beguelle : une impertinente

    Bellée : une belle

     

    Sur la mode

     

    Abolla ou Abolan : robe longue ou manteau

    Accement : ajustement, parure de femme

    Affubléer : cacher sa tête sous un voile

    Anaboladion : sorte de mantelet de femme

    Appretador : ornement de femme

    Atinter : orner, parer, embellir, ajuster, en parlant d'habillements et d'atours

    Baibille : une bavette d'enfant

    Balandran : un manteau de campagne

    Basquine : une robe ample de femme

    Begui : un bonnet d'enfant

    Bliaux, Bleaut : sorte de robe, de justaucorps

    Bobelins : brodequins de Théâtre

    Brayet : caleçon

    Brayette : fente de la culotte

     

    Sur les animaux

     

    Acne : un âne

    Aestre : grosse mouche qui tourmente les vaches

    Aillier : oiseau de proie.

    Alan : un dogue, un mâtin

    Alaoete : alouette

    Albran ou Alebran : canard sauvage

    Aletes : oiseaux de mer

    Aousterelle : sauterelle

    Aragne : araignée

    Arondelle : hirondelle

    Ase ou Asen : un âne

    Avete : abeille

    Avoirs : animaux domestiques de la basse-cour

    Balée ou Balén : une Baleine

    Baratas : un rat.

    Bardolin : un jeune et petit mulet

    Baucant : espèce de cheval de petite taille

    Belé : une belette

    Belve : une bête sauvage

    Bique : femelle du bouc

    Bisse : une couleuvre

    Bouquin : vieux bouc

    Bourriquet : petit âne

    Bouvelet : jeune veau
    Bouvillon : jeune bœuf

    Brebietet : petite brebis

     

    Sur la nourriture

     

    Aigrin : fruits aigres ou amers.

    Aiguardék : eau-de-vie

    Aiguë : vinaigre

    Aillie : sauce, ragoût

    Aisil : vinaigre

    Alemandes : amandes

    Alogie : ivrognerie, ripaille, bombance.

    Apateler : faire bonne chère.
    Apaticher : aller manger en Ville toute l'année

    Apothéque : garde-manger

    Appel : une pomme

    Avale Dru : un glouton

    Baffrer : manger

    Baufrer : manger gloutonnement

    Béulaïgue : un buveur d'eau

    Beuvailler : boire sans cesse au Cabaret comme un gueux

    Blet : trop mûr, en parlant d'un fruit.

    Borgons : forte de champignons

    Brasiller : faire griller sur la braise.

    Bresca : un rayon de miel

    Brifable : mangeable

    Brifer : manger gloutonnement

    Buron : une taverne, un cabaret

     

    (Tiré du dictionnaire du vieux langage François de M. Lacombe 1766) 

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    votre commentaire
  •  

                 
     
    Me trouvant bien rarement en mission auprès de notre Grand Maître en l’enclos du Temple de Paris, étant le plus souvent soit en Terre Sainte, soit en Espagne pour la Reconquista, soit et surtout en ma Commanderie de Sainte Eulalie, je prends plaisir à visiter cette belle ville, comme j’ai pris plaisir à participer à l’inauguration de sa célèbre Notre Dame.             
     
    Aujourd’hui, ayant entendu parler d’un quartier médiéval perdu, voire mythique à savoir la Cour des Miracles, je décide de m’y rendre, sachant que je prends quelques risques, mais les Templiers savent prendre des risques, et Par Dieu je suis fortement armé et déterminé.
     
    Or donc ce fameux quartier m’ayant été indiqué par un de nos Sergents (robe noire à croix rouge) lequel y ayant ses habitudes en la personne d’une jolie BOHEMIENNE.            
     
    Ce qui m’intéresse surtout dans cette visite, c’est la langue parlée par ces bonnes gens, langue cachée au vulgaire, comme le sont nos écrits du Temple.             
     
    Me voici circulant dans d’infâmes et sombres ruelles su Moyen-Âge, rencontrant en chemin : des NARQUOIS (soldats de fortune demandant l’aumône) jouant leur maigre CAIRE (argent) au jeu d’ARQUES (dés) en compagnie de MERCANDIERS et autres
     
    BEAUX - SOYANT (bonimenteurs).             
     
    Des COQUILLARDS (faux pèlerins de Compostelle) s’entretiennent avec des FRANCS-MITOUX ou MALIGNEUX (maladie contrefaite) de leur dernier CORNIER ou BLANC SIRE (dupes) qu’ils ont BAZI (tué) après une partie de TAQUINADE endiablée (carte à jouer).             
     
    Ici un LUPANAR (Maison de tolérance) et quelques coureuses de remparts (Fille de joie !) Au fond d’une courette se trouve le
     
    CAGOU (professeur) lequel enseigne à des
     
    DROLES (enfants) l’art de l’ARGOT (langage), du vol à la tire, de la fausse blessure et de la façon de se servir des divers ROI DAVID et
     
    GIROFLEE (outils à crocheter les serrures).             
     
    Un MILLARD (pourvoyeur en marchandises diverses) se vante devant un parterre de PIETRES (faux estropiés) CALLOTS (teigneux guéris par miracle exposant leur belle chevelure)
     
    SABOULEURS (faux épileptiques suceurs de savon) et autres
     
    HUBAINS (anciens malades de la Rage miraculés au nom de St Hubert) d’avoir BLANCHI LA ROUHE (échappé à la justice et à la torture) tout en me BECQUANT (dévisager).             
     
    Tous ces bonnes gens savent que je ne suis qu’un pauvre Chevalier du Temple ne possédant rien, hormis son couteau, et des couteaux, ils en ont à revendre.             
     
    Un CAPON (compère au jeu) me salue fors civilement d’un « Dieu te garde Frère Templier ! »             
     
    Les ENVOYEURS (meurtriers) ne se montrent pas, tandis que les COURTAUDS DE BOUTANGES (mendiants) savent ne rien risquer avec moi, qui ne suis ni GODIZ (riche), n’ayant pas de FEULLOUZE (bourse) et étant : FERME EN LA MAUHE (ne dénonçant pas) aux GAFFRES (sergents) même en cas de JOUR (torture).              Un GASCATRE (bandit novice) m’entraîne dans un BOUGE (estaminet) où je me régale d’un ragoût de Chat, de Chien ou autre Rat, le tout arrosé d’un franche piquette venue d’une vigne proche du Sanctum Martyrium du grand St Denis et de ses compagnons Rustique et Eleuthère (Montmartre), vigne entretenue par les moines de l’abbaye de St Martin des Champs.               Cette promenade me fut salutaire, ayant appris quelque mots d’un langage secret, qui ne sera révélé que dans environ deux cent cinquante ans en Bourgogne dans cette bonne ville de Dijon, ou une dizaine d’âmes simples furent envoyées à Dieu par le biais d’un énorme chaudron où ils furent bouillis, après avoir été jugé comme Coquillards et après avoir expliqué et traduit leur langue lors de leur procès… …Frères Humains… Fraternellement, PHILIPPE LE TEMPLIER    (passez la souris sur la photo !)
     
     
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    votre commentaire
  •  

     

    Aspects de la criminalité médiévale
     

     

    Les ribauds.
    Rien ne montre sans doute mieux la confusion des genres qui régnait au Moyen âge que le terme de ribaud, avec sa signification fluctuante.

     

    On a très probablement exagéré parfois les pouvoirs de ce personnage mal défini qui prenait le titre de sergent d'armes du roi : il aurait eu droit de vie et de mort sur ceux qui causaient des troubles, percevait les amendes qu'il infligeait, avait aussi sa part dans le butin rapporté par les ribauds et s'attribuait même un droit sur les prisonniers de guerre, mais il prélevait certainement, en tout cas, des redevances sur les maisons de jeu, les tavernes et les filles publiques et avait, comme chargé de l'exécution des criminels, les vêtements des exécutés.


    Dès le XIIIe siècle, le sens le plus défavorable s'attache au mot ribaud, et les ordonnances de saint Louis (Louis IX) traitent de ribaudes les filles de joie.

     

    Le nom de ribaud était alors souvent donné aux trouvères et on l'appliquait aussi aux portefaix.

     

    On en arriva à désigner ainsi les vagabonds excommuniés et à confondre avec eux les truands.

     

    Des clercs même étaient appelés clercs-ribauds. Nu comme un ribaud devint un proverbe.

     

    Quant au roi des ribauds, ce n'était plus, au XIVe siècle tout au moins, qu'un officier inférieur de la maison du roi, ayant certaines fonctions de police.

     

    Il est invraisemblable qu'il ait eu, à proprement parler, des pouvoirs judiciaires; de même qu'on ne doit pas l'identifier avec le prévôt de l'hôtel, on ne peut non plus prétendre que les prévôts des maréchaux aient hérité d'une partie de ses attributions. Mais il paraît que ce fut la « dame des filles de joie suivant la cour » qui lui succéda dans la charge qu'il aurait eue d'héberger les filles publiques.


    Le dernier roi des ribauds date vraisemblablement du temps de Louis XII.

     

    A la décadence progressive de cet office correspond une diminution dans les gages qu'il comportait; de 20 sous par jour en 1324, ils ne sont plus que de 4 sous en 1386.

     

    Il avait au-dessous de lui un lieutenant dit prévôt avec un certain nombre d'archers ou de sergents et de valets. Quelques-unes de ses attributions sont peu certaines aussi, en tant qu'elles auraient appartenu à l'officier de la maison du roi. et non à tel ou tel des autres rois de ribauds, car il y en eut dans des villes ou des maisons princières. et l'on a même dit qu'ils relevaient de l'officier royal : ainsi le droit de percevoir 5 sous d'or de toute femme adultère, celui de faire faire son lit par les filles de cour pendant le mois de mai.

     

    L'étude de ces attributions est liée à l'histoire de la prostitution, et ce fait que le bourreau de Toulouse s'intitulait roi des ribauds suffit à prouver que le mot ribaud était discrédité de plus en plus.
    -
    Les truands.
    On appelait de ce nom, au Moyen âge, des vagabonds qui vivaient surtout de la mendicité.

     

    On le trouve dès le XIIe siècle, étant données les moeurs des truands, truander signifiait mendier, mais aussi faire des friponneries.

     

    Truandaille désignait l'espèce des truands, truanderie, leur genre de vie ou bien quelque tromperie faite par eux. Truand, qu'on rencontre aussi sous la forme

    trutain (trutanus), a été, employé comme adjectif avec le sens de misérable, quelquefois de paresseux et même de puant, et en vint à vouloir dire menteur.

     

    Ce mot a vraisemblablement pour origine un mot celtique ayant la même acception.

     

    Les autres étymologies qu'on en a données (notamment celle de treu pour tribut) sont fantaisistes.

     

    Parmi les textes nombreux où il figure, on peut citer ces vers d'Eustache Deschamps :

    Je ne fusse pas bons truans,
    Je ne sçai deux fois demander
    et
    Un mal vestu est appelté truant.
    Un concile de 1227, tenu à Trèves, prescrit aux curés de ne pas permettre que les truands et autres vagabonds chantent à la messe, et une ordonnance du roi Jean, de 1351, enjoint à tous « gens oiseux ou joueurs de dés ou enchanteurs ès rues ou truandants ou mendiants » de travailler ou de sortir de Paris ainsi que des villes des environs dans les trois jours, s'ils sont valides. Mais, somme toute, on manque d'autres renseignements sur eux, et ce qu'on en dit, c'est seulement en réalité ce qu'on sait de ces classes qu'on ne voit apparaître d'une façon nette qu'au commencement du XVe siècle.
    Il est permis de décrire sous le mot truand l'organisation des gueux telle qu'elle semble avoir existé à la fin du Moyen âge et au début des temps modernes. On nommait gueux ces bandes de misérables qui comprenaient, en même temps que des criminels échappés, des ouvriers en rupture, des gens de métiers aventureux et des déclassés. Au point de vue de leur organisation, ils se subdivisaient en tribus : les soldats (beroards, gaudins, feuillards, drilles, narquins ou narquois, francs-taupins, etc.), les merciers, mercerots, mercelots, colporteurs en quelque sorte de contrebande ou marchands ambulants, les mendiants, les Bohémiens ou Egyptiens, les voleurs proprement dits. Au XVIe siècle, la confrérie, formée par une grande partie de gueux, comportait une hiérarchie régulière, tout au moins parmi les mercelots, au nombre desquels a compté Villon. On était d'abordpechon ou apprenti, puis blesche, puis coesme, coesmelotier ou coesmelotier huré, degrés qui correspondaient à ceux de la corporation de la mercerie prise pour modèle. Les deux ordres supérieurs, propres aux gueux, étaient celui des cagous, chefs de province chargés de la police et de l'instruction des novices, celui des archisuppôts, sans pouvoir effectif, et qui composaient le collège des prêtres et des savants de la confrérie, avec, au sommet, un roi ordinairement appelé le grand Coesre. Montaigne dit bien que de son temps les gueux avaient « leurs dignités et ordres politiques » (Essais, 1. XIII, ch. XIII).
    Les soldats mercenaires qu'on peut englober sous la dénomination de routiers n'étant pas à assimiler aux gueux, encore moins aux véritables truands, mendiants, au besoin malfaiteurs, ce sont ceux-là seulement qui étaient débandés qui semblent avoir formé, quelque temps en tout cas, une classe de la monarchie du grand Coesre. Sans doute, à proprement parler, les Bohémiens, qui apparaissent dans le premier tiers du XVe siècle, étaient également distincts des gueux, mais ils avaient avec eux des rapports habituels, et c'est peut-être à leur exemple que les gueux voulurent avoir un roi et des officiers. Quant aux voleurs de profession, ils n'entrèrent dans cette corporation ou confrérie qu'au commencement du XVIIe siècle, et encore les brigands de grand chemin en furent-ils toujours exclus.
    Sous Henri IV, les voleurs tenaient leurs assises à Paris, au Port-au-Foin, près de la place de Grève, et les officiers qu'ils avaient élus prononçaient contre les délinquants la peine de l'amende, du fouet ou même de la mort. II faut rappeler aussi que les francs-bourgeois, logés gratuitement à Paris, grâce à la libéralité d'un particulier et avec exemption d'impôts, dans la rue qui a pris leur nom, n'étaient que des truands. Au XVIIe siècle, parlant de son époque, Sauval distingue parmi les truands les argotiers ou gueux, les coupeurs de bourse et les voleurs de nuit et de grand chemin. Ce sont des argotiers, pauvres fréquentant les foires et marchés; ils composent le « royaume argotique », et c'est du langage particulier dont ils font usage qu'ils tirent leur nom. En France, ils reconnaissent alors pour roi le grand Coësre, aussi appelé quelquefois Césaire. La parenté de ce mot et du mot César est évidente. Le grand Coësre ou roi de Thune, leur chef élu, dont dépendaient les cagous de province, qui étaient en quelque sorte ses baillis, traîné dans une charrette attelée de chiens, tenait sa Cour des miracles dans le cul-de-sac Saint-Sauveur, la rue des Francs-Bourgeois, près du couvent des Filles-Dieu, ou dans les rues de la Grande et de la Petite Truanderie. Ses sujets lui rendaient hommage et lui payaient une redevance. Le grand Coësre devenait le véritable maître de Paris après huit heures du soir, quand le bourdon de Notre-Dame avait sonné le couvre-feu.
    Pour être officier de ce royaume d'Argot, il fallait avoir un magasin de masques, de haillons, de bandages.
    S'ils ne vivaient pas comme les argotiers sous des règlements, les coupeurs de bourse, à la différence des voleurs, se conformaient au moins à quelques coutumes, et, pour obtenir ce titre, il fallait avoir fait deux chefs-d'oeuvre en présence des maîtres, avoir subi de pénibles épreuves. Les corps des coupeurs de bourse était subdivisé en compagnies dont les membres n'opéraient jamais seuls et que commandaient des capitaines. Les compagnons qui suivaient servaient de recéleurs; ils évitaient aussi de se trouver trop nombreux et avaient des signes de convention pour se renseigner sur le nombre qu'ils devaient être en telle occasion. C'est la création de l'hôpital général, en 1656, qui amena la disparition de toute cette organisation des truands. Encore faut-il ajouter que le grand Coësre paraît avoir simplement transporté la tenue annuelle de ses Etats à Sainte-Anne-d'Auray dans un pré dit le Pré des gueux et que le royaume des argotiers dont s'étaient retirés les voleurs n'en subsista pas moins, sous le nom de Cour des Miracles.
    -

    La Cour des miracles
    On désignait jadis sous le nom de Cour des Miracles les quartiers de Paris exclusivement habités par les innombrables mendiants qui y rentraient, le soir venu, faire disparaître comme par miracle les infirmités ou les plaies qu'ils avaient exposées pendant la journée à la charité des passants.
    La plus fréquentée parmi les cours des miracles formait un vaste enclos circonscrit par les rues actuelles d'Aboukir, des Petits-Carreaux, qui lui servait d'accès, Saint-Sauveur et Saint-Denis. Son existence se prolongera bien au-delà du Moyen âge. Et, bien que détruite en 1667 sur ordre du lieutenant de police La Reynie, cette cour des Miracles se reconstitua, car elle figure sur les plans du premier tiers du XVIIIe siècle. Elle était alors réduite à son "coeur historique", l'espace circonscrit par les rues des Forges et de Damiette.
    On ne retrouve évidemment plus aujourd'hui l'aspect si pittoresque et si hideux à la fois de la Cour des miracles d'autrefois dans le quartier dont nous venons d'indiquer les limites, mais au début du XXe siècle, une cour, située dans la rue de Damiette, portait encore administrativement le nom de Cour des miracles. Un immeuble moderne en occupe aujourd'hui l'emplacement : il a conservé une cour intérieure...
    La prostitution et le proxénétisme.
    La plus ancienne législation médiévale remonte à Charlemagne. Comme celles qui suivront, elle est inspirée par l'idée directrice qui était déjà à Rome, celle de Justinien : réprimer les excès de la prostitution, mais la tolérer parce que sa suppression pourrait causer de plus graves inconvénients que son maintien. C'est en 800, Charlemagne ordonne que les femmes de mauvaise vie seront punies de la flagellation et que le propriétaire de la maison qui aura donné asile à une prostituée sera condamné à porter cette femme à son cou depuis sa maison jusqu'à la place du marché public. Louis IX fit une guerre active à la prostitution : les femmes publiques devront être chassées, des villes et de la campagne, leurs biens seront confisqués, ceux qui leur auront loué sciemment leurs maisons les perdront (ordon. de 1254); les ribaudes, les folles femmes seront mises hors des églises et cimetières (ordon. de 1256). Seulement, les ribaudes ainsi poursuivies prirent des allures de modestie et feignirent à tel point les dehors des honnêtes femmes qu'on dut défendre celles-ci contre les méprises et scandales que cette confusion produisit...
    Les prostituées durent se confiner dans les « bordeaux » (du nom de ces maisons où l'on confinait les lépreux) ; le prévôt de Paris (1360) leur défendit de porter les mêmes ornements de corsage et les mêmes manteaux que les femmes honnêtes; une autre ordonnance (18 septembre 1367) indiqua comme bordeaux tolérés les lieux publics de l'Abreuvoir-Macon, de la Boucherie, de la rue du Froidmantel, du clos Bruneau, de la cour Robert de Paris, de la rue Chapon, etc. Les proxénètes furent vigoureusement poursuivis : il fut interdit

    « à toutes personnes de l'un et de l'autre sexe de s'entremettre, de livrer ou administrer femmes pour faire péché de leur corps, à peine d'être tournées au pilori, marquées d'un fer chaud et chassées hors la ville »
    En province on était parfois encore plus sévère qu'à Paris. Ainsi à Toulouse (1369) les filles de joie étaient forcées de porter une marque sur leurs habits. Mais toutes les réglementations du monde ne sont jamais si exactement calculées qu'elles ne fournissent des échappatoires. L'abondance même des documents émanés de la prévôté de Paris le prouve jusqu'à l'évidence. Le Parlement dut s'en mêler sans plus de succès. En 1420, il défendit aux filles et femmes de mauvaise vie de porter des robesà collets renversés et à queues traînantes, ni aucune fourrure de quelque valeur que ce soit, des ceintures dorées, des couvre-chefs, des boutonnières au chaperon, sous peine de confiscation, d'amende et de prison; arrêté renouvelé en 1426 et complété cette fois par cette explication :

    « Attendu que ce sont les ornements que portent les damoiselles ».
    A la Renaissance, on fera davantage. Un édit de 1560 abolira totalement les mauvais lieux. Mais il n'eut d'autre conséquence que la dissémination des prostituées dans une multitudes de maisons privées, clandestines, et sources de notables profits pour leurs propriétaires. (A. Lecler / A. Coville / E. Cosneau / M. Barroux / F. B.)..
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire

















  • HERMAN
    "Le Boucher Des bas fonds" 





    PORTRAIT 

     

    Âgé d'environ vingt-cinq ans, Herman est un homme d'allure plutôt débonnaire.

     

    Son visage rond et son corps bien bâti lui donnent une mine engageante. Sa physionomie banale a pourtant quelque chose d'un peu étrange : un menton un peu trop large, des joues rebondies qui s'écartent pour découvrir des dents pointues, des yeux petits et vifs et d‘un bleu à faire froid dans le dos, des oreilles décollées et plantées plus bas que les yeux. Les mains, blanches et fines, contrastent avec le corps robuste. Menteur, voleur, souteneur.

    L'inquiétude qu'inspire à certains la silhouette de Herman n'est pas dénuée de tout fondement. Le boucher des bas fonds possède un casier judiciaire assez bien rempli. Dès l'âge de douze ans, il a été condamné pour attentat à la pudeur sur une vieille femme. Il est né avec une "arriération congénitale".

    ENFANCE et VIE ADULTE


    Né en 1433, en Germanie, Herman était un arriéré mental rusé, cruel, insensible à la douleur d’autrui et porté uniquement vers la satisfaction immédiate de ses caprices. Pourtant, si son intellect ne dépassait pas celui d’un enfant de 12 ans, il n’était pas fou. Il n’avait guère conscience de ce qui l’entourait et vivait dans un monde fermé. Une tendance accrue Par le fait que son père l’ait confié à des moines un peu cruels, qui lui peignirent un portrait des femmes des plus assassin. Lui inculquant que ces dernières n’étaient que des catins portées sur le vice, et la luxure.

    L'expression est sans doute un peu forte. Au monastère, les moines de Herman considéraient bien ses capacités intellectuelles comme inférieures à la moyenne, mais de justesse. Élève modèle, quoique un peu taciturne, Herman devait son caractère renfermé à une situation familiale difficile. Son enfance fut en effet marquée par une haine profonde pour son braillard de père et par l‘absence d‘une mère prostituée dans les bas fond de paris, qui l’a abandonné tout petit, le laissant à un père violent et alcoolique . Les membres du guêt ne seront pas surpris d'apprendre que Herman développe très tôt un goût pour les poupées, qu’il massacre allégrement . 
    Un temps apprenti serrurier, ce qui lui permettra de faire sauter n‘importe quelle serrure. Discipliné, doté d'un physique solide, il fait d'abord bonne impression. Mais cela ne dure pas. 



    De retour à Paris, il va vivre de petits larcins et d'escroqueries. Peu à peu, il fraie avec la pègre de l'endroit.Mais cela ne lui plait guère .
    Herman comprend vite le parti qu'il peut tirer de la désorganisation et d'un marché noir florissant dans les bas fond de la capital. Comme quoi il n'était pas aussi arriéré qu'on a bien voulu le dire. Il loue boutique et arrière-boutique en plein notre dame.
    Il se livre là à de curieux trafics. Las voisins le voient sortir avec de lourds sacs.


    MARCHE NOIR 

    Certes, d'étranges rumeurs circulent sur son compte, mais elles ne pèsent pas lourd face à un avantage bien concret : grand initié du marché noir, Herman est en effet le fournisseur en viande d'un bon nombre de locataires et d'habitants du quartier . Cela permet d'améliorer l'ordinaire composé de pommes de terre et de raves à l'eau salée, ou de tartines de pain noir garnies de saindoux.
    Régulièrement, Herman descend sort de sa boutique en portant à bout de bras un seau sur lequel il a jeté un torchon. il pousse la porte des cuisines de l’auberge du coin et verse dans les marmites un flot de viande coupée en cubes. La mère Ernestine trouve bien la chair un peu pâlichonne et filandreuse, mais en ces temps de pénurie on ne fait pas la fine bouche. D'autant que Herman la lui vend moitié moins cher que la viande de cochon ou de bœuf. Bouillie, dégraissée puis passée à la Moulinette, la viande de Herman fait d'excellentes terrines. Lui-même grand amateur de cuisine, il vient parfois préparer sa spécialité, le ragout.

    Herman fournit aussi moultes auberge de la capitale avec ses de boyaux d'agneau. Il confectionne d’ailleurs souvent, de délicieuses saucisses et chacun des clients des auberges se régales et font honneur à cette spécialité.

    Ce soir là, les rumeurs déplaisantes sur le locataire du quartier de notre dame s'envolent. Ventre comblé n'a pas d'oreilles.

     

     

    MODUS OPERANDI

    Le modus operandi de Herman était bien rodé.

    La nuit venue, il allait dans les bas fond de paris.

     

    Il accostait les femmes de petites vertus ou les bourgeoise en manque de sensation fortes.

     

     

    Herman leur proposait d’aller chez lui.

    Il occupait un petit appartement au dessus de son échoppe.

     

    Il s’occupait de sa nouvelle «conquête». Suivant le cas, celle-ci ressortait ou non vivante le lendemain matin.

     

    Lorsqu’il tuait sa victime, pas toujours lors de leur première nuit d’amour, c’est que Herman n’avait pas pu retenir la frénésie meurtrière qui s’emparait de lui pendant l’acte sexuel. 

     


    Il étranglait ses amantes en pleine extase puis s'endormait à côté du cadavre. Au réveil, le corps était déjà raide et froid.

     

    Herman se levait, se servait une tasse de café, puis se mettait à l'ouvrage.

     

    Prenant la femme par les pieds, il la tirait jusqu'a son échoppe en dessous.

    Là, il étendait un torchon sur le visage de la morte, dont les yeux exorbités le dérangeaient dans sa besogne.

     

    Il y a comme ça des cuisiniers qui ne supportent pas l’œil vitreux du poisson qu'ils sont en train de vider...

     


    Armé d'un couteau de boucher, Herman ouvrait le ventre, pratiquait des entailles à hauteur des côtes puis écartait jusqu'à ce que la cage thoracique craque comme une carcasse de poulet, il arrachait alors les poumons et le cœur puis désarticulait les bras et les jambes, les désossait et fourrait les os dans un gros sac de toile.

     

    Tout ce qui était récupérable était caché sous le lit en attendant d'être réduit en petits cubes.


    Puis le boucher s'occupait de la tête : il découpait le cuir chevelu en lanières, posait le crâne dépiauté sur un chiffon pour étouffer le bruit : alors, à coups de hachoir, il brisait les jointures des plaques osseuses.

     

    Herman proposait parfois de la cervelle à ses meilleurs clients...
     

     

    Néanmoins, les derniers temps, il avait fait preuve de négligence ou de paresse, ce qui expliquait les crânes entiers découverts en différents endroits de la ville.

     


    La nuit, il descendait en portant un gros sac de toile plein d'ossements qu'il allait jeter dans les égouts ou directement dans la seine.

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    votre commentaire
  •  

     

    LES KENNEDY ET LA MAFIA

     

     

     

     

     

     

    Joe Kennedy était un des 12 hommes les plus riche des États-Unis. Il avait acquis sa notoriété, sa fortune et ses relations publiques, grâce à un héritage qui remontait à l'époque de la prohibition.

     

    Un jour, Joe Kennedy décida de créer une dynastie Kennedy, en faisant de son fils, un président. Mais il savait bien que les chemins qui conduirainet son fils à la présidence des États-Unis seraient remplis d'obstacles et d'embûches.

     

    Sans le soutien de ses amis de la pègre et de la Mafia, un tel cheminement était quasi impossible. Il fit donc appel à un de ses grands amis, Sam Giancana, le seul homme capable de faire pencher tout le Milieu, en faveur de son fils.

     

    Giancana était l'homme le plus puissant du Milieu, patron de la pègre de Chicago et de tous les États-Unis.

     

    Il possédait des gouverneurs, des membres au congrès, mais il souhaitait aussi posséder un jour, le président. Giancana avait de nombreuses relations: Jack Ruby,

    Santos Trafficante, Carlos Marcello, de nombreux artistes comme Frank Sinatra,

    Marylin Monroe etc.

     Kennedy

    Joe et John Kennedy se lancèrent donc dans la course à la présidence avec l'aide et l'argent, grandement appréciée, de Sam Giancana. Giancana et Marcello investirent aussi dans les campagnes de Nixon et plus tard dans la campagne de Johnson, mais ce n'est rien à comparer aux millions qu'ils ont payés pour Kennedy.

     

    Nixon et Jonhson sont achetés par plusieurs, alors que Kennedy serait à eux seuls.

     

    Les mafiosi pourraient ainsi obtenir des contrats gouvernementaux lucratifs, leurs amis seraient nommés à des postes importants, les autorités seraient indulgentes envers eux en cas de difficultés avec la justice et surtout, la famille de Giancana cesserait d'être «harcelé» par les autorités.

     


    Ils se sont donc lancé dans une vaste campagne d'achats de votes, de trafiquer le scrutin et de promesses post-élection:

     

    Giancana aiderait Kennedy à gagner la Virginie (victoire capitale) contre le retour au pays de Joe Adonis, lors des élections primaires.

     

    Ils achetèrent plusieurs votes ici et là et arrivèrent enfin à ce que Kennedy soit candidat de son parti.

     

    Une fois nomminé, Giancana et les Kennedy décidèrent de choisir leur vice-président.

     

    Lyndon B. Johnson, un Texan dont certains intérêts de la Mafia (Carlon Marcello) voulaient à la Maison-Blanche fut choisi pour ce poste.

     

    De plus, grâce à sa machine politique. L.B.J. ferait balancer tout le sud pour son parti. Rendu à la campagne national, Giancana fit mettre le tout Hollywood derrière Kennedy, afin qu'il soutienne publiquement Kennedy le tout, grâce à son ami Frank Sinatra.

     

     

    C'est ce Sinatra qui présenta son ex-maîtresse Judith Campbell à John Kennedy

    le 7 février 1960, avec qui un mois plus tard il débuta une liaison.

     

     

    Campbell entretenait en même temps une autre relation avec Giancana.

     

    C'est finalement après une rencontre J. E. Hoover le 22 mars 1962 que le président Kennedy mit fin à sa relation, car le FBI estimait que le président pourrait recevoir des menaces et du chantage de la part de Judith Campbell et qu'il valait mieux s'en départir.

     


    Une autre des demandes de Giancana était qu'en faisant gagner l'élection à Jack, il ferait cesser la pression qu'exerçait sur lui la Commission McClellan, qui était chargée d'enquêter sur les agissements du crime organisé et dont Bobby Kennedy était le fer de lance; il voulait donc que Bobby quitte ses fonctions au sein de la commission.

     

    Giancana n'aurait donc plus de policiers, plus d'agents du FBI à ses trousses, ils fermeraient tous les yeux.

     

    Finalement, dans l'ensemble du pays, Kennedy remporta de justesse, par 0.01% des 68 millions des suffrages exprimés, sur Richard Nixon.

     

    C'est grâce au comté notoirement corrompu de Cook (Illinois), que vint le vote fort discutable qui valut à Kennedy sa victoire. Rappelons que Giancana était tout-puissant à Chicago (Illinois)!

     

    Peu après sa prise de pouvoir, John nomma son frère Bobby au poste d'Attorney général (Ministre de la justice), ce qui fit bondir litéralement Giancana. Une telle nomination allait à l'encontre des promesses faites à Giancana lors des primaires et de la campagne nationale.

     

    Cette nomination avait donc comme rôle de lutter contre le crime organisé et pour but d'éliminer tous ceux à qui les Kennedy devaient des services.

     

     

     

     

    Bien sûr, Giancana et Marcello figuraient en tête de liste!

     

    Qui plus est, la promesse fait par Kennedy au sujet du retour au pays de Joe Adonis ne fut pas exécuté.

     

    Les relations entre les Kennedy et Giancana se dégradèrent peu à peu, dès 1961.

     

     

    Marilyn Monroe talks to Frank Sinatra at Cal Neva Lodge in Crystal Bay, Nevada, in the Sixties

    Party time: Marilyn Monroe talks to Frank Sinatra at Cal Neva Lodge in Crystal Bay, Nevada, in the Sixties



    Le seul lien entre Giancana et Kennedy était alors Frank Sinatra.

     

    Sinatra lui présenta en mars 1962, lors de la convention nationale démocrate, une femme liée au Milieu depuis longtemps, Marylin Monroe.


    Marylin fut pendant quelques temps, la maîtresse de John, mais aussi celle de Bobby, dont elle serait tombée amoureuse. Mais l'instabilité psychologique et la vie amoureuse tumultueuse de cette dernière, firent en sorte que sa carrière fut en déclin dès juin 1962.

     

    La CIA et la Mafia se servirent d'elle à plusieurs reprises pour compromettre, dans des scandales, plusieurs dirigeants d'Asie et du Moyen-Orient; elle détenait donc des informations qu'elle ne devait pas divulguer.

     

    En juillet 1962, l'ensemble des renseignements que possédait Marylin, associé à son instabilité psychologique, ses problèmes de drogues et à son caractère vindicatif, firent en sorte qu'ils (Mafia+CIA) avaient peur qu'elle divulgue ses renseignements ultra-confidentiels. La CIA demanda donc à Giancana de la faire éliminer.

     

    Quelques heures avant que ses assassins viennent la tuer, Marylin reçue la visite de Bobby et d'un médecin.

     

    Elle avait l'air agité et ils décidèrent de lui faire une injection pour la calmer, et ils repartirent.

     

    Les assassins avaient donc affaire à une femme, semi-consciente, et ils n'eurent qu'a lui poser un suppositoire de Nembutal (hydrate de chlorate et barbituriques) préparé spécialement pour elle par un médecin de Chicago.

    Ainsi, son assassinat passa pour un suicide que tous crurent.

     


    Mais dès la fin de 1962, les relations entre les Kennedy et Giancana et Sinatra atteignirent leur apogée de la haine. John Kennedy avait couper les liens qui les unissaient avec Giancana et Bobby travaillait à leurs destructions.

     

    Kennedy venaient donc de signer un arrêt des collaborations avec le Milieu, ils étaient maintenant pratiquement des ennemis.

     

    En janvier 1963, dans tout le pays, le Milieu demandait l'élimination des 2 frères Kennedy.

     

    En plus d'avoir tout le Milieu et la CIA contre eux, il avait aussi le FBI, car Bobby selon les dires d'Hoover, avait fait passer le FBI pour des cons après la descente à Apalachin.

     


    En juin 1963, c'était la guerre conte Giancana: il était sous filature continuelle par le FBI. Giancana intenta même un procès contre le FBI, car il se disait léser de son droit constitutionnel à l'intimité. Il gagna son premier procès et la surveillance en fut réduite.

     

    Mais pendant l'été, la cour cassa la décision et les hostilités se poursuivirent. Petit fait cocasse, Giancana travaillait pour la CIA et faisait des affaires avec elle, mais le FBI de J.

     

    Edgar Hoover ne la savait pas, lui qui détestait la CIA et qui jalousait sa puissance et son budget qui de plus, acceptait très mal le secret qui entourait ses activités.

     

     

    L'ASSASSINAT DE JFK

    Le rôle de la CIA et de la Mafia dans l'affaire
    de la baie des cochons et la Crise des missiles

     

     

     

     

    L'Invasion de Cuba fut sans contredit un tournant dans l'histoire américaine.

     

    Dès 1959, un dénommé Richard Nixon, alors vice-président, siégeait sur le comité 54-12, qui avait comme fonction de préparer l'invasion de Cuba.

     

    Mais ne voulant pas nuire à son élection présidentielle qui allait se tenir sous-peu, il décida de retarder l'invasion, car elle aurait pue nuire à son élection.

     

    Malheureusement pour Nixon, il perdit ses élections par 0,01% des voies sur un total de 63 millions.

     

    Malgré l'absence de Nixon à la Maison-Blanche, la CIA planifia un assaut éclair sur Cuba, ayant l'allure d'une opération clandestine de renversement politique d'une ampleur sans précédent.

    Dans les premiers temps de son mandat à la présidence, Kennedy avait été mis au courant d'un plan secret de la CIA, pour renverser Fidèle Castro, en lui envoyant une armée d'exilés cubains, de mercenaires et d'agents secrets.

     

    La CIA espérait que la «population déçue et opprimé de Cuba» se soulèverait et participerait au renversement du gouvernement. Le tout aurait fait en sorte, d'éliminer le seul régime communiste du continent américain et le but d'une telle manoeuvre était sans aucun doute, de reprendre la main dans la guerre froide. Kennedy donna son approbation à ce projet.

    Band of brothers: From left, John, Robert and Edward Kennedy, were the target of an alleged Mafia blackmail plot

    Band of brothers: From left, John, Robert and Edward Kennedy, were the target of an alleged Mafia blackmail plot

     

    Quelques temps plus tard, en novembre 1961, Kennedy lança l'opération Mangouste, dont la mission était d'aider Cuba à renverser son régime communiste. Kennedy plaça sur le coup, Ed Lansdale, Maxwell Taylor et son frère Robert Kennedy.


    L'invasion de la baie des Cochons orchestrée par la CIA, était le fruit d'une collaboration entre celle-ci et l'armée américaine, les réfugiés Cubains et le Crime organisé.

     

     

    castro and kennedy brothers.jpg

    Un dénommé Santos Trafficante, parrain de la Mafia à Miami et chef incontesté de la Mafia de Cuba, coordonna les opérations des mercenaires en collaboration avec son ami

    Sam Giancana, avec la CIA à plusieurs reprises dans ses tentatives pour assassiner Castro, pour ensuite envahir Cuba.

     

    La Mafia avait beaucoup aidé Castro et la CIA, qui lui avait livrer des armes dans le but qu'il les laisse faire leurs affaires sur l'île.

     

    Mais suite à la victoire de Castro en juin 1959, Castro expulsa la Mafia et nationaliser les casinos, d'où provenaient les richesses de Trafficante et même de la CIA, avant la révolution cubaine.

     

    La Mafia souhaitait donc que Cuba soit envahi, pour récupérer son dû tout en ne perdant pas ses acquis.

     

    On dit aussi, qu'ils auraient été le «cerveau mafioso, qui aurait orchestré avec

    Carlos Marcello, John Roselli et évidement, Sam Giancana, l'assassinat de Kennedy, en collaboration avec d'anciens directeurs de la CIA, Richard Helms et Richard Bissell.. Malheureusement, les trois tentatives d'assassinat contre Castro dont Sam Giancana et John Rosselli, caïd de la côte Ouest et de Las Vegas et autrefois associé à Al Capone était un des chefs de l'organisation occulte, avaient trempés dans les tentatives d'assassinats de la CIA contre Castro. Cigares empoisonnés, bactéries mortelles, poisons toxiques, rien n'étaient assez subtil, pour l'atteindre.

     

    Le Milieu et la CIA décidèrent donc, qu'il y aurait quand même une invasion, malgré le fait que Castro soit toujours au pouvoir.

     

    Le 14 avril 1961, 6 bombardiers décolèrent du Nicaragua, ce qui représentait seulement la moitié de ce que la CIA considérait comme nécessaire pour réussir.

     

    Petite remarque, peu de temps après l'enquête du Sénat sur les pratiques d'assassinat de la CIA, John Rosselli fut retrouvé déchiqueté dans un bidon flottant, dans la baie de Dumfounding sur les côtes de la Floride.


    Malheureusement, ils ne pavèrent pas à éliminer l'armée de l'air  de Castro.

    On prépara donc une deuxième invasion.

     

    Lorsque le débarquement eu lieu, le 16 avril 1961, les effectifs furent peu nombreux, 1400 exilés cubains et autres contre les 200 000 de l'armée Cubaine.

     

    Le chef des opérations de la CIA (Earl Cabell), fit une demande de soutient aérien urgent, il supplia JFK de lui fournir des chasseurs à réactions postés au large de Cuba.

     

    A son grand désarroi, Kennedy refusa sa demande et ce débarquement fut un total fiasco. Fait à noter, Allen Dulles, était à l'extérieur du pays lorsque le débarquement c'est produit. Lors de ce fiasco, plus de 100 exilés furent tués et plus de 1000 furent capturés.

     

    En public, Kennedy pris le blâme de celui-ci, mais en privé, il rendait la CIA responsable de l'échec humiliant.

     

    Au plus fort de sa colère, il menaçait de la réduire en mille morceaux et de les disperser aux quatre vents.

     

    Après quelques temps, en novembre 1961, Kennedy força Allen Dulles, chef de la CIA depuis sa création, à prendre sa retraite et il le remplaça par John McCone.

     

    De plus, il remercia deux de ses adjoints en matière de sécurité: Richard Bissell

    (directeur des opérations secrètes),

    et le général Charles Cabell (directeur adjoint de la CIA).

     

    La CIA et le Milieu ont maintenant un ennemi commun, JFK

     

    La crise des missiles de Cuba était certainement le moment le plus stressant qu'avait à vivre le monde. Au bord de la guerre nucléaire, les deux grandes puissances s'affrontaient.

     

    Le jeune président Kennedy avait alors fait face au plus grand dilemme de sa vie: bombarder et envahir Cuba ou ne pas le faire.

     

    Il prit la décision de ne pas bombarder et envahir comme le préconisèrent bon nombre de ses conseillers militaires et de la Defence Intelligence Agency; il choisit de faire un blocus naval.

     

    Pour mettre fin à cette crise, Kennedy assura à Khrouchtechev que les États-Unis n'envahiraient pas Cuba, ce qui choqua les agents opérationnels de la CIA, qui entraînaient des réfugiés Cubains anticastristes à la guérilla, mais aussi bon nombre de hauts dirigeants.

     

    La CIA sortie très affaiblie à la suite de ces événements.

     

    Les hauts dirigeants de la CIA ne pardonnèrent jamais la décision que Kennedy avait prise.

     

    La CIA était certainement une des institutions les plus favorables à une intensification de la guerre froide et non à une détente.

    Robert Kennedy, Peter Lawford and Frank Sinatra

    Close ties: Robert Kennedy, right, with Peter Lawford and Frank Sinatra



    De son côté, JFK était un partisan de la détente, surtout après le fiasco de la baie des Cochons:

     

    1- Il signa une entente tactile avec Khrouchtchev lors de la crise des missiles, qui signifia l'abandon de tout projet d'invasion de Cuba,

     

    2- Le traité de limitation des essaies nucléaires avec l'URSS,

     

    3- Se retirer de la course à la lune, mais faire de la coopération avec l'URSS à ce sujet,

     

    4- Son discours devant l'American University de Washington, un discours favorable à la coexistence pacifique des États-Unis et de l'URSS, mais le pis fut certainement la déclaration de JFK d'effacer toute présence militaire des États-Unis au Vietnam avant la fin de 1965.

     

    Bref, Kennedy se retirait lentement de la guerre froide, qui était devenu le fond de commerce de la CIA, qui tout comme le FBI, était obsédée par la guerre froide.

     

    Kennedy critiquait ouvertement le pouvoir exorbitant de l'agence et proposait de le limiter sensiblement.

     

    Ces déclarations «anti-CIA», ainsi que sa décision dans l'affaire de la baie des Cochons, lui fit mettre à dos Allen Dulles, Charles Cabell et Richard MacGarraah Helms (directeur adjoint aux planes (opérations secrètes) de la CIA), les exilés anticastristes, ainsi que d'innombrables personnes au sein de l'armée, la CIA, le FBI.

     

    La CIA avait donc le mobile pour assassiner le président Kennedy, mais elle avait aussi les moyens pour le faire, grâce à une longue expérience dans le meurtre de dirigeants politiques étrangers.

     

    Petite remarque, Richard Helms, qui état directeur adjoint aux planes (opérations secrètes) en 1963, fut promu directeur de la CIA en 1966 par nul autre que Lyndon Baines Johnson...

     


    Étrangement, les relations entre la CIA et la présidence, qui avait été difficile mais permanente sous Kennedy, se dégradèrent sous Johnson. Johnson réunit moins souvent le Conseil national de sécurité, ce qui rendit difficile pour la CIA de prévoir les besoins présidentiels.

     

    Kennedy recevait le matin le rapport de la CIA, tandis que Johnson, le demandait le soir, afin de le lire avant de s'endormir!

     

    À vrai dire, aucun président n'aurait pu être mieux disposé envers la CIA, que ne l'était JFK. Il comprenait l'Agence et savait l'utiliser avec efficacité.

     

    Qui sont les Personnages dans l'assassinat de JFk??

      

    Qui est Jack Ruby?

     

    La CIA et la Mafia ont, à maintes fois, travailler ensemble: agir contre Mussolini, pour contrer la monté du communiste en France, pour assassiner de nombreux politiciens, trafique d'armes, etc.

    *

    Une des personnes que l'ont entend souvent dans l'affaire de l'assassinat de Kennedy est évidemment, Jack Ruby (Jacob Rubenstein). Jack Ruby, proxénète et tenancier de bar très connu, fait en effet partie de la Mafia du Sud.

     

    Il fréquentait les chefs de la Mafia, qui cherchaient à renverser Castro et à reprendre leurs activités illicites sur l'île. Il a travaillé avec la CIA, Sam Giancana lors des préparatifs de la baie des Cochons.

     

    Il est l'homme de Giancana à Dallas et à Chicago. De plus, Ruby entretient de très bonnes relations avec les membres de la police de Dallas.

     

    Certains vont même jusqu'à annoncer qu'il s'était lié d'amitié avec Lee Harvey Oswald!

     

    En 1959, il s'était rendu à La Havane pour acheter la libération de 3 détenus dans une prison du gouvernement Castro, dont faisait parti le «caïd» Lucien Rivard. Dans les mois précédant l'assassinat, les téléphones interurbains de Ruby montèrent en flèche: mars:10, de mai à septembre: 30/mois, octobre:70, novembre 100.

     

    C'est donc dire que Ruby avait beaucoup de liaisons avec des gens à l'extérieur de Dallas avec lesquels, il préparait certainement l'assassinat de Kennedy.

     

    Ruby était en bon terme avec Joseph Civello, qui dirigeait le secteur du jeu à Dallas, qui lui-même était en bon terme avec le Sgt. Patrick Dean, le responsable de la sécurité le jour où Oswald fut assassiné!

     

    Bref, Ruby avait des ramifications dans le milieu de la Pègre et de la Mafia. Mais Ruby, tout comme Oswald, s'aurait-t'il fait manipuler?

     

    Lors de ses audiences en vue de son appel, le 9 septembre 1965, Ruby déclara de vive voix qu'il s'était fomenté une conspiration en haut lieu pour assassiner Kennedy et rajouta aux journalistes de diriger leurs recherches vers les plus hautes sphères du pouvoir.

     

    Des propos assez importants pour inquiéter ces «plus hautes sphères du pouvoir».

     

    Le 5 octobre, la cour du Texas renversa la condamnation de Ruby et ordonna un nouveau procès.

     

    Lors de son emprisonnement, Ruby écrivit plusieurs lettres à ses parents et amis, voici quelques passages:

     

    1- «On s'est servi de moi pour faire taire Oswald. Ils ont organisé seul le meurtre, par «ils», je veux dire Johnson et d'autres»

     

    2- Ne croyez pas le rapport Warren; cela a été publier seulement pour me faire paraitre innocent». C'est donc un aveu irréfutable de la culpabilité de Ruby. Il avait décidé de lâcher le morceau, si on lui garantissait sa sécurité: un transfert à Washington, que Warren refusa.

     

    Il rajouta devant son psychiatre Werner Teuter que l'assassinat était «un acte destiné à renverser le gouvernement... Je sais qui a fait tuer JFK».

     

    Ruby avait-il trop parler? Les événements qui suivirent confirmèrent que oui.

     

    Quelques semaines plus tard, le 9 décembre, deux jours après que sa cause soit déplacée de Dallas à Wichita Fall, Ruby fut transporté de sa prison jusqu'à l'hôpital Parkland, car il souffrait d'une toux persistante et de nausées. Le premier diagnostique des médecins fut une pneumonie, mais le lendemain, ils se ravisèrent et annoncèrent qu'il souffrait d'un cancer du poumon.

     

    Quelques jours plus tard, le mal était trop avancé selon ces derniers, et ils refusèrent de lui faire subir des traitements de radiothérapie. Finalement, le 3 janvier 1967, il mourut d'une embolie pulmonaire; Ruby tout comme Oswald, emporte ses secrets dans sa tombe.

     

    Lors de l'autopsie, l'on retrouve des cellules cancéreuses dans tout son corps!

     

    Quinze ans après la mort de Ruby, le shérif adjoint Al Maddox, révéla à des chercheurs qu'un médecin de Chicago était venu voir Ruby en prison en août et septembre 1966. Ruby était alors en bonne santé selon des dires du médecin de la prison. Ce médecin de Chicago passa beaucoup de temps avec Ruby, et un jour, il lui fit une piqûre et lui injecta quelque chose. Ruby dit aux gardes que l'on lui avait injectées des cellules cancéreuses, ou quelque chose du genre.

     

    De plus, on emmena Ruby dans une salle de radiographie et on le bombarda de rayons X pendant de 15 à 20 minutes.

     

    Trois mois plus tard, le cancer qui était parti du stade 0 (fin été 66), avait atteint sa pleine maturité.

     

    Un cancer qui se développe si rapidement, en trois mois, est et restera certainement, une première dans l'histoire médicale !

     

    Ruby était donc devenu un acteur gênant pour les auteurs de l'assassinat de Kennedy, il fallait donc s'en débarrasser de façon discrète.

     

     

     

     

    Qui sont les Personnages dans l'assassinat de JFK ??

    Qui sont les agents de la CIA: qui se cache derrière:

    Clay Shaw et David Ferrie et Guy Banister?

      

    Clay Shaw, aussi connu sous le nom de Clay Bertrand, est entre autre un agent du la CIA et ancien membre de l'OSS, qui à Rome, travaillait à faire revenir le fascisme au pouvoir. Son association avec la CIA à longuement été gardée secrète.

     

    Mais en 1979, Richard Helms, directeur adjoint aux plans (opérations secrètes) de la CIA en 1963 reconnu, sous serment, que Clay Shaw avait des rapports avec l'agence.

     

    Shaw est une personnalité des plus connue et respecter de la Nouvelle-Orléans. De plus, il est un des 11 administrateurs d'une compagnie dont le siège social était, jusqu'en 1962 sis à Montréal et qui par la suite, il fut déménagé à Rome.

     

    On trouve parmi les administrateurs,

    Gutierez di Spadafora (ministre de Mussolini en 1936),

    Giuseppe Zigiotti (fasciste) et le

    major Louis Mortimer Bloomfield;

     

    bref, il est composé de personnes assez bizarres:

     

    anticommunistes, nazis, fascistes etc.. M. Bloomfield fut dans l'OSS (ancêtre de la CIA) pendant la seconde guerre, il est aussi le principal actionnaire d'une filiale du Centro, Permidex.

     

    Il demeure à Montréal où il exerce le droit.

     

    Le Centro Commercial Mondial, fut une organisation fondé par la CIA, qui était destiné à servir de couverture pour des transferts de fonds en Italie, afin de faciliter les activités de manipulations politiques.

     

    Le Centro étant composé d'anticommunistes notoires, prêts à éliminer quiconque se bat pour des relations de détentes entre l'est et l'ouest.

     

    Cette définition somme toute sommaire, peut tout aussi bien coller à la CIA.

     

    Fait à noter, cette organisation n'effectue jamais de véritables transactions commerciales.

     

    Jim Garrison, procureur-général de la Nouvelle-Orléans, intenta un procès à Clay Shaw, dans le but de démontrer sa participation avec David Ferrie, Lee H. Oswald et d'autres personnages, dans un complot qui avait comme but d'assassiner le président Kennedy.

     

    Il essaya de démontrer lors de ce procès plusieurs choses, pour en arriver à dire qu'il y avait eu complot dans cet assassinat, car s'il réussirait, la thèse de la commission Warren serait ainsi impossible, et une nouvelle enquête serait demandée.

     

    L'une des ambiguïtés qu'avait à prouver Garrison, était que Clay Shaw était Clay Bertrand. Shaw avait toujours nié fonctionner sous le nom de Bertrand. Ce détail peut paraître anodin, mais il était très important. Clay Bertrand demanda à Dean Andrews, le lendemain de l'assassinat, de prendre la défense de Lee H. Oswald. Il lui demanda aussi d'assister Marina Oswald dans ses démarches, pour l'obtention de sa citoyenneté.

     

    Donc, si Clay Bertrand est Clay Shaw, il connait très bien Oswald.

     

    La CIA contribua grandement à la défense de Shaw et mit constamment des batons dans les roues de Garrison.

     

    Finalement, Shaw fut déclaré non coupable et il mourra en 1974 d'un cancer du poumon et aucune autopsie ne fut autorisée.

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    JFK, Ava Gardner, Lucky Luciano, Sammy Davis Jr...

    dans Sinatra et la mafia

     

     

    ACH003310561.1362459569.580x580D'un côté Lucky Luciano, Sam Giancana, Franck Costello, les frères Fischetti, Johnny "Handsomme" Roselli, Willy Moretti, Mickey Cohen... De l'autre, Ava Gardner, Marlene Dietrich, Grace Kelly, Lana Turner, Marilyn Monroe, Kim Novak...

     

    Au milieu, Franck Sinatra (1915-1998), " old blue eyes ", chanteur hyper doué, mégalomaniaque, qui a pulvérisé le billboard bien avant Elvis ou les Beatles.

     

    Dans Sinatra et la Mafia, Véronique Chalmet dresse un portrait extraordinaire, cruel et tendre de ce monstre de l'entertainment, n'oubliant jamais que le gamin, petit-fils de migrants siciliens, s'est sorti de son quartier de Hoboken, près de New-York, à la force du jarret. Un essai qui se lit comme un (très bon) polar.

     
    Pour saisir l'environnement du chanteur, il faut bien se dire qu'en 1915, naître dans une famille de Siciliens, fraîchement débarquée de Palerme, ce n'est pas le tremplin assuré pour une réussite sociale aux Etats-Unis. Mais il y a un tas d'anges qui vont se pencher sur le jeune Franck.
     
    Le premier, c'est sa mère : Dolly.
     
    Une mamma qui déplace des montagnes, s'engage auprès des candidats démocrates, leur fournit les votes de la communauté italienne.
     
     
    Elle fera profiter son unique fils de son entregent, lui trouvera ses premiers contrats.
     
    Et puis, quand elle ouvrira un bar avec son mari, la pègre locale, qui fournit l'alcool entre autres, lui proposera ses services.

     

    Sinatra et la mafia montre parfaitement comment l'enfant d'Hoboken, à un moment, coincé par un contrat doit faire appel à ses " connaissances ".

     

    Lui l'Italo-Américain est évidemment bien vu par le patron de l'Outfit de Chicago, Sam Giancana, ou par le capo Lucky Luciano, sans parler de Franck Costello, parrain de New-York.

     

    La solidarité transalpine certes, mais aussi  la nécessité d'avoir une branche " culturelle " à leurs nombreuses activités, Sinatra se produisant dans les innombrables clubs que la mafia possède, dans la Grosse Pomme, à Chicago, Los Angeles et bientôt Las Vegas avec les mythiques casinos Sands, Desert Inn.

     

    Du début des années 40 au milieu des années 60, l'auteur de Let it snow, Let it snow va ainsi naviguer avec la pègre, transportant parfois quelques valises bourrées de dollars et sera même interrogé par la commission fédérale sur les activités criminelles.

     

    A la fin de cette relation sulfureuse, Sinatra devra même faire attention à lui, raser les murs et surtout, savoir se taire.

     

    Suivre Sinatra pendant la moitié du XXe siècle, c'est aussi soulever le voile people de sa vie, ses frasques sexuelles plus qu'amoureuses.

     

    Quoique sa relation avec Ava Gardner tenait vraiment de la passion destructrice, tandis qu'avec Marilyn, il s'agissait plus d'une amitié sincère.

     

    Mais ce n'est pas le versant le plus intéressant de la vie de Sinatra. Le travail de Véronique Chalmet est formidable lorsqu'il retisse les liens entre JFK et Sinatra.

     

    Tous deux démocrates (le chanteur étant un défenseur acharné des droits civiques), tous deux belles gueules et fêtards, ils vont s'épauler, se passer des filles, de grosses sommes d'argent aussi et Sinatra allant jusqu'à organiser la cérémonie d'investiture de Kennedy en janvier 1961 !

     

    Ce dernier le remerciant même personnellement dans son discours.

     

    Mais avec JFK, il y a aussi Robert, nommé Attorney General et, lui, va sérieusement ruer dans les brancards de la mafia italo-américaine...

     

    C'est tout le paradoxe pimenté de cette histoire gigantesque.

     

    Livre passionnant, parfaitement écrit, riche en anecdotes, Sinatra et la mafia remet en selle un artiste immense, trop vite oublié à mon goût.

     

    Alors que l'on célèbre les 50 ans de l'assassinat de JFK à Dallas, il est bon de froisser un peu l'icône irlandaise et de se souvenir qu'elle devait, beaucoup, à son pote Frankie.

     

    Et pour juger de la classe de l'homme, ce show à Saint-Louis avec ses amis du Rat Pack,

    Dean Martin, Sammy Davis Jr, le 20 juin 1965.

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     


    JFK, autopsie d'un complot - 1sur3

     

     

    Pour apprécier ces vidéos,
    cliquer sur le logo central de RADIONOMY
    colonne de gauche,
    le fond musical sera supprimé.

     

     

     
     
    Ce documentaire, J.F.K, Autopsie d'un complot (0h55), retrace l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, Président des États-Unis depuis 1961, qui tomba sous les balles d'un tireur, alors qu'il prenait part à un cortège motorisé dans les rues de Dallas au Texas, le 22 novembre 1963.
     
     
     
     
     
     
     
     
     JOHN FITZGERALD KENNEDY, l'histoire de son assassinat
     
     
    Au moment où le président est atteint par les projectiles, il est assis à côté de son épouse Jackie. Le gouverneur du Texas, John Connally, qui est assis devant dans la voiture, est lui aussi touché, mais pas mortellement.

    Moins d'une heure après le constat du décès, le vice-président Lyndon B. Johnson, est assermenté à bord de l'avion présidentiel.
    .
    La nouvelle se répand rapidement dans tous le pays, et sensibilise les américains, car que le dernier président mort sous les balles d'un assassin était William McKinley, en 1901.

    Pendant que le vice-président Johnson est assermenté, et que le corps du président est ramené à Washington par avion, la police identifie Lee Harvey Oswald, un ex-marine de 24 ans, comme le principal suspect.
     
     
     
     
    Lee H. Oswald plaidait son innocence lorsqu'il à été abattu le 24 novembre par Jack Ruby, le propriétaire d'une boîte de nuit.
    .
    Le 25 novembre 1963, plusieurs personnalités politiques importantes, assistent aux funérailles de John F. Kennedy.
     
    Le 29, le président Johnson fait mettre en place une commission spéciale, pour éclaircir les circonstances entourant cette série d'événements.
     
    Présidée par le juge en chef de la cour suprême, Earl Warren, elle conclura que Lee H. Oswald a agi seul dans l'assassinat de J.F.Kennedy. La polémique subsistera malgré ce verdict.
     

    .
    L'affaire Kennedy devient un secret d'état, et témoigne de l'hypocrisie des institutions.
     
     
     
     
     
     
    Documentaire "JFK : La preuve d'une conspiration" de Robert J. Groden (1993).

    Robert Groden est l'un des meilleurs experts concernant l'assassinat du Président John F. Kennedy. Il est un expert mondial de premier plan concernant les preuves photographiques de l'affaire JFK.
     
    Et il a publié cinq livres à succès traitant de l'assassinat, de la conspiration, des preuves, de l'opération de dissimulation, et des suspects impliqués. Son livre "High Treason" fut dans la liste des meilleures ventes du New York Times pendant 11 semaines, pointant en deuxième position du classement.

    Mr Groden fut le consultant en chef d'Oliver Stone tout au long du tournage du film "JFK".
     
    Il est un fervent critique de la Commission Warren, et fut la première personne à apporter le film de Zapruder à la télévision national en 1975, dans l'émission "Good Night America" avec Geraldo Rivera. 
     
     
     
     
     
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     

    De nombreux journalistes ont mené l'enquête sur cette mystérieuse mort, et ont finalement découvert; d'après leurs avis, qu'il s'agissait en réalité d'un immense complot, mêlant une grande partie du gouvernement de l'époque.
    .
    Le documentaire révèle les secrets les plus terrifiants de la manipulation post-assassinat et la vérité sur de nombreuses morts violentes des années 1963 à 1974.

    Il sera également révélé l'identité des commanditaires du crime qui ont monté l'organisation pour abattre le Président Kennedy, camouflé la vérité et modelé la politique de la première puissance mondiale.
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Relation entre Giancana et le clan Kennedy

    ( La Pègre La Costa Nostra )

     

     

    Il est reconnu que Joseph Kennedy a demandé l’aide de Giancana afin de mobiliser les syndicats pour faciliter la nomination de John Fitzgerald Kennedy lors du congrès démocrate qui préparait les élections de 1960.

     

    John lui-même a sollicité son aide par l’intermédiaire de Frank Sinatra.

     

     

     

    Il y a de fortes présomptions que durant sa présidence, JFK et Giancana aient gardé des liens, notamment par l’intermédiaire d’une maîtresse commune, Judith Campbell.

     

     

     

    Mais dès le début de la présidence de Kennedy, les relations devinrent assez tendues avec Giancana et les autres grands mafieux américains.

     

     

     

    Judith Campbell
     

    • Judith Katherine Inmoor, connue sous les noms de Judith Campbell ou Judith Exner, est une Américaine célèbre pour avoir été la maîtresse du Président John F. Kennedy et du mafioso Sam Giancana.

     

     

     

    Les Kennedy ne tinrent pas leurs promesses de laisser Giancana tranquille et lancèrent une guerre sans merci contre la Mafia.

     

    Pour cette guerre, le président Kennedy dut même couper les ponts

    avec son ami Frank Sinatra, trop lié au crime organisé.

    Le 22 novembre 1963,

    John F. Kennedy est assassiné à Dallas, au Texas.

     

    Certains pensent que Sam Giancana était impliqué dans cet assassinat.

     

    Cette théorie est notamment basée sur la présomption que Jack Ruby aurait

    tué Lee Harvey Oswald, considéré comme l’assassin de Kennedy,

    sur ordre de la Mafia avec laquelle il aurait eu des liens.

     

    En 1966, Giancana fut forcé de laisser tomber la gestion des casinos

    sud-américains pour avoir pris de trop grosses commissions sur leurs bénéfices.

     

    Il s’exila au Mexique. Sept ans plus tard, il revint aux États-Unis.

     

     

     

    SAM GIANCANA  " Patron de l'OUTFIT de CHICAGO " MAFIA

     

    Salvatore Giancana appelé Sam Giancana, né le 15 juin 1908 à Chicago,

    assassiné le 19 juin 1975 à Oak Park, est un mafioso américain d’origine sicilienne,

    patron de l’Outfit de Chicago de 1957 à 1966.

     

    Ses surnoms étaient, entre autres, « Momo », « Mooney », « Sam the Cigar » ou « Sammy ». 

     

     

    CARRIERE CRIMINELLE

    Sam Giancana rejoignit le Forty-Two Gang (le gang 42), un gang d’adolescents des rues qui était sous la direction de Joseph Esposito.

     

    Giancana développa une réputation d’excellent conducteur de véhicule, de gagner beaucoup d’argent et de tueur vicieux.

     

    Après le meurtre d’Esposito, dans lequel Giancana était mêlé, le gang 42 devint une extension du Chicago Outfit.

     

    Cependant le gang 42 fonctionnait à distance de l’Outfit, car cette dernière les considérait comme trop incontrôlable. Malgré cela, les qualités de chef de Giancana, le fait qu’il soit un excellent conducteur lors des poursuites avec la police et ses capacités à gagner beaucoup d’argent dans la rue remontèrent aux oreilles des chefs de haut rang .

     

     

     

    de la Cosa Nostra comme Frank Nitti, Paul Ricca et Tony Accardo.

     

    À la fin des années 1930, Giancana devint le premier du gang 42 à rejoindre les rangs de l’Outfit.

     

    En 1942, Giancana força le chef d’orchestre de jazz, Tommy Dorsey,

     

    à libérer Frank Sinatra des obligations contractuelles qui freinaient sa carrière.

     

    Cette histoire est devenue célèbre grâce au livre puis, plus tard, le film,

    Le Parrain.

    Giancana est aussi cité pour son implication dans le meurtre de Theodore Roe en 1952.

     

    Montée en puissance

    En 1945, après avoir été incarcéré au Federal Correctional Complex à Terre Haute dans l’Indiana (durant cette période, il expliqua à ses enfants qu’il était à l’université), Giancana devint une personne crédible aux yeux du chef de l’Outfit, Tony Accardo, pour le prendre à l’essai dans la loterie clandestine dans le quartier afro-américain.

     

    L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine de l’abandon de la loterie et de l’exil hors des États-Unis de Eddie Jones.

    L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine du meurtre de Theodore Roe.

    Les deux étaient à la tête de la loterie clandestine.

     

    Cependant Roe refusa d’abandonner ses parts dans la loterie aux Italiens, il fut abattu par un membre de l’équipe de Giancana, Lennard « Fat Lennie » Califano. Mais le contrôle total de la loterie ne se fit que lorsque Jackie « the Lackey » Cerone fit peur à « Big Jim »

    Martin à Mexico en lui tirant deux balles dans la tête qui ne le tuèrent pas.

     

    À l’issue de cette guerre des jeux qui rapporta des millions de dollars à l’Outfit, Giancana devint favori pour devenir le chef en 1957.

     

    Accardo prit le rôle de « consigliere ».

     

    Mais la réalité du pouvoir était détenue par Accardo et Ricca, aucune décision majeure ne pouvait être prise sans leur accord.

    Giancana était présent à la réunion au sommet d’Apalachin en 1957 dans l’État de New York dans la propriété de Joseph Barbara. Plus tard, le parrain de la famille de Buffalo Stephano Magaddino et Giancana expliquèrent que la réunion aurait dû prendre place près de Chicago.

     

    Giancana affirma que Chicago était « l’endroit le plus sûr au monde » pour une réunion au sommet de la mafia parce que plusieurs chefs de la police étaient corrompus.

     

     

    Collaboration avec la CIA

    Il est de notoriété publique et plus tard partiellement corroboré par la Commission Church, que durant le gouvernement Kennedy, la Central Intelligence Agency (CIA) recruta Giancana et d’autres mafieux pour assassiner le président cubain Fidel Castro. Il fut rapporté que Giancana disait que la CIA et Cosa Nostra étaient les différents côtés d’une même pièce de monnaie « different sides of the same coin ».

    L’association entre Giancana et Kennedy est indiquée dans Le dossier Exner (Exner file) écrit par Judith Campbell Exner. Exner était réputée pour être la maîtresse à la fois de Giancana et JFK et il semblerait qu’elle ait relayé des informations au sujet de Fidel Castro entre les deux.

    Cependant, la fille de Giancana, Antoinette a fait état de son impression au sujet de son père qui aurait détourné des millions de dollars des fonds de la CIA.

     

    Selon les documents déclassifiés de la CIA en 2007 intitulés « Family Jewels » (les bijoux de famille), Giancana et le chef de la mafia de Tampa/Miami, Santo Trafficante Jr ont été contactés en septembre 1960 pour un projet d’assassinat de Fidel Castro par l’agent de la CIA, Robert Maheu.

     

    Maheu, pour les contacter, est passé par l’intermédiaire un membre de la mafia de Chicago, en place à Las Vegas et numéro deux de Giancana, Johnny Roselli. Maheu se présentait comme un représentant des casinos et de différents intérêts économiques spoliés par Castro.

     

    Il offrit 150 000 $ pour son élimination (le document suggère que seul Roselli et Giancana acceptèrent, Trafficante refusa).

     

    Toujours selon le document, Giancana suggéra d’utiliser des pilules de poison qui seraient versés dans ses aliments et sa boisson. Ces pilules furent données à une personne désignée par Giancana, Juan Orta, un représentant corrompu du nouveau gouvernement cubain qui avait accès à Castro.

     

    Après une série de six tentatives pour introduire le poison dans ses aliments, Orta demanda à abandonner la mission.

     

    Elle fut confiée à un autre, inconnu.

     

    Plus tard, une seconde tentative fut mise au point par Giancana et Trafficante par le biais du docteur Anthony Verona, le leader de la junte des cubains exilés.

    Selon Trafficante, la junte était très affectée par l’inefficacité de sa lutte.

     

    Verona demanda 10 000 $ en dépense et 1 000 $ en matériel de communication.

     

    Cependant, la tentative fut annulée peu de temps avant le lancement de l’invasion de la baie des cochons en avril 1961.

     

    Sinatra arrest
    Photo source: thesmokinggun.com

    Assassinat

    Le 19 juin 1975, alors qu’il faisait cuire des saucisses sur son barbecue, Giancana fut assassiné d’une balle derrière la tête.

    Puis, ses assassins le couchèrent sur le dos et lui tirèrent six balles autour de la bouche, comme pour signifier qu’on le réduisait au silence, pour l’empêcher de dévoiler quelque chose.

    Giancana aurait dû comparaître quelques jours plus tard, devant le HSCA, une commission d’enquête sur les assassinats de John F. Kennedy et de Robert F. Kennedy et sur les agissements conjoints de la CIA et de la Mafia contre Fidel Castro.

     

    Qui a tué Giancana ?

     

    On pense qu’il pourrait s’agir de la Mafia, notamment de Joey Aiuppa, pour un règlement de compte ou pour l’empêcher de dévoiler des choses sur la mort de John Kennedy.

     

    Il pourrait aussi s’agir de la CIA, qui l’aurait fait tuer afin de l’empêcher de dévoiler des informations sur ses activités secrètes et l’assassinat de Kennedy encore une fois.

    On peut noter qu’aucun de ses « amis » du show business, ni même ses « amis » de la Mafia, ne fut présent à ses funérailles.

     

    Marilyn Monroe and Frank Sinatra
    Photo source: walterfilm.com

     

     

     

    Quand Sinatra joua chez un mafieux à cause des Kennedy

     
     

    Kennedy

     

    Frank Sinatra et John Kennedy (Photo : AFP)

     

     

    Entretenus depuis la Prohibition, les liens du clan Kennedy avec la mafia ne sont un secret pour personne.

     

    Pour autant, cinquante ans après l'assassinat de JFK, de nouvelles anecdotes émergent.

     

     

    C'est l'analyste politique Larry Sabato qui, dans le livre The Kennedy Half-Century :

    The Presidency, Assassination, and Lasting Legacy of John F. Kennedy révèle en détails le savoureux rôle d'intermédiaire joué par le crooner le plus influent de l'époque :

    Frank Sinatra.

     

    Lorsque le très ambitieux Joe Kennedy décide d'envoyer son fils JFK à la Maison Blanche, il fait appel au mafieux Sam Giancana, parrain de la pègre de Chicago et, par extension, des États-Unis.

     

    Ensemble, ils se lancent dans une vaste campagne souterraine à grands renforts de manipulation de scrutin, d'achat de votes et de trafic d'influence.

     

    Sam Giancana (Photo : DR)

     

     

    Giancana mobilise alors Frank Sinatra, qui va longtemps servir d’intermédiaire mondain entre la pègre, Hollywood et le clan démocrate.

     

    C'est lui qui présente à JFK la maîtresse de Giancana, Judith Campbell, laquelle débute une liaison avec le candidat démocrate un mois plus tard.

     

    C'est encore lui qui joue le rôle de go between dans l'organisation du trafic de votes, permettant ainsi au clan de remporter l'État convoité de la Virginie.

     

    Censé lui assurer de futurs contrats juteux, l'investissement financier et relationnel déployé par Sam Giancana pour le camp démocrate s'avère décisif.

     

    Pourtant, une fois la dynastie Kennedy installée à la Maison Blanche, le parrain n'est plus le bienvenu.

     

    Contre toute attente, JFK nomme son frère Bobby - fer de lance de la lutte contre le crime organisé - ministre de la Justice.

     

    Larry Sabato raconte :

     

    "Quand les Kennedy tournèrent le dos à Giancana, Sinatra a travaillé dur pour calmer le courroux du mafieux. "

     

    Rat Pack

     Photo source:lilouandrue.com

     

    En dédommagement, le chanteur dû jouer à la Villa Venice - le club de Giancana - avec le Rat Pack (Dean Martin, Sammy David Jr, Joey Bishop et Peter Lawford) huit soirs d'affilés.

     

    Si Frank Sinatra finit par revenir dans les bonnes grâces de Giancana, les Kennedy n'y parvinrent jamais."

     

     

    Le CLAN KENNEDY, GIANCANA, SINATRA,  la PEGRE,  la COSTA NOSTRA

     

     

    Zack Shelton, 63 ans, l’ancien agent du FBI, dans son bureau, chez lui,

    près de Houston, au Texas. © Olivier O'Mahony

     

     

    Certains enquêteurs du FBI continuent l’enquête.

    Le 21 novembre 2013 | Mise à jour le 25 novembre 2013
    notre correspondant Olivier O'Mahony

     

     Aujourd’hui retraité, l’agent Shelton, 63 ans, devenu détective privé, vit au milieu de ses souvenirs, avec sa femme, dans un pavillon à proximité de Houston (Texas). L’assassinat de John F. Kennedy est l’enquête qui lui tient le plus à coeur. Il n’a jamais oublié ce jour où, adolescent à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), son cours d’anglais fut interrompu par une annonce diffusée dans un haut-parleur  

     

    " John Fitzgerald KENNEDY, est mort "

     

    Les murs de son salon sont couverts de ses trophées, des têtes de cerf et d’élan. Regard bleu acéré, l’agent Zack Shelton rate rarement sa cible. Durant sa longue carrière au FBI, il a aussi chassé un autre genre de gros gibier.

     

    A Chicago notamment, où il fut en poste une dizaine d’années, il s’est illustré par ses enquêtes sur Tony Accardo, le patron de l’Outfit, tentaculaire organisation criminelle. Dans son bureau, l’ancien flic a accroché la photo d’Accardo attablé lors d’un banquet comme dans un film de Scorsese.

     

     

     

     

    Depuis son départ à la retraite, il enquête sur le mystère de Dallas. Il est convaincu que JFK a été abattu par la Mafia de Chicago, avec l’approbation tacite de la CIA qui l’utilisait pour ses basses oeuvres. « Sam Giancana, un des parrains de l’Outfit, considérait qu’il avait fait entrer JFK à la Maison- Blanche.

     

    "Si les gens savaient ce qui s’est vraiment passé, ils ne le supporteraient pas"

     

    A l’époque, Sam faisait et défaisait les élections en achetant les suffrages dans l’électorat démocrate. L’Illinois, son fief, était un “swing state” en 1960, un Etat clé sans lequel Kennedy n’aurait jamais pu devenir président. Joe, le père de John et Bobby, connaissait bien Sam. Il lui avait demandé de faire élire son fils.

     

    Sam a obtempéré, pensant qu’en retour il aurait la paix. Mais quand Bobby est devenu ministre de la Justice, il a lancé une vaste opération “mani pulite” contre le crime organisé. Forcément, Sam l’a très mal pris. On ne joue pas à ça avec la Mafia.

     

    Quand le vieux Joe a été frappé par un infarctus, en 1961, Sam et ses complices ont réalisé qu’ils n’avaient plus aucun relais à la Maison-Blanche. Il ne restait plus qu’une seule solution… » Longtemps Shelton a cru à la thèse officielle du tueur solitaire, mise en avant par la commission Warren.

    Mais en 1979, au détour d’une enquête mineure, un obscur gangster, James Files, se confie à l’un de ses indics. Le type est connu pour abattre ses adversaires de sang-froid.

     

    A l’époque, il donne dans le trafic de voitures volées. Il transporte les véhicules d’un Etat à l’autre, à bord de son camion. Un informateur de l’agent Shelton, infiltré dans le milieu, l’accompagne dans ses voyages.

     

    Un jour, Files et l’espion arrivent à Dealey Plaza, à Dallas.

     

    « Si les gens savaient ce qui s’est vraiment passé, ils ne le supporteraient pas », lâche Files. Le propos intrigue Shelton, qui se jure d’en savoir plus. « Files n’avait aucune raison de lancer une telle bombe à mon informateur », explique-t-il aujourd’hui...

    Treize ans plus tard, Shelton rencontre Don Ervin, un avocat texan qui a recueilli les confidences de James Files. Celui-ci purge alors une peine de prison au pénitencier de Joliet (Illinois). Le gangster affirme avoir été le chauffeur de Charles Nicoletti, le bras droit de Sam Giancana. Shelton connaît bien Nicoletti.

     

     

    Sam Giancana (second from right), mob boss of Chicago, with the Mcguire sisters, also a target of the Kennedy's after first being helped by him to win the elections in Illinois, felt betrayed by the Kennedy's. He sent his hitmen to Dealey Plaza, among others Charles Nicoletti and Johnny Roselli. All three were murdered in the 1970's shortly before they were called to testify before government committees investigating the murders of JFK and Martin Luther King. Charles Nicoletti was James Files' boss.

     

    Elégant et baraqué, il passe pour être un des tireurs d’élite de l’Outfit. Il a assassiné son propre père, qui avait abusé de lui dans sa jeunesse. Files raconte être allé avec lui à Dallas, la veille de l’assassinat, le 21 novembre 1963, sur instruction de Giancana qui aurait mis un contrat sur la tête du président.

     

    Là, ils auraient retrouvé Lee Harvey Oswald dans un motel. Oswald leur aurait fait faire le tour du centre-ville, afin de leur montrer les endroits les plus adaptés pour tirer sur le président.

    Files et Nicoletti auraient également rencontré Jack Ruby, l’homme qui allait abattre Oswald, dans une crêperie. Le lendemain, les mafieux auraient pris place autour de Dealey Plaza pour abattre JFK. Nicoletti se serait installé à la fenêtre de la tour Dal-Tex, qui donne sur la place, juste à côté du dépôt de livres scolaires, au sixième étage duquel se trouvait Oswald.

     

    Armé d’une carabine Remington Fireball, Files se serait caché derrière une palissade, au sommet d’un monticule herbeux, à quelques mètres côté droit de la limousine présidentielle.

     

    Selon lui, il aurait tiré la balle qui a tué le président. « Je trouvais ce récit trop beau pour être vrai, reconnaît Shelton, mais c’était si détaillé que j’avais du mal à croire que tout était faux. Je connaissais les hommes dont il parlait et ce qu’il disait d’eux collait avec ce que j’en savais.

     

    Depuis cette révélation, Files n’a jamais varié d’un pouce dans ses déclarations. »

    Pour Shelton, tout était donc planifié. La Mafia a envoyé à Dallas ses meilleurs tireurs.

     

    Shelton demande l’autorisation d’interroger James Files, mais ses supérieurs lui ordonnent d’oublier JFK. Interdit d’enquête, il se documente discrètement. Il tombe sur un rapport secret du FBI évoquant le cas d’un autre gangster, Johnny ­Roselli.

     

    Une vieille connaissance. Roselli est l’homme lige de Giancana à Las Vegas. Il a aussi des liens étroits avec la CIA, qui l’a « embauché » pour empoisonner Fidel Castro en 1961 (Roselli l’a reconnu publiquement devant une commission d’enquête en 1975). Et, selon le rapport du FBI, Roselli se trouvait à Dallas le 22 novembre 1963, jour de la visite présidentielle…

    «La beauté du métier d’enquêteur, raconte Shelton, c’est de reconstruire un puzzle, pièce par pièce, jusqu’à ce qu’une image apparaisse. Et là, vous dites : “Holy shit, damned !”»

     

    En 2002, de passage à Chicago, Shelton parle à ses anciens collègues de ses recherches sur la mort de JFK. Tous ont, durant leur carrière, rencontré un malfrat qui leur a affirmé savoir quelque chose à ce sujet. Ils auraient voulu enquêter mais, chaque fois, leur hiérarchie leur demandait d’aller voir ailleurs…

     


    Quelques mois plus tard, de retour à Chicago, Shelton retrouve son vieux pote Jim Wagner, qui a dirigé l’unité chargée de lutter contre le crime organisé. Un jour, en 1989, un gangster lui a dit que Sam Giancana et ses complices avaient assassiné Kennedy.

     

    L’homme, Lenny Patrick, chapeautait les activités de l’Outfit sur toute la zone occidentale de Chicago. Sous le contrôle d’un détecteur de mensonges, il a même affirmé :

     

    « JFK, c’est nous qui l’avons descendu, il faudra qu’on en paie le prix un jour… »

     


    Pour Shelton, tout était donc planifié. La Mafia a envoyé à Dallas ses meilleurs tireurs. Jack Ruby était de mèche. Lee Harvey Oswald aussi, mais il était manipulé.

     

    Qui était à la manœuvre pour lui faire porter le chapeau de l’assassinat de Kennedy? Shelton a trouvé la réponse auprès d’un flic retraité du FBI, Michael Wacks, frère d’un de ses anciens collègues. Un an durant, Wacks a été indic. Il a infiltré le réseau de Carlos Marcello, dont il est devenu très proche.

    Carlos Marcello, surnommé « le petit homme », a bénéficié d’une longévité exceptionnelle dans le milieu.

     

    Des années 1940 à son incarcération en 1983, il a régné sur le crime organisé à La Nouvelle-Orléans et dans la région du golfe du Mexique. Il travaillait étroitement avec Sam Giancana et ses comparses de l’Outfit de Chicago.


    De toutes les fibres de son être, « le petit homme » haïssait les Kennedy, surtout Bobby qui l’avait emprisonné et envoyé en exil dans la jungle au Guatemala. Au début des années 1980, il ne décolérait toujours pas contre eux.

     

     « Les historiens ont du mal à comprendre à quel point les parrains de la Mafia se considéraient à l’époque comme les égaux des politiques, ­explique l’agent Wacks à Zack Shelton.

     

    Ils étaient capables de dire exactement qui leur était redevable, combien valait une faveur. Ils avaient le sentiment d’être à la tête d’un gouvernement parallèle. »

     

    Un jour, Wacks a surpris une conversation téléphonique du « petit homme » avec un promoteur immobilier de Las Vegas.

     

    Carlos Marcello se vante alors d’avoir participé à l’assassinat de JFK. Il dit qu’il a trouvé l’homme qui serait le pigeon de l’histoire, Lee Harvey Oswald, avec lequel il a des connaissances communes.

     

    Pour « le petit homme », toute l’opération était affaire de vengeance autant que de justice : les Kennedy avaient bafoué le code d’honneur de la Mafia.

     

    Il fallait tuer John pour se débarrasser de Bobby.

     

    « C’est comme avec les chiens, disait “le petit homme” à son interlocuteur.

    Il faut couper la tête pour que la queue arrête de remuer… »

     WarrenReport-cover1

     

     Sources

    WIKIPEDIA

    Paris Match - article

    http://www.parismatch.com/Actu/International/50-ans-plus-tard-ils-cherchent-toujours-537518

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Les vies secrètes de JFK de Pierre Lunel

         

     

    Résumé de l’éditeur

    Dans quelques mois, à l’occasion de l’évocation du cinquantième anniversaire de l’assassinat de Dallas, on évoquera à nouveau l’étrange personnalité du plus mythique des présidents américains. Pierre Lunel explore dans cet ouvrage la face cachée de John Fitzgerald Kennedy, grâce à de nombreux témoignages et à des enquêtes fouillées.

     

    Compte tenu de la personnalité de Kennedy, deux axes ont été privilégiés qui se recoupent souvent dans cette vie si troublée : les relations de JFK avec les femmes et avec la mafia…

     

    S’agissant des femmes, Pierre Lunel lève le voile sur bien des mystères : celui de l’attraction sans bornes qu’exerçait JFK sur elles, celui du magnétisme unique qui émanait de toute sa personne, celui de sa frénésie sexuelle, explicable en partie par la maladie d’Addison dont il souffrait et les traitements que les médecins lui administraient pour la combattre,

     

    celui de son irrésistible attrait pour les stars d’Hollywood,

    celui de son seul et unique amour qui le lia à Inga Avard, soupçonnée d’être une espionne danoise , celui de l’étrange ménage qui l’associa à une certaine Jackie Bouvier,

     

    celui de l’assourdissant silence des médias sur les turpitudes du plus débauché des présidents américains.

     

    S’agissant de la mafia, Pierre Lunel dévoile les accointances réelles de JFK avec la pieuvre, révèle les dessous des relations pour le moins étranges avec Sinatra et le parrain Sam Giancana, son amour fou pour Judith Campbell, la maîtresse de Giancana, son conflit avec Edgar Hoover, tout puissant patron du FBI et nous montre le rôle réel de Bobby Kennedy, ministre de la justice.

     

     

    Avis de Callixta

    Ne le nions pas, il y a un certain plaisir voyeurisme à entrer dans les vie secrètes de John Fizgerald Kennedy.

     

    Aujourd’hui encore, un des présidents les plus admirés et aimés des Etats-Unis, le portrait intime livré par Pierre Lunel vous rappellera ou vous apprendra peut-être que cette belle gueule, au succès insolent, marié à l’une des plus belles et intelligentes femmes du monde n’était pas vraiment celui qu’on pouvait croire.

     

     

    Pierre Lunel a compilé des informations prélevées dans les mémoires de ceux qui l’ont connu ou dans ce que l’histoire a laissé en racontant, comme on écrit un roman, l’ascension de ce fils d’Irlandais au destin fulgurant et à la vie loin d’être rangée.

     

    Le style de l’auteur, simple, percutant fait beaucoup pour rendre dynamique ce récit, renforçant encore cette impression qu’ile st un personnage de roman ou qu’il a joué comme un des acteurs dont il était l’ami un rôle dans un film hollywoodien.

     

    Le portrait est cruel pour l’homme comme la photo de la couverture.

     

    Depuis sa naissance jusqu’à sa mort que tout le monde connaît, Pierre Lunel revient sur l’homme privé.

     

    On peut alors résumer ce que fut sa vie :

     

    c’est à la fois un grand malade et un maniaque sexuel impressionnant.

     

    Personne n’ignore plus aujourd’hui qu’il était un homme à femmes mais cette obsession que fut le sexe dans sa vie, les risques qu’il a pris pour satisfaire ses plaisirs les plus fous, les amitiés qu’il a entretenues pour cela font froid dans le dos.

     

    On s’interroge aussi sur le secret bien gardé de cette vie de patachon qui aurait fait exploser n’importe qui mais plus encore un président catholique d’un pays comme les Etats-Unis.

     

    Sans aller aussi loin que l’auteur qui se livre à des interprétations médico-psychologiques, force est de reconnaître qu’il avait un réel problème.

     

     

    On est également fasciné par les efforts de sa famille toute entière, de lui-même, pour cacher ce qu’il est vraiment, surtout ses faiblesses physiques innombrables qui ont fait de lui un client idéal des médecins de tout poil y compris de vrais apprentis sorciers mais également des hôpitaux.

     

    JF Kennedy est mort jeune mais aurait dû disparaître bien avant selon ses médecins.

     

    Ce portrait se déguste comme un roman. Vif, enlevé, le récit révèle l’homme peu à peu suscitant à la fois dégoût et pitié.

     

    C’est aussi une Amérique de la première moitié du vingtième siècle qui apparaît et celle des années cinquante et soixante.

     

    Cuba, Hoover et le FBI, la mafia, Las Vegas, Hollywood, des femmes, du sexe et de la politique au milieu de tout cela, tout de même !...tout tourbillonne.

     

    Une autre façon en tous cas de revisiter sa vie et cette époque.

     

     

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Nom : Thierry Paulin
    Alias : Le tueur de vieilles dames
    Date de naissance : 28 novembre 1963
    Classification : Tueur en série
    Caractéristiques : Vol - Meurtre
    Nombre de victimes : 18 - 21
    Date de meurtres : 1984 - 1987
    Date d'arrestation : 1er décembre 1987
    Méthode de meurtre : Suffocation - Strangulation
    Lieu : Paris, France
    Statut : Décédé le 16 avril 1989


    1 UN HIVER MEURTRIER


    En à peine cinq semaines, et dans un périmètre réduit,
    huit femmes âgées sont sauvagement assassinées.
    C'est le début d'une longue histoire.



    Royaume du clinquant et de l'artificiel, Pigalle est le quartier des sex-shops.
    Le 5 octobre 1984, une vieille dame de 91 ans, Germaine Petitot, est agressée chez elle par deux hommes. Dans son petit appartement de la rue Lepic, au bas de la butte Montmartre, elle est ligotée, bâillonnée et battue avant d'être délestée de ses économies. La malheureuse est dans l'incapacité de donner une description de ses agresseurs. La police enregistre les faits et la déposition vient s'ajouter au dossier déjà trop volumineux qui concerne les attaques de personnes âgées dans le XVIIIè arrondissement. Personne ne peut savoir alors que ce fait divers presque " banal " est en fait un meurtre manqué qui marque le début d'une longue série d'actes criminels. Le même jour, dans le IXè, un arrondissement limitrophe, Anna Barbier-Ponthus a moins de chance que Germaine Petitot.
    Cette dame, âgée de 83 ans, vit seule dans son modeste appartement de la rue Saulnier. En fin de matinée, elle rentre chez elle après avoir fait ses courses. Elle n'en ressortira plus. Selon toute vraisemblance, elle a été poussée à l'intérieur de son logis au moment où elle ouvrait sa porte, puis elle a été battue et étouffée avec un oreiller. Son corps est découvert peu de temps après, bâillonné et ligoté avec du cordon à rideau. On lui a volé 200 ou 300 francs, le peu que contenait son porte-monnaie.

    " ça a toujours été un
    quartier dur. Ici on tue
    pour cinquante francs "
    J.P. PIERRE BLOCH, adjoint au maire du XVIIIè,
    14/11/84
     Quatre jours passent. Le 9 octobre, les pompiers sont appelés sur les lieux d'un début d'incendie rue Nicolet, à nouveau dans le XVIIIè arrondissement. Dans l'appartement à moitié calciné, ils découvrent le corps, pieds et mains liés, de Suzanne Foucault, 89 ans. La vieille dame, résidente du quartier depuis quinze ans, a été assassinée, étouffée par un sac en matière plastique qui lui recouvrait la tête. On lui a volé sa montre d'une valeur de 300 francs et 500 francs en argent liquide.
    Pendant près d'un mois, la série semble s'interrompre. Mais le lundi 5 novembre, boulevard de Clichy, on trouve le corps de Iona Seigaresco, une institutrice à la retraite âgée de 71 ans. Elle a été battue à mort après avoir été bâillonnée et ligotée avec du fil électrique. Le décès remonte au samedi mais n'est découvert que deux jours plus tard, grâce aux enfants de la gardienne venus prendre un cours particulier avec l'institutrice.
    Son absence apparente intrigue les parents des écoliers et la police est alertée. Deux heures plus tard, les forces de l'ordre enfoncent la porte du logement et découvrent le cadavre dans un appartement saccagé. Le ou les assassins ont fait preuve d'une sauvagerie inouïe : la vieille institutrice a le nez et la mâchoire fracturés et un foulard l'étrangle à moitié.
    L'autopsie révèlera qu'elle a toutes les côtes du côté droit brisées. La vieille femme, qui faisait ses courses invariablement tous les jours, vers 12h30, avait été suivie. Cette fois, le crime a payé : les assassins ramassent les 10 000 francs en bons du Trésor que Iona Seigaresco gardait chez elle.
    Deux jours plus tard, le 7 novembre, rue Marc-Séguin, toujours dans le XVIIIè arrondissement, on trouve une quatrième victime. Alice Benaïm est découverte, deux heures à peine après son assassinat, par son fils, André Benaïm, qui venait, comme tous les jours, déjeuner avec sa mère.
    La vieille dame de 84 ans a visiblement été frappée au visage, rouée de coups et torturée. Son ou ses meurtriers ont été d'un rare sadisme : ils lui ont fait avaler de la soude caustique, sans doute pour lui avouer où étaient cachées ses économies. La bouche et la gorge brûlées, Alice Benaïm a été ligotée avec du fil électrique, les mains dans le dos, et jetée sur son lit, bâillonnée avec une serviette-éponge. Elle est morte étranglée. Selon son fils, le butin n'a pas dû dépasser 400 ou 500 francs.
    Cette fois, un voisin a prévenu la presse. En quelques heures, photographes et journalistes sont sur les lieux. L'affaire, dévoilée au public, prend une envergure nouvelle. La presse va consacrer de nombreux articles à cette série noire, qui est loin d'être terminée. Le lendemain, à une vingtaine de mètres à peine de la rue où habitait Alice Benaïm, c'est madame Marie Choy, 80 ans, qui trouve la mort. C'est l'infirmière qui venait soigner la vieille femme à domicile qui la retrouvera morte, étranglée. Le cadavre torturé, jeté sous un lit, est ligoté, avec du fil de fer cette fois, et bâillonné avec une serviette-éponge. L'autopsie montrera, entre autres sévices, qu'elle a eu la boîte cranienne défoncée. Les assassins n'ont pu dérober que 200 ou 300 francs.
    COUPS DE COUTEAU
    Le jour suivant, le 9 novembre, toujours dans le XVIIIè arrondissement, c'est Maria Mico-Diaz, 75 ans, qui meurt, pieds et poings liés, étouffée par un torchon. Son cadavre, portant des traces de coups de couteau, sera découvert par la police sur son lit. Le montant du vol n'a pas dû excéder 200 ou 300 francs. C'est le sixième meurtre depuis le 5 octobre.


    Le corps de Jeanne Laurent, la septième victime en six semaines, est emporté par les policiers.

    Moins d'une semaine s'écoule et le 12 novembre on découvre deux autres corps au cours d'une même journée : un dans le XVIIIè et l'autre dans le XVIIè, un arrondissement tout proche. Mais ces crimes on été perpétrés respectivement six et huit jours auparavant. On trouve d'abord le corps de Jeanne Laurent, 82 ans, elle aussi ligotée avec du fil électrique. L'appartement a été dévasté mais seules des liquidités ont été volées. La vieille dame habitait au dernier étage et son corps est découvert par un ouvrier couvreur qui travaillait sur le toit de l'immeuble.
    Quatre heures plus tard, à 800 mètres de distance, le second cadavre de la journée est découvert. Madame Paule Victor, 77 ans, est trouvée morte, la tête dans un sac en plastique, sous un oreiller. La police est alertée grâce à une jeune voisine qui, en allant aux toilettes communes, a remarqué une forte odeur de putréfaction.
    " Je lui répétais sans cesse :
    Ne sortez pas seule si tard.
    Elle disait oui, mais elle n'écoutait pas.
    C'était sa façon de tromper son ennui "
    VOISINE de Paule Victor


    PREMIER PROFIL
    Entre le 5 octobre et le 9 novembre 1984, en à peine plus d'un mois, il y a donc eu huit meurtres de vieilles dames dans le XVIIIè et dans des arrondissements contigus. Les journeaux parlent " d'un tueur de vieilles dames du XVIIIè arrondissement ", les hommes politiques commencent à s'émouvoir et les forces de police se mettent à quadriller le quartier.
    De leur côté, les enquêteurs font des rapprochements. Les spécialistes se rendent compte qu'un " mode opératoire ", c'est-à-dire la manière d'agir propre à un assassin, est entrain d'apparaître : d'abord, il y a proximité de temps et de lieu, la période octobre-novembre et le XVIIIè arrondissement et ses environs. Ensuite, les victimes sont toutes des femmes âgées vivant seules. Bon nombre d'entre elles ont été repérées par le ou les criminels en fin de matinée pendant qu'elles faisaient leurs courses.
    Dans la plupart des cas les femmes sont attaquées au moment où elles rentrent chez elles, poussées à l'intérieur de leur appartement à l'instant où elles ouvrent la porte,ce qui explique l'absence d'effraction.
    Presque toutes les victimes sont ligotées et bâillonnées. La violence est toujours extrême et immédiate : les criminels cherchent à faire parler par la torture. Ils tuent par étouffement, strangulation, et utilisent à plusieurs reprises des sacs en plastique pour asphyxier. Ils volent presque exclusivement des espèces. Voilà les éléments d'un scénario qui semble se répéter avec peu de variations.


    SES ORIGINES

    Né de parents aussitôt séparés, Thierry Paulin va vite
    révéler un enfant turbulent, à la fois
    ambitieux et peu apte à affronter la réalité.
     
    Thierry Paulin est né à Fort-de-France, en Martinique, le 28 novembre 1963. Sa mère, Rose-Hélène Larcher, est âgée d'à peine dix-sept ans lorsqu'elle lui donne le jour. Son père, Gaby Paulin, le reconnaît, puis disparaît et les quitte, lui et Rose-Hélène, avec qui il n'était pas marié, deux jours après sa naissance.

    Monette,ainsi que ses amis appellent Rose-Hélène, encore si jeune, se trouve bien vite incapable de subvenir aux besoins de cette amorce de famille. Elle confiera donc Thierry à sa belle-mère. L'enfant a dix-huit mois quand sa grand-mère le recueille à l'Anse-à-l'Ane où elle tient un restaurant, le Maman Jojo, en bord de mer. L'Anse-à-l'Ane est une jolie plage martiniquaise, peu fréquentée par les touristes mais où se retrouvent les résidents aisés de l'île. La grand-mère de Thierry, accaparée par son restaurant, ne lui consacrera pas beaucoup de temps ; elle le gardera cependant jusqu'à ses dix ans.

    Le jeune Thierry Paulin, à l'extrême droite, entouré de sa mère, de son beau-père, et de ses demi-frères et soeur. Bientôt, il devra quitter l'île pour rallier la métropole et faire la connaissance de son père.

    La première enfance de Thierry est donc solitaire. Il a l'impression que personne ne s'occupe vraiment de lui et que personne ne le conseille : il manque autant d'amour que d'autorité. Ce ne sera qu'en 1973 que Monette, après qu'elle aura eu reconstitué une famille, reprendra son fils auprès d'elle. Thierry connaît alors sans doute une courte période de bonheur : il joue sur la plage avec ses demi-soeurs, jardine...
    Sa scolarité, toutefois, n'est déjà pas sans accrocs. A l'école des garçons des Trois-Ilets où il est inscrit, le petit Thierry se montre un enfant difficile et violent. Un jour, alors qu'il n'a pas encore douze ans, il menace un de ses professeurs, qu'il trouve le punir trop souvent, avec un couteau de cuisine. Mais il sait aussi user de son intelligence : il interceptera les lettres envoyées par l'école en recommandé pour informer sa mère de l'incident et, surtout, tapera lui-même une réponse à la machine à écrire ( " l'enfant a été sévèrement grondé " ) qu'il authentifiera en imitant sa signature.
    Dans la famille, en même temps, les rapports se dégradent. Elle s'est encore agrandie et le beau-père de Thierry tend de plus en plus à considérer le garçon comme une charge. Aussi Monette, qui a retrouvé la trace de Gaby en métropole, à Toulouse, où il travaille dans le bâtiment, décide-t-elle de reprendre contact avec lui. Plutôt que de verser une pension pour l'enfant, le père de Thierry propose de le prendre avec lui pour qu'il aprenne son métier, plombier ou maçon. Le jeune garçon quittera donc sa mère pour la France.
    Lorsqu'il arrive à Toulouse, s'intégrer à sa nouvelle famille ne va pas de soi : Gaby, qu'il n'a jamais vu, est marié et a deux enfants. Jusqu'à seize ans, Thierry va au collège et passe tant bien que mal son B.E.P.C. Il entreprend alors de préparer simultanément un C.A.P de coiffure et un autre de mécanique et électricité-auto au centre de formation des apprentis de Bordelongue. Mais l'adolescent, comme souvent à cet âge de la vie, est plus préoccupé par ses virées à mobylette avec ses copains que par ses études.


    Thierry Paulin pendant son apprentissage de coiffeur. Peu interessé par le métier, il s'ennuiera vite et ne passera même pas son examen.

    La bande traîne dans les cafés ou les boîtes de nuit, resquille quand elle peut, se bagarre : elle est vite connue. Thierry est le seul noir de la bande, mais il ne semble pas en avoir souffert : il se souviendra de cette époque comme du " bon temps ". Délaissant de plus en plus ses études, il ne passe pas ses C.A.P.
    Pendant quelque temps, il vivotera en vendant des tableaux au porte-à-porte. Gaby lui proposera bien de travailler avec lui, mais il refuse.
    C'est que les deux hommes entretiennent des rapports de plus en plus orageux.
    Désoeuvré, il se résout à devancer l'appel ; il commencera son service militaire en septembre 1980. A Toulouse, il passe d'abord quelques mois à la caserne de Pérignon, au 14è R.P.C.S., un régiment de parachutistes, où il est affecté au salon de coiffure. Malgré son allure de baroudeur, les " bidasses ", jamais réputés pour le tolérance envers l'homosexualité, le rejettent. Pour Thierry, ce nouvel épisode de sa jeunesse est encore une période difficile.

    Le 14 novembre 1982, alors qu'il est en permission, Thierry entre dans une épicerie dont il était un client régulier, rue Ledru-Rollin à Toulouse. Il y entre une première fois et engage une conversation anodine avec l'épicière, Mme Marguerite, âgée de soixante-quinze ans ; il ressort, puis, dix minutes plus tard, refait irruption dans la boutique, le visage masqué par un foulard. Menaçant la pauvre femme d'un couteau de boucher, il rafle le contenu de la caisse : 1 400 F.
    Il a alors à peine dix-neuf ans. Il est arrêté rapidement grâce au témoignage de l'épicière, qui l'a bien reconnu, et est interné une semaine à la prison Saint-Michel. Il est dès lors fiché à l'Identité Judiciaire et jugé le 7 juin 1983 par le tribunal correctionnel de Toulouse. Il écope de deux ans de prison avec sursis pour vol avec violence. Il déclarera au juge qu'il avait volé pour pouvoir s'acheter les vêtements qu'il désirait.
    Les parachutistes du 14è R.P.C.S. à Toulouse ne souhaitant plus l'accueillir parmi eux à nouveau, il se porte volontaire dans la Marine à Paris. Mais on ne veut pas de lui non plus. Il finit cependant par entrer à l'école des fusiliers marins à Lorient, d'où il est vite renvoyé, mais non sans être devenu " matelot breveté ", ce qui lui permet d'être affecté à la base aéronavale de Toussus-le-Noble dans les Yvelines. On l'y intègre dans une " équipe détails ", autrement dit on l'emploie surtout à tondre les pelouses.
    Entre temps, Monette, la mère de Thierry, a rallié elle aussi la métropole et s'est installé à Nanterre. A la fin de sa période militaire, début 1983, Thierry réintègre donc, mais pour peu de temps, la cellule familiale. Il est bientôt familier des milieux homosexuels parisiens et parvient à se faire embaucher au Paradis Latin, près du Quartier Latin, un cabaret pour touristes dont le spectacle fait la part belle aux travestis. Thierry, sans doute, pense approcher son " rêve " : il pénètre enfin un milieu qui l'accepte. C'est alors un garçon athlétique ( il mesure 1,82 m ), toujours vêtu à la dernière mode, un diamant à l'oreille, il arbore une coupe de cheveux géométrique à la Carl Lewis.




    En fait, quoiqu'il raconte à qui veut l'entendre qu'il est chef de rang, voire même qu'il fait partie de la troupe du spectacle, le travail de Thierry consiste surtout à desservir les tables. C'est au Paradis Latin qu'il se liera à Jean-Thierry Mathurin, un Guyanais au rang plus élevé que le sien dans la hiérarchie du cabaret. Les deux hommes ressentent très vite une grande attirance réciproque. C'est sans doute de cette époque que date leur rêve d'ouvrir leur propre cabaret.
    En attendant, Thierry se produit lui-même de temps en temps dans un numéro de travesti au Rocambole, une boîte de nuit de Villecresnes, dans le Val-de-Marne, au sein d'une revue d'amateurs. Un jour, il invitera même sa mère à assister au spectacle, mais celle-ci, choquée de voir son fils travesti en chanteuse de charme, sort avant la fin du tableau.
    Pendant la brève période où Thierry habita chez sa mère, ce ne furent que conflits et cris. Ne travaillant pas pendant la journée, il traîne à la maison, y amène ses amis, aussi marginaux que lui. La situation devient vite insupportable. Elle explose enfin le jour où il menace sa mère de mort parce qu'elle refuse de lui signer un chèque pour une opération de chirurgie esthétique qui lui permettrait d'effacer une cicatrice à la lèvre.
    Il en vient même à frapper au ventre une de ses demi-soeurs enceinte qui tente de s'interposer. Monette prévient la police. En avril 1984, Thierry est donc à la rue ; il loge un temps au hasard des amis et des rencontres.
    Quand, un peu plus tard, Monette quitte Nanterre pour Goussainville, dans l'Oise, Thierry a alors trouvé, provisoirement, une chambre de bonne, rue Béranger dans le XVIè arrondissement, où il a une vieille dame pour voisine. Il fait alors des extras à droite et à gauche dans des discothèques et dans plusieurs restaurants " branchés " des Halles.
    Thierry et J.-T Mathurin décident de vivre désormais ensemble et s'installent Hôtel de Laval dans une chambre à 275 F la nuit. L'hôtel est situé rue Victor-Massé dans le IXè arrondissement, qui jouxte le XVIIIè. C'est alors une période faste de taxis, de restaurants et de boîtes de nuits à n'en plus finir.
    Thierry et Jean-Thierry sont devenus des figures du milieu homosexuel : ils sont de toutes les fêtes " branchées " et flambent dans tous les endroits à la mode. Ils travaillent depuis maintenant presque deux ans au Paradis Latin.
    L'embellie ne dure pas. A l'automne 1984, jaloux, Thierry fait une scène violente à Mathurin en plein restaurant : il casse verres et chaises, renverse les tables, hurle qu'il veut " faire la peau à " Mathurin... Il sont immédiatement jetés dehors. Finis l'argent et le luxe facile : le chômage. Non seulement ils en sont réduits à se contenter d'une chambre moins chère, mais, de surcroît, ils se voient contraints à solliciter de leur hôtel un crédit.
    Pour rembourser celui-ci, et simplement, vivre, Paulin ira au plus immédiatement praticable : escroqueries, vols de chéquiers ou de cartes de crédit, revente de drogue...
    2 MOBILISATION

    Face à la multiplication des actes meurtriers envers
    une population particulièrement vulnérable - des femmes
    âgées et solitaires - la tension monte et gagne toute la ville.
     
    Un climat de peur envahit peu à peu la capitale en émoi, tout particulièrement le XVIIIè arrondissement. La population se met à protester contre l'incompétence de la police, bien que des premières mesures aient été prises dès le 10 novembre. Bon nombre de personnes âgées réclament un déploiement plus efficace des forces de l'ordre.
    La presse s'étant emparée de l'affaire, le public apprend qu'en un mois on a retrouvé les corps de six vieilles dames assassinées sauvagement et qu'il y a très probablement un lien entre tous ces crimes. La découverte, le 12 novembre, de deux assassinats supplémentaires, ceux de Paule Victor et de Jeanne Laurent, met le feu aux poudres.
    La population ne peut pas savoir, à ce moment-là, que ces deux crimes ont été perpétrés environ une semaine avant la découverte des corps, et donc bien avant le renforcement de la sécurité dans le quartier. La panique s'empare des habitants âgés de l'arrondissement.


    EMOTION OFFICIELLE
    Pierre Joxe, ministre de l'Intérieur, va se recueillir le jour même sur les lieux de l'assassinat de Paule Victor. Pierre Touraine, directeur de la P.J., est alors chargé de prendre des mesures d'urgence et dès le lendemain, le 13 novembre, on assiste à un déploiement sans précédent des forces de l'ordre dans le XVIIIè arrondissement : 120 gardiens des brigades d'arrondissement, 35 îlotiers ( des policiers affectés à des zones spécifiques du quartier ), 50 C.R.S. et 50 hommes de compagnies de district sont répartis pour surveiller ce minuscule périmètre, dans un rayon de 1 500 mètres autour de la butte Montmartre, où est censé rôder l'assassin. De plus, l'arrondissement est divisé en quatorze secteurs, et chaque secteur est silloné 24 heures sur 24 par des patrouilles de trois policiers.
    Sur simple demande, ces policiers peuvent se mettre à la disposition de toute personne âgée qui désirerait être accompagnée quelque part. En parallèle à ces policiers en uniforme, plusieurs dizaines d'inspecteurs de la Brigade Criminelle en civil quadrillent le terrain.
    Mais le directeur de la Police Judiciaire est bien forcé d'admettre qu'il n'y a quasiment aucun indice sérieux sur lequel les policiers pourraient se baser pour faire progresser leur enquête. Quelques empreintes ont été trouvées sur les lieux des crimes mais elles ne suffisent pas à fournir le profil d'un suspect éventuel. La police piétine dans ses recherches.
    Après quelques descentes dans les milieux interlopes, en particulier dans le quartier de la Goutte d'Or, les inspecteurs acquièrent la quais-certitude qu'ils n'ont pas affaire à un assassin ordinaire. Le fait que le tueur ne s'attaque qu'à des vieilles dames, qu'il ne vole presque rien mais tue avec une incroyable violence, permet à la police d'émettre une hypothèse : le criminel est sans doute un drogué ou un malade mental.
    " J'invite les personnes
    âgées à rester prudentes
    sans céder à la psychose
    de l'agression... "
    J. FRANCESCHI, Sec. d'Etat aux personnes âgées, 11/84
    Le quotidien Le Parisien sort en première page, le mercredi 14 novembre, un portrait-robot fondé sur le témoignage d'une vieille dame victime d'une agression et persuadée d'avoir identifié le " tueur du XVIIIè ". Une ressemblance frappante amène la police à arrêter, le jour même, Jean-Luc R. qui prenait tranquillement un verre au café " Le Saint-Jean ", place des Abbesses. Interpellé sans ménagement, le sosie du portrait-robot est immédiatement conduit au commissariat Jules-Joffrin pour y être interrogé. Il faut presque quatre heures à la police pour réaliser que l'homme arrêté n'a absolument rien à voir avec les crimes commis. Saisie par la panique ambiante et par l'urgence de dénicher le coupable, la police a pris un peu trop au sérieux un portrait établi sur la base d'un témoignage imprécis et non confirmé, lui aussi dicté par la peur. Jean-Luc R. est immédiatement relâché.

    CONTEXTE : L'IDENTITE JUDICIAIRE
    Section Dactylotechnie de l'Identité Judiciaire. Dans ce service au nom barbare, chasseurs d'empreintes, photographes et dessinateurs travaillent jour et nuit. Alertés par une des brigades de la Police Judiciaire, ils se rendent au plus vite sur les lieux des crimes, une petite mallette à la main.
    Leur première tâche consiste à relever les empreintes sur les murs, portes, armoires, bouteilles et autres objets, sur un adhésif. Cette trace sera observée dans une visionneuse qui l'agrandit cinq fois.
    Une fois ce travail terminé, arrive l'un des dix-sept photographes chargés de mitrailler chaque recoin. Puis, un dessinateur intervient, il mesure au centimètre près toutes les pièces où le drame s'est déroulé et en tire des croquis précis. De retour à son bureau, il reconstitue à l'encre de Chine le plan des lieux sur papier-calque. Ce sont ces photos et ces dessins que les jurés pourront consulter pendant le procès.
    C'est également le dessinateur qui élabore, avec l'aide des témoins, les portraits-robots. Il dispose d'une mallette remplie de transparents : des dizaines de fronts, yeux, nez, bouches, des barbes, etc...
    Le travail du portraitiste consiste à écouter attentivement le signalement fourni par le témoin, parfois à guider celui-ci et à donner le coup de crayon qui donnera la vie à une image plate et sans couleur.

    Le XVIIIè arrondissement est en pleine psychose, et une visite de Claude Estier, député de la circonscription, ne parvient pas à calmer les esprits. Le problème tout entier de la sécurité à Paris est soulevé. En 1984, c'est un gouvernement socialiste, dont le Premier ministre est alors Laurent Fabius, qui est au pouvoir. Les réactions de l'opposition sont vives et M. Chinaud, maire UDF de l'arrondissement, va jusqu'à suggérer la création d'un service " SOS Vieux " pour aider les gens âgés.
     
    Pour tenter d'apaiser les esprits, les élus du quartier convoquent les personnes âgées à une réunion d'information.

    Le vendredi 16 novembre, un rassemblement des personnes âgées est organisé à la mairie du XVIIIè. Chaque personne âgée est convoquée, au moyen d'une carte nominative, par les élus de l'opposition, dont le maire, Roger Chinaud. Celui-ci commence par lire, à l'audience, visiblement inquiète, un message personnel de Jacques Chirac. La salle est comble, il y a environ 2 000 personnes. Malgré les discours politiques rassurants, les protestations et les réclamations traduisent l'affolement du public. L'abrogation de la peine de mort est remise en question. Le maire se veut apaisant et donne un numéro de téléphone qui peut être appelé à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Les personnes âgées, un peu moins inquiètes, peuvent discuter entre elles et rentrent à leurs domiciles plus calmement qu'elles ne sont arrivées à la mairie.
    " En matière de police et
    de justice les
    compétences de la Mairie
    sont égales à zéro "

    ALAIN JUPPE, adjoint au maire du XVIIIè, 14/11/84
    Pendant ce temps, au commissariat du XVIIIè, c'est l'alerte rouge. Demandes de renseignements ou d'une protection rapprochée provenant de vieilles dames, patrouilles sollicitées pour donner diverses informations et conseils, montrent à quel point le climat de tension est fort et combien la police est sur le qui-vive. Le XVIIIè arrondissement est en état de siège. Il est impossible à la population de l'arrondissement d'ignorer les patrouilles de CRS qui sillonnent la porte de Clignancourt, le boulevard de la Chapelle, le cimetière de Montmartre, le métro Barbès ainsi que le quartier de la Goutte-d'Or.
    L' ENQUETE S'ENLISE


    Pierre Joxe, alors ministre de l'Intérieur, et Guy Fougier, préfet de Police, sur les lieux
    de l'assassinat de Paule Victor.
    Néanmoins, la police ne parvient toujours pas, en cette fin de mois de novembre 1984, à cerner l'identité du ou des meurtriers et les enquêteurs émettent de multiples hypothèses. Aucun indice, aucune trace ne permet à la police de mieux définir son champ de recherche. Les services spécialisés continuent de comparer des milliers d'empreintes digitales entre elles, mais sans succès et les rafles destinées à faire pression sur le " milieu " pour que celui-ci dénonce le coupable restent sans résultats.
    Le temps passe et, peu à peu, la terreur s'apaise dans le XVIIIè, puisqu'aucun autre crime portant la " marque " du tueur de vieilles dames n'est plus commis. Le XVIIIè étant devenu un quartier à haut risque pour Paulin et son ami J.-T. Mathurin, tous deux avaient en effet décidé de quitter la capitale et de " se mettre au vert " pendant un moment dans la ville où Paulin a passé une partie de son adolescence, Toulouse. Là, logeant provisoirement chez le père de Thierry et rêvant d'heures de gloire, ils vont essayer de vivre " normalement ".
    Il faudra encore trois ans à la police et toute une série de nouveaux crimes pour mettre la main sur Thierry Paulin.


     
    3 LA TRAQUE

    L'interruption soudaine de la série d'assassinats
    chasse peu à peu le " tueur de vieilles dames du XVIIIè arrondissement "
    de la une des journeaux. Un an passe,
    lorsque le cauchemar recommence brutalement,
    cette fois dans un tout autre périmètre.
    Thierry Paulin en mars 1986 interprétant " Tout doucement ", un air à succès de la chanteuse Bibi.

    Tandis que des patrouilles de C.R.S sillonnent les rues de Paris, Thierry Paulin et son compagnon Jean-Thierry Mathurin sont désormais à des centaines de kilomètres de là. Les deux amis se sont réfugiés à Toulouse, où le père de Thierry les accueille. Paulin retrouve le quartier de son adolescence et renoue avec ses anciens camarades. Les deux compères s'affichent dans les boîtes fréquentées régulièrement par les homosexuels de Toulouse et dépensent avec ostentation de grosses sommes d'argent.

    Ruptures à Toulouse
    Mais les années qui ont passé n'ont pas aidé à résoudre les querelles familiales. Les disputes reprennent de plus belle entre Paulin et son père, et l'homosexualité désormais manifeste de Paulin n'arrange rien. Le couple que forment les deux jeunes gens connaît, lui aussi, des difficultés et se dégrade peu à peu. Paulin et Mathurin se supportent de plus en plus mal et finissent par se séparer. Mathurin se résout à renter à Paris. Paulin continue seul sa vie de noctambule...
    Séduit depuis longtemps par le monde du spectacle, Thierry Paulin pense de plus en plus à monter ses propres numéros musicaux. Il s'y emploie activement. Il continue à soigner son aspect, qui est sa " carte de visite " et, selon une méthode qu'il continuera d'appliquer dans les soirées parisiennes, il offre largement champagne et cocaïne pour s'attirer les sympathies, réelle ou apparentes.
    C'est à cette même époque que Paulin tente de lancer la Transforme Star, une agence de spectacles de travestis. On ignore encore aujourd'hui comment Paulin a pu se procurer assez d'argent et de relations pour ébaucher un projet d'une telle envergure. Le lancement d'une société commerciale, même modeste, exige en effet de nombreuses démarches, des cautions de toutes sortes et une mise de fonds initiale. Malgré ses efforts, l'entreprise échoue. Toulouse ne réussit décidément pas à Paulin et le jeune homme décide de regagner Paris, toujours bercé par ses idées de gloire. Il ne tardera pas à connaître la célébrité, mais d'une tout autre manière.
    " J'ai toujours été surpris par son calme...
    Pourtant un soir, j'ai appris qu'il
    était violent, il venait de
    tabasser le patron d'une boîte de nuit
    avec une batte de base-ball "
    CO-ORGANISATEUR de la soirée Look d'Enfer
    Un an a passé depuis le 12 novembre 1984 et les policiers du Quai des Orfèvres s'égarent dans de multiples hypothèses. La série de meurtres du XVIIIè s'est interrompue, et rien ne permet aux enquêteurs de se mettre sur la trace du ou des meurtriers.
    Le 20 décembre 1985, dans le XIVè arrondissement cette fois, la découverte du corps d'une vieille dame de 91 ans, Estelle Donjoux, étranglée chez elle, relance l'affaire. Moins de quinze jours plus tard, le 4 janviers, Andrée Ladam, 77 ans, subit le même sort à quelques mètres de là. Après une courte trêve de cinq jours, c'est Yvonne Couronne, 83 ans, qui est surprise et assassinée à son domicile rue Sarrette.
    Ces trois crimes ont été perpétrés dans un rayon de 400 mètres autour de l'église d'Alésia. Chaque fois, le même scénario se répète : la vieille dame est suivie depuis la rue jusqu'à son palier, puis poussée à l'intérieur de son appartement au moment précis où elle ouvre la porte, pour être finalement étouffée ou étranglée.

    CONTEXTE : LE CRIME A-T-IL PAYE ?

    Pour maintenir son train de vie, Paulin avait besoin de beaucoup d'argent et en particulier de liquidités pour payer ses sorties en boîtes de nuit, ses vêtements à la dernière mode et sa chambre d'hôtel. La chambre que Paulin occupait à l'hôtel du Cygne, à 380 francs la nuit, représentait à elle seule un loyer mensuel de 12 000 francs. Par recoupements, la police a pu déterminer que Paulin dépensait de 2 000 à 3 000 francs par jour. Le trafic de cocaïne et le vol de cartes de crédit lui assuraient sans doute une bonne part de son revenu, les vols commis chez les vieilles dames ne représentant qu'un complément presque dérisoire.
    En effet, Paulin ne volait généralement à ses victimes que des espèces, et très rarement des objets. Les sommes volées étaient très peu élevées. Un policier interrogé déclara même qu'un pickpocket de Belleville gagnait mieux sa vie que Paulin.
    La première vague de crimes et celles qui suivirent ne rapportèrent que peu d'argent. Ainsi, chez :
    Anna Barbier-Ponthus 200 ou 300 francs.
    Suzanne Foucault 500 francs et une montre.
    Il n'y eut qu'une excéption, chez Iona Seigaresco, où la somme de 10 000 F en bons du Trésor fut découverte par le tueur, par hasard.
    Alice Bénaïm 400 ou 500 francs
    Marie Choy 200 ou 300 francs
    Maria Mico-Diaz 200 ou 300 francs.
    Et il en fut de même pour les autres victimes...


    Ce rituel rappelle le cauchemar des vieilles dames du XVIIIè, sans pour autant apporter la certitude qu'il s'agit bien du même homme. Au contraire, la composante sadique caractéristique des meurtres du XVIIIè, la violence gratuite dont faisait preuve le tueur jusque-là, semble avoir disparu. Dans cette nouvelle série, le meurtrier opère avec moins de sauvagerie. Il ne torture plus et procède de façon plus rapide, étranglant immédiatement ses victimes ou les étouffant sous des édredons, des matelas ou des oreillers.
    Pourtant, l'ombre du " tueur du XVIIIè " plane sur cette seconde série noire et, pour les personnes âgées, les choses sont claires, le périmètre de la peur a simplement changé de quartier. La liste des crimes n'est pas close, et dans le seul mois de janvier quatre noms vont venir s'y ajouter.
    La situation empire : au cours de la seule journée du 12 janvier, deux femmes sont retrouvées mortes chez elles : Marjem Jurblum, 81 ans, rue Pelé, dans XIè, et Françoise Vendôme, une veuve âgée de 83 ans, rue de Charenton, dans le XIIè ; toutes les deux sont mortes étranglées. Trois jours plus tard, c'est Yvonne Schaiblé, 77 ans, qui est découverte sans vie dans le Vè arrondissement.

    Rue de Charenton dans le XIIè arr., les policiers emportent le corps de Françoise Vendôme. Cette octogénaire, longtemps vacataire au Musée du Louvre, occupait ses journées à peindre. Son corps ne sera découvert que trois jours après sa mort.
    EMPREINTE
    Après plus d'une soixantaine d'interpellations sans résultats dans les milieux suspects - toxicomanes, trafiquants, détraqués - les enquêteurs sont au bord du découragement et le Quai des Orfèvres, à force de comparaisons, se trouve devant autant de points communs que de divergences. C'est pourtant vers la fin de ce mois de janvier 1986 que la police, pour la première fois depuis le début de l'affaire, fait un grand pas en avant.
    Le laborieux travail de comparaison d'empreintes digitales porte enfin ses fruits. Des empreintes relevées sur les lieux de plusieurs crimes commis en 1984 sont bel et bien identiques à plusieurs autres séries d'empreintes relevées sur les lieux des derniers crimes.
    C'est ainsi que la police peut désormais assurer qu'un même homme au moins, sans préjuger des complices probables, fut présent à trois agressions mortelles de 1984 ( une dans le XIXè arrondissement, deux dans le XVIIIè ), une de 1985 ( dans le XIVè ) et trois en 1986 ( dans le XIVè, le XIè et le XVè ).

    Thierry Paulin en mars 1986 à l'Opéra Night,
    une boîte de nuit.


    Cette découverte bouleverse le cours de l'
    enquête. La police détient à présent trois
    éléments : une série d'empreintes, un mobile - le
    vol de liquidités - et un mode opératoire assez
    bien défini. En dépit de la nouvelle panique qui s'
    empare de la capitale, les enquêteurs reprennent
    confiance.
    Le 31 janvier 1986, soit quelques jours après
    les rapprochements effectués par la Brigade
    Criminelle, Virginie Labrette, 76 ans, est trouvée
    morte dans son appartement, rue de Wattignies
    dans le XIIè arrondissement. La police organise
    alors une opération " coup de poing " à grande
    échelle dans la fourmilière du milieu interlope
    parisien. Les rafles et les contrôles dans les bars
    de Pigalle se multiplient.
    De son côté, la Mairie de Paris propose cette
    fois encore aux retraités des accompagnateurs
    bénévoles et la pose gratuite de systèmes de
    sécurité. Au début du mois de février, la série de crimes s'interrompt à nouveau.


    ENCORE UN ECHEC

    C'est rue Censier dans le Vè arrondissement, que le compagnon d'Yvonne Schaiblé la trouve agonisante dans sa salle de séjour. Il prévient ses voisins qui appellent la police. Les secouristes ne parviendront pas à la ranimer. C'est la cinquième victime de cette nouvelle vague d'assassinats.

    Pendant toute cette période, quand il n'est pas entrain de " faire la fête ", Thierry Paulin travaille dans une agence multiservice appelée Frulatti. Pour s'être fait connaître comme un garçon ayant des relations, Paulin est chargé de trouver des contrats aux photographes, mannequins et illustrateurs free lance de l'agence. Très vite, il devient l'homme à tout faire que son patron n'hésite pas à envoyer chez les mauvais payeurs. Créée par un étudiant d'une école de commerce parisienne, Frulatti s'associe en décembre 85 au projet de fin d'année de trois autres étudiants de l'école : une gigantesque soirée supposée être sponsorisée et très médiatisée. Le projet est difficile à mettre en place et Paulin, qui se trouve souvent à l'agence y est associé. Il sera chargé de " vendre " la soirée aux différentes chaînes de télévision. C'est d'ailleurs lui qui trouve la salle, le Cirque d'Hiver dans le XIè arrondissement. Le spectacle est intitulé " Un Look d'Enfer " et l'agence Frulatti auditionne des dizaines d'artistes : peintres, mimes, chanteurs, cascadeurs...
    Le 24 mai 1986, la soirée " Un Look d'Enfer " fait salle comble, 4 000 personnes se sont déplacées, mais on n'enregistre que 450 entrées payantes. Trop d'invitations ont été envoyées et les étudiants, victimes de leur inexpérience, se retrouvent devant des dettes écrasantes. L'agence Frulatti fait faillite et Paulin disparaît dans la nature.
    " Je me disais que c'était un magouilleur
    de première, peut-être un dealer, il avait
    trop d'argent tout le temps "

    EMPLOYEE du Palace, 1984

    Le 14 juin 1986, à nouveau dans le XIVè arrondissement, un huitième meurtre met les nerfs de la police à rude épreuve. Ludmilla Liberman, une veuve de nationalité américaine, a été surprise et tuée par son agresseur alors qu'elle rentrait chez elle. Ce qui porte à seize le nombre de crimes commis suivant le même scénario depuis l'hiver 1984.
    Deux mois passent sans qu'aucun nouveau crime ne soit commis. La Brigade Criminelle est alors loin de se douter que celui qu'elle traque depuis deux ans est " déjà " sous les verrous.
    En effet, en ce mois d'août 1986, mécontent parce qu'un sachet de cocaïne ne contenait pas la dose annoncée, Paulin se rend à Alfortville chez le trafiquant qui la lui fournit. Il menace le pourvoyeur à l'aide d'un pistolet d'alarme et le rosse sévèrement. Le revendeur est si durement malmené qu'il porte plainte auprès de la police. Paulin est arrêté et condamné à 16 mois de prison, pour " vol avec violence " sur un habitant du Val-de-Marne et " infraction sur les stupéfiants ". Avant d'être incarcéré à Fresnes, il est fiché et ses empreintes digitales sont relevées.
    Certaines circonstances expliquent que les policiers n'aient pas fait le lien entre Paulin, arrêté comme petit braqueur de banlieue, et l'assassin parisien des vieilles dames. Les moyens informatiques à disposition de la police étant à ce moment-là encore limités, la comparaison des empreintes se faisait fiche par fiche.
    Un travail excessivement long et méticuleux fut accompli sur 150 000 fiches, mais ce travail portait exclusivement sur des suspects fichés à Paris. Le recoupement n'était donc pas évident.

    4 LA DERNIERE FETE

    Paulin mène la grande vie. Des petits trafics frauduleux
    lui permettent de financer ses goûts de luxe.
    Pourtant, le sourire de ce garçon bon vivant cache-t-il
    un tueur sadique ?

    Pendant plus d'un an, aucun autre meurtre portant la signature du tueur n'est commis. Pourtant, Paulin n'a pas eu à purger la totalité des 16 mois de sa peine ; il quitte la prison de Fresnes au bout d'un an seulement.
    Vers la fin de l'été 1987, fraîchement libéré, Paulin renoue avec ses anciennes connaissances et reprend sa vie de noctambule.
    Toujours décidé à organiser des soirées, Paulin entreprend de mettre à jour son carnet d'adresses. Il se remet à fréquenter les discothèques et les bars homosexuels du quartier des Halles, apparaissant ici et là, plus éxubérant que jamais..
    Paulin fréquente assidûment Le Palace, une boîte de nuit célèbre, située rue du Fg Montmartre, à Paris. Toujours charmant et poli, Paulin dépense sans compter pendant ces soirées : il prend toujours une ou deux bouteilles de whisky qu'il paye comptant et laisse de très gros pourboires, parfois il vient tous les soirs pendant une semaine puis disparaît pendant un mois pour à nouveau resurgir plusieurs soirs de suite.
    Toujours soucieux d'attirer les sympathies, et poursuivant ses rêves ambitieux, il claironne à qui veut l'entendre qu'il est entrain de monter une agence de mannequins. Le portier de l'hôtel du Cygne, où Paulin réside à cette époque, déclarera par la suite que Paulin se faisait aussi passer pour un disc-jockey gagnant beaucoup d'argent.
     
    Paulin ne tue plus, mais dilapide toujours de grosses sommes aux yeux de tous. Il n'a d'ailleurs jamais volé à ses victimes les sommes nécessaires à un tel train de vie. Cet argent provient-il du trafic de cocaïne ou de cartes de crédit volées ? Les deux probablement. La clef de la " réussite " financière de Paulin réside dans l'aplomb dont il fait preuve, un aplomb que vient renforcer sa relative popularité parmi les noctambules à qui il paye à boire. Le petit voyou toulousain est devenu un hors-la-loi branché qui s'est décoloré les cheveux et porte une boucle d'oreille.
    Plusieurs mois ont passé, et brusquement la série noire reprend. Le 25 novembre 1987, Rachel Cohen, 79 ans, est assassinée à son domicile, rue du Château d'Eau, dans le Xè arrondissement et le même jour, à une centaine de mètres de là, rue d'Alsace, Mme Finaltéri, 87 ans, est laissée pour morte par son agresseur, étouffée sous un matelas.
    Deux jours plus tard, toujours dans le Xè, Geneviève Germont, 73 ans, étouffée puis étranglée, succombe au 22 rue Cail.


    " Il bouillonnait de projets...
    il semblait en avoir fini avec
    ses bêtises, avoir tourné la page "
    Me HERVE PAGE, avocat de Paulin,
    dans Le Parisien, 6/12/87


    Le week-end qui suit ses violences, Paulin l'emploie à fêter ses 24 ans. Le samedi 28 au soir, il régale fastueusement ses amis au Tourtour, un établissement du quartier des Halles où il a travaillé comme serveur en 1985. Les trois salles du restaurant sont réservées pour une cinquantaine de convives auxquels il a adressé d'élégants cartons d'invitation. Le jeune homme n'a négligé aucun détail et, grand seigneur, passe la soirée à tenter d'impressionner ses invités. Il a convié son avocat, maître Page, ainsi que toute la faune nocturne qu'il côtoye désormais régulièrement.
    L'addition a été réglée d'avance et en espèces. Le menu raffiné est arrosé au champagne. Paulin est, comme à son habitude, très élégant, en spencer noir, chemise blanche et cravate.
    Le lendemain soir, Paulin invite à nouveau une vingtaine de personnes dans un autre restaurant, à Pigalle cette fois, le Minou Tango, rue Véron. Le lundi encore, il s'exhibe, dans un long manteau gris à la Sherlock Holmes, au New Copa, grande boîte africaine de la rue Caumartin, fréquentée par les diplomates noirs en poste à Paris. Il ignore encore que cette nuit-là est la dernière qu'il passera en liberté.
    En effet, l'étrange ressemblance des derniers crimes avec les meurtres précédents n'a pas échappé aux policiers. Sans attendre de comparer d'éventuelles empreintes digitales, le Quai des Orfèvres réagit en mobilisant tous les commissariats de quartier.
    La Brigade Criminelle dispose en effet d'un atout de taille : Madame Finaltéri a survécu. Elle fournit, une fois rétablie, une excellente description de son agresseur : un grand garçon d'un mètre 80, métis, les cheveux décolorés et portant une boucle d'oreille. Le portrait-robot établi d'après ces renseignements est immédiatement distribué dans tous les commissariats de Paris.


    CONTROLE D'IDENTITE

    Le mardi 1er décembre 1987, à une dizaine de mètres du commissariat de la porte Saint-Denis, dans le Xè arrondissement, le commissaire Jacob discute avec quelques commerçants du quartier dans la rue, le portrait-robot du tueur en poche. Il est en pleine conversation quand son regard croise celui d'un passant, un métis à l'allure sportive. Se fiant à son instinct autant qu'à son expérience, il interrompt sa conversation pour aller demander ses papiers d'identité au jeune homme.

    " L'instinct de flic, croyez-moi, ça existe encore ". Francis Jacob réussit là où bon nombre de ses collègues ont échoué. Il interpelle Paulin tout seul, en plein jour et en pleine rue.

    Celui-ci n'est autre que Thierry Paulin. Il espère sans doute s'en sortir une nouvelle fois, mais la photo de la carte d'identité qu'il présente ne correspond pas à sa physionomie actuelle et éveille les soupçons du commissaire. Emmené dans les locaux du commissariat de la porte Saint-Denis pour une vérification de " routine ", Thierry Paulin n'oppose pas de résistance. Persuadé qu'il est suspecté de se droguer, il montre ses bras, sur lesquels il n'y a effectivement pas de traces de piqûres et exige de parler à son avocat.
    De son côté, le commissaire Jacob découvre que son suspect a déjà été arrêté pour infraction sur les stupéfiants. Il téléphone alors au chef de la B.R.B., la Brigade de Répression du Banditisme, et au chef de la Brigade Criminelle chargé du dossier.
    Les policiers de la B.R.B. emmènent le suspect jusqu'aux locaux de l'Identité Judiciaire pour vérifier ses empreintes digitales et les comparer avec celles du meurtrier des vieilles dames.
    Rapidement, la responsabilité de Paulin, en ce qui concerne une partie au moins des meurtres, ne semble plus faire de doute pour la police.
    Commencent alors les 48 heures de garde à vue à la Brigade Criminelle au Quai des Orfèvres. Pendant 43 heures, Paulin est questionné sans relâche. Il avoue rapidement plus d'une vingtaine de meurtres aux dix policiers de la B.R.B. et de la Brigade Criminelle auxquels il doit faire face. Paulin raconte pêle-mêle les premiers crimes et tous ceux qui suivirent, confondant parfois les dates et les noms des victimes. Aucun remords, aucun trouble ne semble l'effleurer, il est apparemment incapable de mesurer la terrible gravité des crimes qui lui sont reprochés, comme s'il considérait qu'une vie humaine ne pèse ni plus ni moins que celle d'un insecte : il n'hésite pas à expliquer en détail aux policiers la façon dont il opérait, repérant les vieilles dames au marché ou dans la rue, les suivant jusque chez elles, tentant parfois d'engager la conversation pour endormir leur méfiance.
    Très vite, Paulin dénonce Jean-Thierry Mathurin comme étant son complice et donne son adresse. Celui-ci est immédiatement arrêté, rue Vercingétorix, dans le XIVè, au domicile d'un travesti dénommé Joséphine, rencontré alors qu'il travaillait au Paradis Latin.
    Mathurin avouera sans trop de difficulté avoir participé aux meurtres du XVIIIè arrondissement. Paulin puis Mathurin, quelques heures plus tard, sont déférés au Parquet où bientôt commence l'instruction.
    Justice pourtant ne sera pas rendue : à son insu, inexorablement, le Destin s'apprêtait à lui dérober son suspect.

    5 EPILOGUE

    Les suspects sont enfin sous les verrous.
    Une longue et difficile instruction commence.
    Mais le Destin fera qu'il n'y aura jamais de
    procès Paulin.
    C'est le juge Philippe Jeannin qui est chargé d'instruire l'affaire. Dès le jeudi 3 décembre, le magistrat inculpe Paulin pour " assassinats et vols aggravés ". Bien que le jeune homme ait reconnu avoir perpétré plus d'une vingtaine d'assassinats, le juge Jeannin commencera par n'en retenir que dix-hui contre lui, et demandera un complément d'information à propos de trois autres crimes qui demeurent obscurs.
    En effet, le mode opératoire de l'assassin diffère dans ces trois cas : des armes blanches ont été utilisées. Les dix-huit assassinats retenus contre Paulin sont ceux où les victimes ont été étouffées ou étranglées.
    L'instruction de ce dossier retient toute l'attention de l'opinion publique. Le juge Jeannin étudie dans les
    moindres détails les vies passées de Paulin et de son
    acolyte. Pour ne pas avoir à prononcer le nom de Paulin, Mathurin ne se réfère à son ancien ami qu'en l'appelant " l'autre ". Paulin, plutôt calme et souriant, tente de faire adosser à Mathurin la plus grande part de responsabilité.
    Paulin est désormais incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Il est isolé au quatrième étage d'un
    bâtiment récent, baptisé D3, où sont enfermés les
    prisonniers que l'on souhaite maintenir à l'écart des
    autres détenus. Il s'agit bien donc d'un quartier réservé.

    " Il a gardé une grande maîtrise
    de lui jusqu'au bout...
    rien d'une bête brute qui
    fasse peur dans la rue... "
    COMMISSAIRE JACOB

    En prison, Paulin ne pense qu'à soigner son image, inconscient, semble-t-il, de la gravité des actes qui lui sont reprochés. Comme par le passé, il cultive savamment sa tenue vestimentaire. On lui a coupé les cheveux et ôté sa boucle d'oreille pour qu'il ne puisse pas en faire une arme, mais il a pu conserver deux sacs de vêtements contenant, entre autres choses, plusieurs pantalons, un costume coupé comme un smoking, des chemises blanches, des noeuds papillons. Soucieux de les maintenir en bon état, il demandera même à sa mère de laver son linge pour lui.
    A Fleury-Mérogis, plusieurs gardiens sont chargés de veiller sur Paulin, et quatre autres l'escortent pendant son heure de promenade quotidienne, qu'il accomplit dans une cour fermée par un grillage, sans pouvoir communiquer avec les autres prisonniers.

    Jean-Thierry Mathurin a 22 ans en 1987, lorsqu'il est incarcéré à la prison de La Santé,
    construite en 1867, au coeur de Paris. Elle renferme les prévenus en attente de jugement.

    Enfin célèbre, Paulin semble peu préoccupé par les tristes motifs de cette notoriété et se comporte en authentique vedette. Plongé dans la presse, il collectionne les articles le concernant, allant jusqu'à emprunter de l'argent à sa mère pour pouvoir tout acheter. A aucun moment, il ne pense à organiser sa défense.
    Dans un premier temps même, sa seule préoccupation semble n'être que d'obtenir son transfert à Fresnes, où il avait déjà pris ses habitudes lors de sa précédente incarcération. Il commence par reprocher son enfance malheureuse à sa mère, puis retourne cette haine contre ses anciens amis qui, dit-il, l'ont trahi. Il nie ce que la presse dit de lui, s'offusque qu'on le traite de monstre, laisse entendre qu'on s'acharne sur lui parce qu'il sait beaucoup de choses compromettantes sur bien des gens.
    C'est en de telles circonstances que Paulin renoue avec sa mère. Le 10 décembre 1987, Monette va donc voir son fils au parloir libre de Fleury-Mérogis, un parloir où il n'y a pas de séparation entre les détenus et leurs visiteurs. Paulin, décontracté, est " en civil ". Il charge sa mère de demander à Sarah, sa demi-soeur âgée de 20 ans, de venir le voir. Le 12 décembre, soit deux jours plus tard, Monette, Sarah et une autre demi-soeur de Paulin, Mickaela, vont donc lui rendre visite.
    L'émotion est grande au cours de cette réunion familiale dans le malheur. Paulin promettra même à sa mère de prier et de se procurer une bible.

    Considérée comme la prison " modèle " en France car entièrement informatisée, Fleury-Mérogis inclut un quartier de sécurité perfectionnée où Paulin sera détenu.

    Pendant ce temps, Mathurin est incarcéré à la prison de La Santé. Il n'est pas, lui, isolé, mais partage sa cellule avec un autre détenu. Il lit de nombreux contes pour enfants et semble vouloir préparer son baccalauréat.
    Quelques mois après son arrestation, Paulin est atteint de dépression. C'est, du moins le premier diagnostic. En fait, il s'avère rapidement que Thierry Paulin est atteint du sida et que les premiers effets de la terrible maladie commencent à se faire sentir.
    Homosexuel confirmé et toxicomane occasionnel, Paulin ne pouvait pas ignorer qu'il faisait partie des populations à haut risque en ce qui concerne le sida. Un de ses amis interrogé se souvient d'une conversation téléphonique entre Paulin et sa mère, en 1985, au cours de laquelle il se serait vanté d'être atteint du sida.
    En 1986, Paulin avait été hospitalisé à l'hôpital Foch de Suresnes pour une toxoplasmose cérébrale, maladie relativement bénigne, mais qui peut devenir grave dans le cas d'un malade séropositif. Les examens faits à cette occasion ont certainement, dès cette époque, révélé sa maladie.
    L'état du malade empire brutalement un an après son arrestation. Peu après, le 10 mars 1989, Paulin est amené d'urgence à l'Hôtel-Dieu, dans la salle Cusco. Il est placé sous tente à oxygène et nourri par sonde. Bientôt, il tombe dans un état comateux dit de phase 1, c'est-à-dire qu'il est conscient mais ne peut communiquer avec son entourage.
    Il est transféré à l'hôpital Claude-Bernard de Paris, dans le service du professeur Vachon. Soigné à l'aide d'antibiotiques, il lutte contre une tuberculose et une méningite, conséquences de son affaiblissement immunitaire.
    Thierry Paulin meurt des suites du sida dans la nuit du dimanche au lundi 16 avril 1989, à l'hôpital des prisons de Fresnes où il a finalement été transporté. Il était âgé de 26 ans.
    Paulin, ce tueur dont un policier disait : " il tue comme il respire ", n'a pas pu être jugé. Cette mort prématurée le soustrait à la justice des hommes. Malgré ses aveux, Paulin ne sera jamais que le suspect n°1.
     
     
    http://tueursenserie.wifeo.com/thierry-paulin-le-tueur-de-vieilles-dames.php
     
     
     
     
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires