• HERMAN, le BOUCHER des BAS FONDS


















    HERMAN
    "Le Boucher Des bas fonds" 





    PORTRAIT 

     

    Âgé d'environ vingt-cinq ans, Herman est un homme d'allure plutôt débonnaire.

     

    Son visage rond et son corps bien bâti lui donnent une mine engageante. Sa physionomie banale a pourtant quelque chose d'un peu étrange : un menton un peu trop large, des joues rebondies qui s'écartent pour découvrir des dents pointues, des yeux petits et vifs et d‘un bleu à faire froid dans le dos, des oreilles décollées et plantées plus bas que les yeux. Les mains, blanches et fines, contrastent avec le corps robuste. Menteur, voleur, souteneur.

    L'inquiétude qu'inspire à certains la silhouette de Herman n'est pas dénuée de tout fondement. Le boucher des bas fonds possède un casier judiciaire assez bien rempli. Dès l'âge de douze ans, il a été condamné pour attentat à la pudeur sur une vieille femme. Il est né avec une "arriération congénitale".

    ENFANCE et VIE ADULTE


    Né en 1433, en Germanie, Herman était un arriéré mental rusé, cruel, insensible à la douleur d’autrui et porté uniquement vers la satisfaction immédiate de ses caprices. Pourtant, si son intellect ne dépassait pas celui d’un enfant de 12 ans, il n’était pas fou. Il n’avait guère conscience de ce qui l’entourait et vivait dans un monde fermé. Une tendance accrue Par le fait que son père l’ait confié à des moines un peu cruels, qui lui peignirent un portrait des femmes des plus assassin. Lui inculquant que ces dernières n’étaient que des catins portées sur le vice, et la luxure.

    L'expression est sans doute un peu forte. Au monastère, les moines de Herman considéraient bien ses capacités intellectuelles comme inférieures à la moyenne, mais de justesse. Élève modèle, quoique un peu taciturne, Herman devait son caractère renfermé à une situation familiale difficile. Son enfance fut en effet marquée par une haine profonde pour son braillard de père et par l‘absence d‘une mère prostituée dans les bas fond de paris, qui l’a abandonné tout petit, le laissant à un père violent et alcoolique . Les membres du guêt ne seront pas surpris d'apprendre que Herman développe très tôt un goût pour les poupées, qu’il massacre allégrement . 
    Un temps apprenti serrurier, ce qui lui permettra de faire sauter n‘importe quelle serrure. Discipliné, doté d'un physique solide, il fait d'abord bonne impression. Mais cela ne dure pas. 



    De retour à Paris, il va vivre de petits larcins et d'escroqueries. Peu à peu, il fraie avec la pègre de l'endroit.Mais cela ne lui plait guère .
    Herman comprend vite le parti qu'il peut tirer de la désorganisation et d'un marché noir florissant dans les bas fond de la capital. Comme quoi il n'était pas aussi arriéré qu'on a bien voulu le dire. Il loue boutique et arrière-boutique en plein notre dame.
    Il se livre là à de curieux trafics. Las voisins le voient sortir avec de lourds sacs.


    MARCHE NOIR 

    Certes, d'étranges rumeurs circulent sur son compte, mais elles ne pèsent pas lourd face à un avantage bien concret : grand initié du marché noir, Herman est en effet le fournisseur en viande d'un bon nombre de locataires et d'habitants du quartier . Cela permet d'améliorer l'ordinaire composé de pommes de terre et de raves à l'eau salée, ou de tartines de pain noir garnies de saindoux.
    Régulièrement, Herman descend sort de sa boutique en portant à bout de bras un seau sur lequel il a jeté un torchon. il pousse la porte des cuisines de l’auberge du coin et verse dans les marmites un flot de viande coupée en cubes. La mère Ernestine trouve bien la chair un peu pâlichonne et filandreuse, mais en ces temps de pénurie on ne fait pas la fine bouche. D'autant que Herman la lui vend moitié moins cher que la viande de cochon ou de bœuf. Bouillie, dégraissée puis passée à la Moulinette, la viande de Herman fait d'excellentes terrines. Lui-même grand amateur de cuisine, il vient parfois préparer sa spécialité, le ragout.

    Herman fournit aussi moultes auberge de la capitale avec ses de boyaux d'agneau. Il confectionne d’ailleurs souvent, de délicieuses saucisses et chacun des clients des auberges se régales et font honneur à cette spécialité.

    Ce soir là, les rumeurs déplaisantes sur le locataire du quartier de notre dame s'envolent. Ventre comblé n'a pas d'oreilles.

     

     

    MODUS OPERANDI

    Le modus operandi de Herman était bien rodé.

    La nuit venue, il allait dans les bas fond de paris.

     

    Il accostait les femmes de petites vertus ou les bourgeoise en manque de sensation fortes.

     

     

    Herman leur proposait d’aller chez lui.

    Il occupait un petit appartement au dessus de son échoppe.

     

    Il s’occupait de sa nouvelle «conquête». Suivant le cas, celle-ci ressortait ou non vivante le lendemain matin.

     

    Lorsqu’il tuait sa victime, pas toujours lors de leur première nuit d’amour, c’est que Herman n’avait pas pu retenir la frénésie meurtrière qui s’emparait de lui pendant l’acte sexuel. 

     


    Il étranglait ses amantes en pleine extase puis s'endormait à côté du cadavre. Au réveil, le corps était déjà raide et froid.

     

    Herman se levait, se servait une tasse de café, puis se mettait à l'ouvrage.

     

    Prenant la femme par les pieds, il la tirait jusqu'a son échoppe en dessous.

    Là, il étendait un torchon sur le visage de la morte, dont les yeux exorbités le dérangeaient dans sa besogne.

     

    Il y a comme ça des cuisiniers qui ne supportent pas l’œil vitreux du poisson qu'ils sont en train de vider...

     


    Armé d'un couteau de boucher, Herman ouvrait le ventre, pratiquait des entailles à hauteur des côtes puis écartait jusqu'à ce que la cage thoracique craque comme une carcasse de poulet, il arrachait alors les poumons et le cœur puis désarticulait les bras et les jambes, les désossait et fourrait les os dans un gros sac de toile.

     

    Tout ce qui était récupérable était caché sous le lit en attendant d'être réduit en petits cubes.


    Puis le boucher s'occupait de la tête : il découpait le cuir chevelu en lanières, posait le crâne dépiauté sur un chiffon pour étouffer le bruit : alors, à coups de hachoir, il brisait les jointures des plaques osseuses.

     

    Herman proposait parfois de la cervelle à ses meilleurs clients...
     

     

    Néanmoins, les derniers temps, il avait fait preuve de négligence ou de paresse, ce qui expliquait les crânes entiers découverts en différents endroits de la ville.

     


    La nuit, il descendait en portant un gros sac de toile plein d'ossements qu'il allait jeter dans les égouts ou directement dans la seine.

     

     

     

    « LES KENNEDY ET LA MAFIA Aspects de la criminalité médiévale »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo!

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter