• Faites entrer l'accusé - Claude Nolibé, le calvaire d'un père

     

     

     

     

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    Synopsis :

      

    Dans la nuit du 31 juillet 1991, Claude Nolibé, retrouve sa fille de 18 ans couchée dans la cour de leur maison, poignardée en plein coeur. A l'arrivée des secours, l'homme, couvert de sang, ne peut s'expliquer. En quelques heures, toute la petite ville de Clairac, dans le Lot-et-Garonne, est au courant. Pendant des mois, la justice n'a de cesse de prouver la culpabilité du père, tandis que la rumeur l'a déjà condamné.

      

    En 2001, le véritable meurtrier est enfin identifié.... quelques années plus tard...

     

     

     

     

    Il est indemnisé 19 ans après le meurtre de sa fille à Clairac

      

    Suspecté à tort, Claude Nolibé avait passé 45 jours en détention provisoire.

     

     

     

      Janvier 2004, à Agen, Claude Nolibé assiste au procès du meurtrier de sa fille.  photo archives f. cottereau

    Janvier 2004, à Agen, Claude Nolibé assiste au procès du meurtrier de sa fille. 

    photo archives f. cottereau

     

     

     

    Son fardeau, il le porte sur les épaules. Là-haut, sur les coteaux de Tonneins, où il vit, Claude Nolibé ressasse comme au premier jour le souvenir de sa fille, en photo au coin du salon. Caroline Nolibé est morte dans ses bras, poignardée sur le chemin de la maison, à Clairac. Elle avait 18 ans, c'était le 31 juillet 1991.

     

    Arrêté, placé en garde à vue, inculpé pour assassinat, Claude Nolibé avait passé 45 jours en détention provisoire. Dix-neuf ans plus tard, la justice a fini par reconnaître son erreur :

    il sera indemnisé à hauteur de 50 000 euros.

     

     

     

     

    Épilogue d'un fourvoiement judiciaire. Et encore, celui-ci n'est pas tout à fait achevé : si la décision a été rendue en novembre dernier par la commission régionale d'indemnisation de la détention provisoire et dûment signifiée par la cour d'appel d'Agen, les services du ministère de la Justice en avaient perdu la trace. Après six mois de correspondances et un coup de fil au ministère, le versement de l'indemnité ne serait plus qu'une formalité. Mais on ergoterait sur les 810 euros d'intérêts majorés que Me Michel Gonelle, défenseur de Claude Nolibé, s'est permis de réclamer. « On aura tout vécu dans cette affaire », lance l'avocat.

     

    Incapacité physique

     

    C'est pour avoir été écroué à la maison d'arrêt d'Agen, du 14 août au 27 septembre 1991, que Claude Nolibé est ainsi indemnisé. Chargé d'établir les séquelles liées au seul séjour en prison, le médecin psychiatre n'avait pas caché la difficulté de la tâche.

     

    Ainsi, « la perte de sa fille, l'accusation infondée et la détention préventive » sont-elles « intimement liées », décrit-il dans son rapport. La moitié de l'incapacité physique permanente dont souffre Claude Nolibé, notamment sujet à de l'hypertension artérielle, a été imputée à la prison. « Il est resté sept ans avec la mise en examen pour assassinat sur la tête. Ça ne s'indemnise pas », réagit Me Gonelle.

     

    Après la reconstitution du dra-me, la juge d'instruction avait remis Claude Nolibé en liberté contre l'avis du procureur de Marman- de, Claude Gourg. En 1994, le magistrat, sur le départ pour la cour d'appel de Bordeaux, répétait à « Sud Ouest » avoir « sa conviction profonde sur ce drame ».

     

    C'était relayer à moindres frais la suspicion endurée au bourg de Clairac. Accablé, Claude Nolibé n'avait pas repris longtemps son emploi de cariste dans une entreprise de béton. « Le procureur de Marmande pensait que c'était lui. Les gens de Clairac suivaient. On était dans l'arène. Il s'est passé dix ans, il a eu du courage de rester là », confiait une connaissance.

     

    « J'ai tué la fille Nolibé »

     

    Le premier non-lieu pour insuffisance de charges est tombé durant l'été 1997. Mais il lui aura fallu attendre dix ans et la découverte, en 2001, d'un bout de papier dissimulé en dessous d'un lit de l'institut médico-social éducatif. « J'ai tué la fille Nolibé », était-il écrit.

     

    En 2004, Philippe Gendouze, attardé mental, déclaré irresponsable après l'agression d'une lycéen-ne en 1985, était condamné à 15 ans de réclusion par la cour d'assises d'Agen. Il y a deux ans, à l'occasion de la diffusion d'un documentaire sur l'affaire, Claude Nolibé confiait à « Sud Ouest » : « Si on n'avait pas trouvé ce mot, c'était moi l'assassin, toute ma vie. »

     

     

     

     

     

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