• Le CLAN KENNEDY, GIANCANNA, SINATRA et la COSTRA NOTRA, la PEGRE

     

     

     

     

    Relation entre Giancana et le clan Kennedy

    ( La Pègre La Costa Nostra )

     

     

    Il est reconnu que Joseph Kennedy a demandé l’aide de Giancana afin de mobiliser les syndicats pour faciliter la nomination de John Fitzgerald Kennedy lors du congrès démocrate qui préparait les élections de 1960.

     

    John lui-même a sollicité son aide par l’intermédiaire de Frank Sinatra.

     

     

     

    Il y a de fortes présomptions que durant sa présidence, JFK et Giancana aient gardé des liens, notamment par l’intermédiaire d’une maîtresse commune, Judith Campbell.

     

     

     

    Mais dès le début de la présidence de Kennedy, les relations devinrent assez tendues avec Giancana et les autres grands mafieux américains.

     

     

     

    Judith Campbell
     

    • Judith Katherine Inmoor, connue sous les noms de Judith Campbell ou Judith Exner, est une Américaine célèbre pour avoir été la maîtresse du Président John F. Kennedy et du mafioso Sam Giancana.

     

     

     

    Les Kennedy ne tinrent pas leurs promesses de laisser Giancana tranquille et lancèrent une guerre sans merci contre la Mafia.

     

    Pour cette guerre, le président Kennedy dut même couper les ponts

    avec son ami Frank Sinatra, trop lié au crime organisé.

    Le 22 novembre 1963,

    John F. Kennedy est assassiné à Dallas, au Texas.

     

    Certains pensent que Sam Giancana était impliqué dans cet assassinat.

     

    Cette théorie est notamment basée sur la présomption que Jack Ruby aurait

    tué Lee Harvey Oswald, considéré comme l’assassin de Kennedy,

    sur ordre de la Mafia avec laquelle il aurait eu des liens.

     

    En 1966, Giancana fut forcé de laisser tomber la gestion des casinos

    sud-américains pour avoir pris de trop grosses commissions sur leurs bénéfices.

     

    Il s’exila au Mexique. Sept ans plus tard, il revint aux États-Unis.

     

     

     

    SAM GIANCANA  " Patron de l'OUTFIT de CHICAGO " MAFIA

     

    Salvatore Giancana appelé Sam Giancana, né le 15 juin 1908 à Chicago,

    assassiné le 19 juin 1975 à Oak Park, est un mafioso américain d’origine sicilienne,

    patron de l’Outfit de Chicago de 1957 à 1966.

     

    Ses surnoms étaient, entre autres, « Momo », « Mooney », « Sam the Cigar » ou « Sammy ». 

     

     

    CARRIERE CRIMINELLE

    Sam Giancana rejoignit le Forty-Two Gang (le gang 42), un gang d’adolescents des rues qui était sous la direction de Joseph Esposito.

     

    Giancana développa une réputation d’excellent conducteur de véhicule, de gagner beaucoup d’argent et de tueur vicieux.

     

    Après le meurtre d’Esposito, dans lequel Giancana était mêlé, le gang 42 devint une extension du Chicago Outfit.

     

    Cependant le gang 42 fonctionnait à distance de l’Outfit, car cette dernière les considérait comme trop incontrôlable. Malgré cela, les qualités de chef de Giancana, le fait qu’il soit un excellent conducteur lors des poursuites avec la police et ses capacités à gagner beaucoup d’argent dans la rue remontèrent aux oreilles des chefs de haut rang .

     

     

     

    de la Cosa Nostra comme Frank Nitti, Paul Ricca et Tony Accardo.

     

    À la fin des années 1930, Giancana devint le premier du gang 42 à rejoindre les rangs de l’Outfit.

     

    En 1942, Giancana força le chef d’orchestre de jazz, Tommy Dorsey,

     

    à libérer Frank Sinatra des obligations contractuelles qui freinaient sa carrière.

     

    Cette histoire est devenue célèbre grâce au livre puis, plus tard, le film,

    Le Parrain.

    Giancana est aussi cité pour son implication dans le meurtre de Theodore Roe en 1952.

     

    Montée en puissance

    En 1945, après avoir été incarcéré au Federal Correctional Complex à Terre Haute dans l’Indiana (durant cette période, il expliqua à ses enfants qu’il était à l’université), Giancana devint une personne crédible aux yeux du chef de l’Outfit, Tony Accardo, pour le prendre à l’essai dans la loterie clandestine dans le quartier afro-américain.

     

    L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine de l’abandon de la loterie et de l’exil hors des États-Unis de Eddie Jones.

    L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine du meurtre de Theodore Roe.

    Les deux étaient à la tête de la loterie clandestine.

     

    Cependant Roe refusa d’abandonner ses parts dans la loterie aux Italiens, il fut abattu par un membre de l’équipe de Giancana, Lennard « Fat Lennie » Califano. Mais le contrôle total de la loterie ne se fit que lorsque Jackie « the Lackey » Cerone fit peur à « Big Jim »

    Martin à Mexico en lui tirant deux balles dans la tête qui ne le tuèrent pas.

     

    À l’issue de cette guerre des jeux qui rapporta des millions de dollars à l’Outfit, Giancana devint favori pour devenir le chef en 1957.

     

    Accardo prit le rôle de « consigliere ».

     

    Mais la réalité du pouvoir était détenue par Accardo et Ricca, aucune décision majeure ne pouvait être prise sans leur accord.

    Giancana était présent à la réunion au sommet d’Apalachin en 1957 dans l’État de New York dans la propriété de Joseph Barbara. Plus tard, le parrain de la famille de Buffalo Stephano Magaddino et Giancana expliquèrent que la réunion aurait dû prendre place près de Chicago.

     

    Giancana affirma que Chicago était « l’endroit le plus sûr au monde » pour une réunion au sommet de la mafia parce que plusieurs chefs de la police étaient corrompus.

     

     

    Collaboration avec la CIA

    Il est de notoriété publique et plus tard partiellement corroboré par la Commission Church, que durant le gouvernement Kennedy, la Central Intelligence Agency (CIA) recruta Giancana et d’autres mafieux pour assassiner le président cubain Fidel Castro. Il fut rapporté que Giancana disait que la CIA et Cosa Nostra étaient les différents côtés d’une même pièce de monnaie « different sides of the same coin ».

    L’association entre Giancana et Kennedy est indiquée dans Le dossier Exner (Exner file) écrit par Judith Campbell Exner. Exner était réputée pour être la maîtresse à la fois de Giancana et JFK et il semblerait qu’elle ait relayé des informations au sujet de Fidel Castro entre les deux.

    Cependant, la fille de Giancana, Antoinette a fait état de son impression au sujet de son père qui aurait détourné des millions de dollars des fonds de la CIA.

     

    Selon les documents déclassifiés de la CIA en 2007 intitulés « Family Jewels » (les bijoux de famille), Giancana et le chef de la mafia de Tampa/Miami, Santo Trafficante Jr ont été contactés en septembre 1960 pour un projet d’assassinat de Fidel Castro par l’agent de la CIA, Robert Maheu.

     

    Maheu, pour les contacter, est passé par l’intermédiaire un membre de la mafia de Chicago, en place à Las Vegas et numéro deux de Giancana, Johnny Roselli. Maheu se présentait comme un représentant des casinos et de différents intérêts économiques spoliés par Castro.

     

    Il offrit 150 000 $ pour son élimination (le document suggère que seul Roselli et Giancana acceptèrent, Trafficante refusa).

     

    Toujours selon le document, Giancana suggéra d’utiliser des pilules de poison qui seraient versés dans ses aliments et sa boisson. Ces pilules furent données à une personne désignée par Giancana, Juan Orta, un représentant corrompu du nouveau gouvernement cubain qui avait accès à Castro.

     

    Après une série de six tentatives pour introduire le poison dans ses aliments, Orta demanda à abandonner la mission.

     

    Elle fut confiée à un autre, inconnu.

     

    Plus tard, une seconde tentative fut mise au point par Giancana et Trafficante par le biais du docteur Anthony Verona, le leader de la junte des cubains exilés.

    Selon Trafficante, la junte était très affectée par l’inefficacité de sa lutte.

     

    Verona demanda 10 000 $ en dépense et 1 000 $ en matériel de communication.

     

    Cependant, la tentative fut annulée peu de temps avant le lancement de l’invasion de la baie des cochons en avril 1961.

     

    Sinatra arrest
    Photo source: thesmokinggun.com

    Assassinat

    Le 19 juin 1975, alors qu’il faisait cuire des saucisses sur son barbecue, Giancana fut assassiné d’une balle derrière la tête.

    Puis, ses assassins le couchèrent sur le dos et lui tirèrent six balles autour de la bouche, comme pour signifier qu’on le réduisait au silence, pour l’empêcher de dévoiler quelque chose.

    Giancana aurait dû comparaître quelques jours plus tard, devant le HSCA, une commission d’enquête sur les assassinats de John F. Kennedy et de Robert F. Kennedy et sur les agissements conjoints de la CIA et de la Mafia contre Fidel Castro.

     

    Qui a tué Giancana ?

     

    On pense qu’il pourrait s’agir de la Mafia, notamment de Joey Aiuppa, pour un règlement de compte ou pour l’empêcher de dévoiler des choses sur la mort de John Kennedy.

     

    Il pourrait aussi s’agir de la CIA, qui l’aurait fait tuer afin de l’empêcher de dévoiler des informations sur ses activités secrètes et l’assassinat de Kennedy encore une fois.

    On peut noter qu’aucun de ses « amis » du show business, ni même ses « amis » de la Mafia, ne fut présent à ses funérailles.

     

    Marilyn Monroe and Frank Sinatra
    Photo source: walterfilm.com

     

     

     

    Quand Sinatra joua chez un mafieux à cause des Kennedy

     
     

    Kennedy

     

    Frank Sinatra et John Kennedy (Photo : AFP)

     

     

    Entretenus depuis la Prohibition, les liens du clan Kennedy avec la mafia ne sont un secret pour personne.

     

    Pour autant, cinquante ans après l'assassinat de JFK, de nouvelles anecdotes émergent.

     

     

    C'est l'analyste politique Larry Sabato qui, dans le livre The Kennedy Half-Century :

    The Presidency, Assassination, and Lasting Legacy of John F. Kennedy révèle en détails le savoureux rôle d'intermédiaire joué par le crooner le plus influent de l'époque :

    Frank Sinatra.

     

    Lorsque le très ambitieux Joe Kennedy décide d'envoyer son fils JFK à la Maison Blanche, il fait appel au mafieux Sam Giancana, parrain de la pègre de Chicago et, par extension, des États-Unis.

     

    Ensemble, ils se lancent dans une vaste campagne souterraine à grands renforts de manipulation de scrutin, d'achat de votes et de trafic d'influence.

     

    Sam Giancana (Photo : DR)

     

     

    Giancana mobilise alors Frank Sinatra, qui va longtemps servir d’intermédiaire mondain entre la pègre, Hollywood et le clan démocrate.

     

    C'est lui qui présente à JFK la maîtresse de Giancana, Judith Campbell, laquelle débute une liaison avec le candidat démocrate un mois plus tard.

     

    C'est encore lui qui joue le rôle de go between dans l'organisation du trafic de votes, permettant ainsi au clan de remporter l'État convoité de la Virginie.

     

    Censé lui assurer de futurs contrats juteux, l'investissement financier et relationnel déployé par Sam Giancana pour le camp démocrate s'avère décisif.

     

    Pourtant, une fois la dynastie Kennedy installée à la Maison Blanche, le parrain n'est plus le bienvenu.

     

    Contre toute attente, JFK nomme son frère Bobby - fer de lance de la lutte contre le crime organisé - ministre de la Justice.

     

    Larry Sabato raconte :

     

    "Quand les Kennedy tournèrent le dos à Giancana, Sinatra a travaillé dur pour calmer le courroux du mafieux. "

     

    Rat Pack

     Photo source:lilouandrue.com

     

    En dédommagement, le chanteur dû jouer à la Villa Venice - le club de Giancana - avec le Rat Pack (Dean Martin, Sammy David Jr, Joey Bishop et Peter Lawford) huit soirs d'affilés.

     

    Si Frank Sinatra finit par revenir dans les bonnes grâces de Giancana, les Kennedy n'y parvinrent jamais."

     

     

    Le CLAN KENNEDY, GIANCANA, SINATRA,  la PEGRE,  la COSTA NOSTRA

     

     

    Zack Shelton, 63 ans, l’ancien agent du FBI, dans son bureau, chez lui,

    près de Houston, au Texas. © Olivier O'Mahony

     

     

    Certains enquêteurs du FBI continuent l’enquête.

    Le 21 novembre 2013 | Mise à jour le 25 novembre 2013
    notre correspondant Olivier O'Mahony

     

     Aujourd’hui retraité, l’agent Shelton, 63 ans, devenu détective privé, vit au milieu de ses souvenirs, avec sa femme, dans un pavillon à proximité de Houston (Texas). L’assassinat de John F. Kennedy est l’enquête qui lui tient le plus à coeur. Il n’a jamais oublié ce jour où, adolescent à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), son cours d’anglais fut interrompu par une annonce diffusée dans un haut-parleur  

     

    " John Fitzgerald KENNEDY, est mort "

     

    Les murs de son salon sont couverts de ses trophées, des têtes de cerf et d’élan. Regard bleu acéré, l’agent Zack Shelton rate rarement sa cible. Durant sa longue carrière au FBI, il a aussi chassé un autre genre de gros gibier.

     

    A Chicago notamment, où il fut en poste une dizaine d’années, il s’est illustré par ses enquêtes sur Tony Accardo, le patron de l’Outfit, tentaculaire organisation criminelle. Dans son bureau, l’ancien flic a accroché la photo d’Accardo attablé lors d’un banquet comme dans un film de Scorsese.

     

     

     

     

    Depuis son départ à la retraite, il enquête sur le mystère de Dallas. Il est convaincu que JFK a été abattu par la Mafia de Chicago, avec l’approbation tacite de la CIA qui l’utilisait pour ses basses oeuvres. « Sam Giancana, un des parrains de l’Outfit, considérait qu’il avait fait entrer JFK à la Maison- Blanche.

     

    "Si les gens savaient ce qui s’est vraiment passé, ils ne le supporteraient pas"

     

    A l’époque, Sam faisait et défaisait les élections en achetant les suffrages dans l’électorat démocrate. L’Illinois, son fief, était un “swing state” en 1960, un Etat clé sans lequel Kennedy n’aurait jamais pu devenir président. Joe, le père de John et Bobby, connaissait bien Sam. Il lui avait demandé de faire élire son fils.

     

    Sam a obtempéré, pensant qu’en retour il aurait la paix. Mais quand Bobby est devenu ministre de la Justice, il a lancé une vaste opération “mani pulite” contre le crime organisé. Forcément, Sam l’a très mal pris. On ne joue pas à ça avec la Mafia.

     

    Quand le vieux Joe a été frappé par un infarctus, en 1961, Sam et ses complices ont réalisé qu’ils n’avaient plus aucun relais à la Maison-Blanche. Il ne restait plus qu’une seule solution… » Longtemps Shelton a cru à la thèse officielle du tueur solitaire, mise en avant par la commission Warren.

    Mais en 1979, au détour d’une enquête mineure, un obscur gangster, James Files, se confie à l’un de ses indics. Le type est connu pour abattre ses adversaires de sang-froid.

     

    A l’époque, il donne dans le trafic de voitures volées. Il transporte les véhicules d’un Etat à l’autre, à bord de son camion. Un informateur de l’agent Shelton, infiltré dans le milieu, l’accompagne dans ses voyages.

     

    Un jour, Files et l’espion arrivent à Dealey Plaza, à Dallas.

     

    « Si les gens savaient ce qui s’est vraiment passé, ils ne le supporteraient pas », lâche Files. Le propos intrigue Shelton, qui se jure d’en savoir plus. « Files n’avait aucune raison de lancer une telle bombe à mon informateur », explique-t-il aujourd’hui...

    Treize ans plus tard, Shelton rencontre Don Ervin, un avocat texan qui a recueilli les confidences de James Files. Celui-ci purge alors une peine de prison au pénitencier de Joliet (Illinois). Le gangster affirme avoir été le chauffeur de Charles Nicoletti, le bras droit de Sam Giancana. Shelton connaît bien Nicoletti.

     

     

    Sam Giancana (second from right), mob boss of Chicago, with the Mcguire sisters, also a target of the Kennedy's after first being helped by him to win the elections in Illinois, felt betrayed by the Kennedy's. He sent his hitmen to Dealey Plaza, among others Charles Nicoletti and Johnny Roselli. All three were murdered in the 1970's shortly before they were called to testify before government committees investigating the murders of JFK and Martin Luther King. Charles Nicoletti was James Files' boss.

     

    Elégant et baraqué, il passe pour être un des tireurs d’élite de l’Outfit. Il a assassiné son propre père, qui avait abusé de lui dans sa jeunesse. Files raconte être allé avec lui à Dallas, la veille de l’assassinat, le 21 novembre 1963, sur instruction de Giancana qui aurait mis un contrat sur la tête du président.

     

    Là, ils auraient retrouvé Lee Harvey Oswald dans un motel. Oswald leur aurait fait faire le tour du centre-ville, afin de leur montrer les endroits les plus adaptés pour tirer sur le président.

    Files et Nicoletti auraient également rencontré Jack Ruby, l’homme qui allait abattre Oswald, dans une crêperie. Le lendemain, les mafieux auraient pris place autour de Dealey Plaza pour abattre JFK. Nicoletti se serait installé à la fenêtre de la tour Dal-Tex, qui donne sur la place, juste à côté du dépôt de livres scolaires, au sixième étage duquel se trouvait Oswald.

     

    Armé d’une carabine Remington Fireball, Files se serait caché derrière une palissade, au sommet d’un monticule herbeux, à quelques mètres côté droit de la limousine présidentielle.

     

    Selon lui, il aurait tiré la balle qui a tué le président. « Je trouvais ce récit trop beau pour être vrai, reconnaît Shelton, mais c’était si détaillé que j’avais du mal à croire que tout était faux. Je connaissais les hommes dont il parlait et ce qu’il disait d’eux collait avec ce que j’en savais.

     

    Depuis cette révélation, Files n’a jamais varié d’un pouce dans ses déclarations. »

    Pour Shelton, tout était donc planifié. La Mafia a envoyé à Dallas ses meilleurs tireurs.

     

    Shelton demande l’autorisation d’interroger James Files, mais ses supérieurs lui ordonnent d’oublier JFK. Interdit d’enquête, il se documente discrètement. Il tombe sur un rapport secret du FBI évoquant le cas d’un autre gangster, Johnny ­Roselli.

     

    Une vieille connaissance. Roselli est l’homme lige de Giancana à Las Vegas. Il a aussi des liens étroits avec la CIA, qui l’a « embauché » pour empoisonner Fidel Castro en 1961 (Roselli l’a reconnu publiquement devant une commission d’enquête en 1975). Et, selon le rapport du FBI, Roselli se trouvait à Dallas le 22 novembre 1963, jour de la visite présidentielle…

    «La beauté du métier d’enquêteur, raconte Shelton, c’est de reconstruire un puzzle, pièce par pièce, jusqu’à ce qu’une image apparaisse. Et là, vous dites : “Holy shit, damned !”»

     

    En 2002, de passage à Chicago, Shelton parle à ses anciens collègues de ses recherches sur la mort de JFK. Tous ont, durant leur carrière, rencontré un malfrat qui leur a affirmé savoir quelque chose à ce sujet. Ils auraient voulu enquêter mais, chaque fois, leur hiérarchie leur demandait d’aller voir ailleurs…

     


    Quelques mois plus tard, de retour à Chicago, Shelton retrouve son vieux pote Jim Wagner, qui a dirigé l’unité chargée de lutter contre le crime organisé. Un jour, en 1989, un gangster lui a dit que Sam Giancana et ses complices avaient assassiné Kennedy.

     

    L’homme, Lenny Patrick, chapeautait les activités de l’Outfit sur toute la zone occidentale de Chicago. Sous le contrôle d’un détecteur de mensonges, il a même affirmé :

     

    « JFK, c’est nous qui l’avons descendu, il faudra qu’on en paie le prix un jour… »

     


    Pour Shelton, tout était donc planifié. La Mafia a envoyé à Dallas ses meilleurs tireurs. Jack Ruby était de mèche. Lee Harvey Oswald aussi, mais il était manipulé.

     

    Qui était à la manœuvre pour lui faire porter le chapeau de l’assassinat de Kennedy? Shelton a trouvé la réponse auprès d’un flic retraité du FBI, Michael Wacks, frère d’un de ses anciens collègues. Un an durant, Wacks a été indic. Il a infiltré le réseau de Carlos Marcello, dont il est devenu très proche.

    Carlos Marcello, surnommé « le petit homme », a bénéficié d’une longévité exceptionnelle dans le milieu.

     

    Des années 1940 à son incarcération en 1983, il a régné sur le crime organisé à La Nouvelle-Orléans et dans la région du golfe du Mexique. Il travaillait étroitement avec Sam Giancana et ses comparses de l’Outfit de Chicago.


    De toutes les fibres de son être, « le petit homme » haïssait les Kennedy, surtout Bobby qui l’avait emprisonné et envoyé en exil dans la jungle au Guatemala. Au début des années 1980, il ne décolérait toujours pas contre eux.

     

     « Les historiens ont du mal à comprendre à quel point les parrains de la Mafia se considéraient à l’époque comme les égaux des politiques, ­explique l’agent Wacks à Zack Shelton.

     

    Ils étaient capables de dire exactement qui leur était redevable, combien valait une faveur. Ils avaient le sentiment d’être à la tête d’un gouvernement parallèle. »

     

    Un jour, Wacks a surpris une conversation téléphonique du « petit homme » avec un promoteur immobilier de Las Vegas.

     

    Carlos Marcello se vante alors d’avoir participé à l’assassinat de JFK. Il dit qu’il a trouvé l’homme qui serait le pigeon de l’histoire, Lee Harvey Oswald, avec lequel il a des connaissances communes.

     

    Pour « le petit homme », toute l’opération était affaire de vengeance autant que de justice : les Kennedy avaient bafoué le code d’honneur de la Mafia.

     

    Il fallait tuer John pour se débarrasser de Bobby.

     

    « C’est comme avec les chiens, disait “le petit homme” à son interlocuteur.

    Il faut couper la tête pour que la queue arrête de remuer… »

     WarrenReport-cover1

     

     Sources

    WIKIPEDIA

    Paris Match - article

    http://www.parismatch.com/Actu/International/50-ans-plus-tard-ils-cherchent-toujours-537518

     

     

     

     

     

     

     

    « Les vies secrètes de JFK de Pierre LunelJohn Fitzgerald KENNEDY, l'histoire de son assassinat »
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