• le dernier jour de John John Jr et Carolyn

     

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    lL y a 15 ans, le 16 juillet 1999, à 21h40, le Piper Saratoga de John Kennedy jr plongeait dans les eaux noires des côtes de Martha’s Vineyard. Le petit prince de l’Amérique, accompagné de son épouse et sa belle-sœur confirmait ainsi l’étrange malédiction pesant sur la dynastie Kennedy.

    Après avoir goûté à la gloire, le clan connaissait à nouveau l’amertume du deuil.

    OMBRE

    Relayée par des médias omniprésent, la mort tragique du fils de l’ancien président des États-Unis devenait une cause nationale.

    Dans le même temps, l’internet s’enflammait des rumeurs les plus folles. JFK jr aurait été victime tour à tour de la CIA, des Bush craignant sa future candidature à l’élection présidentielle, du Mossad ou des époux Clinton.

    u delà des délires conspirationistes, l’accident de JFK jr recèle de nombreuses zones d’ombre.

    Pourquoi, par exemple, le NTSB chargé de l’enquête a-t-il ignoré les témoignages faisant état d’une explosion ?

    Et pourquoi a-t-on propagé la rumeur d’un John-John pilote inexpérimenté alors qu’en, réalité il cumulait plus de 300 heures de vol ?

    Ou pourquoi, encore, Carolyn, sa propre sœur, a-t-elle demandé aux collaborateurs de JFK jr de ne pas répondre aux nombreuses sollicitations de la presse ?

     

    Caroline-Bessett-John-Kennedy-JR-1997

     

    TABOU

    Steven Blow a brisé un tabou.

    Dans American Son, un livre paru en juin2002 aux États-Unis, cet ancien deGeorge, le magazine crée par le fils de JFK, livre un portrait intimiste des dernières années de John-John.

    Une première à l'époque, puisque le cercle des proches, respectant les consignes données par Carolyn Kennedy, avait  refusé  les sirènes médiatiques.

    Cette obsession du secret se comprend difficilement tant JFK jr était devenu un personnage public, une sorte d’icône pour une Amérique en manque de mythe.

    En fait la lecture de l’ouvrage de Blow - qui rend parfaitement justice aux  extraordinaires qualités humaines de Kennedy - permet de comprendre pourquoi la fille du président assassiné s’est dressée en gardienne du temple.

    En racontant l’épopée de George, Blow dévoile l’état d’esprit de JFK jr dans les derniers temps de sa vie. Et dévoile l’extraordinaire pression qu’il subissait quotidiennement.

    D’abord, en luttant pour la survie de son magazine.

     

    Quelques semaines avant sa disparition, JFK jr avait été informé par les dirigeants d’Hachette-Filippachi de l’arrêt de la diffusion du titre. Poussant ainsi Kennedy a multiplier les voyages au Canada et dans le reste du pays afin de trouver publicitaires, éditeurs et investisseurs prêt à sauver George.

    A cette menace professionnelle venait s’ajouter deux problèmes d’ordres familiaux. Depuis 1989, Anthony Radziwil, le fils de la sœur de Jackie Kennedy, était atteint d’un cancer. John a toujours considéré Anthony comme le frère qu’il n’a jamais eu et avait donc pris à cœur le combat pour tenter de sauver son cousin.

     

     

    Malheureusement en 1999, l’état de Radziwil s’était aggravé, laissant présager une issue tragique prochaine. Une perte à venir dont John Kennedy jr avait du mal à supporter l’idée, n’épargnant ni son temps ni son énergie à soutenir Radziwil lors de ces nombreuses hospitalisations.

     

     

    Ironiquement, brisé et sur un fauteuil roulant, Anthony assistera aux funérailles en mer de John avant de s’éteindre moins d’un mois plus tard.

     

     

    Et puis surtout, c’est ce que confirme Blow en y apportant un nouvel élément, les quarante-huit heures qui précédèrent l’accident de Martha’s Vinyard furent agitées pour le couple Kennedy.

    Sans remettre en question, la solidité du ménage, Blow raconte avoir involontairement surpris une dispute téléphonique entre John Jr et Carolyn Bessette. Kennedy explosant d’un : “Bon Dieu Carolyn ! Tu es la raison qui  a fait que j’étais encore debout à trois heures la nuit dernière”.

    Cette querelle est à mettre en perspective avec cet autre élément. Le lendemain, au lieu de rentrer dormir dans leur appartement de TriBeCa à New-York, JFk jr avait préféré s’isoler au Stanhope Hôtel, son refuge habituel lorsque le couple traversait une tempête. Quelques heures plus tard, apparemment réconcilié, Carolyn et John se retrouvaient sur un aéroport du New-Jersey.

     

     

    Le dernier témoin a les avoir vu vivant se souvient qu’avant de monter dans le Piper, ils s’étaient embrassés.

     

     

    HÉRÉSIE

    Cette remise en contexte en trois éléments, si elle n’explique pas l’accident, révèle les conditions psychologiques difficiles vécues par JFK  dans les dernières heures de son existence.

     

     

    Des conditions peu propices à un vol sans assistance électronique et de nuit.

    Sans compter que le matin même, John venait de se faire enlever un plâtre à la cheville et que l’état de sa blessure ne lui permettait sûrement pas d’assurer sereinement le pilotage du petit avion.

    Quoiqu’il en soit, cette dimension là fut complètement ignorée par le NTSB qui dans son rapport sur les causes de l’accident se focalisa sur les risques d’un vol de nuit, une soudaine montée de la brume et d’une probable erreur de jugement d’un pilote jugé inexpérimenté.

    Cette idée que JFK jr n’était pas capable d’effectuer en solo le vol du 16 juillet 1999 est une hérésie.

    Non seulement, Kennedy avait plus de trois cent heures de vol d’expérience dont cinquante-cinq de nuit mais avait effectué le même trajet trente cinq fois durant les derniers quinze mois.

    Dont la moitié sans instructeur, dans des conditions proches de celles de la nuit de sa disparition. Il est encore aujourd’hui impossible de savoir comment et pourquoi, cette rumeur a pris forme.

    Une des pistes à suivre est peut-être celle des assurances. Établir la seule et pleine responsabilité du pilote permet de dégager certaines obligations.

    Dans tous les cas, c’est se basant sur l’idée d’un  “mauvais jugement” de John, qu’Ann Freeman, la mère de Carolyn et Lauren Bessette a obtenu 15 millions de dollars de la famille Kennedy en compensation de la disparition de ses deux filles.

     

     

    IMPASSE

    Un autre élément, pourtant présent dans un rapport du Département des Transports a été ignoré par les enquêteurs.

     

     

    A 21 h 36 , soit quatre minutes avant la disparition du Piper de Kennedy des radars de l’aéroport de Martha’s Vinyard, Carolyn Bessette a placé un appel téléphonique à l’aide de son portable, vraisemblablement pour annoncer son arrivée prochaine sur le tarmac.

     

     

    D’abord, cet élément permet de confirmer la soudaineté de l’accident mais surtout met à jour la possibilité d’interférences entre l’équipement électronique de l’appareil et le téléphone de Carolyn.

     

    Un scénario connu des pilotes du monde entier et dont la probabilité est évoquée par les autorités de régulations aérienne qui en interdisent l’utilisation en vol, à fortiori lorsqu’il s’agit d’avions de petite taille.

     

     

    Mais il y a mieux encore.

    Dans son rapport sur l’accident “NYC99MA178”, le NTSB a fait l’impasse sur deux témoignages intrigants.

     

     

    Le premier est celui d’un journaliste stagiaire du Martha’s Vinyard Gazette. Interrogé par la chaîne de télévision de   Boston dans les premières heures de la disparition , il raconte qu’il se promenait sur les côtes de l’île lorsque quelques secondes avant 21h40 il a remarqué “un flash blanc dans le ciel” accompagné du bruit d’une explosion.

     

     

    Si elle était unique, l’authenticité  de cette version de la nuit du 16 juillet pourrait être mis en doute.

     

    Mais c’est sans compter sur les affirmations de Victor Pribanic.

    Cet avocat de Pittsburgh pêchait de nuit à proximité du lieu de l’accident, soudain il “entend une explosion au dessus de (son) épaule droite. Il n’y a pas eu de déflagration mais c’était un sacré bang” !!!

     

     

     

    Mieux encore quelques secondes avant d’entendre l’explosion, Pribanic a aperçu un petit avion volant à basse altitude. S’il ne peut pas être formel sur l’identité du pilote de l’appareil, Pribanic, alors que les médias s’interrogent sur le sort des époux Kennedy, prévient dès le lendemain matin les autorités de l’aéroport de Martha’s Vinyard.

    Sa version des faits, unique par sa proximité avec le lieu du crash mais infirmant la thèse officielle d’une chute du Piper à près de cent kilomètres heures, est enregistrée et passée à la NTSB. Pourtant jamais les enquêteurs ne prendront le temps de venir interroger Pribanic.

     

     

    THÈSE

    Alors que s’est-il passé à 21 heures 40 à bord du Piper Saratoga de John Kennedy Jr ?

    Tout d’abord, il semble que la thèse d’un accident soit la plus probable. Ainsi, la présence importante et soudaine de brume, l’absence de lune et la difficulté de différencier l’horizon de la surface de l’eau est confirmée par d’autres pilotes en vol cette nuit là.

    Et puis, il ne faut pas négliger non plus, le témoignage de Kyle Bailey.

    Ce jeune pilote dont le box à l’aéroport d’Essex County dans le New Jersey était voisin de celui de John-John se trouvait sur le tarmac au moment du décollage des Kennedy. En fait, Bailey, devait effectuer lui aussi un vol pour Martha’s Vinyard, mais craignant l’effet combiné de la brume et de la nuit, il avait décidé au dernier moment d’annuler son déplacement. Et de fait, a confirmé que cette nuit-là les conditions de pilotage au dessus de l’Océan Atlantique étaient dangereuses.

     

     

    Mais s’il s’agit d’un accident, d’une erreur de jugement de JFK jr décidant de s’envoler lorsque la prudence conseillé d’attendre le lendemain matin, comment interpréter les témoignages du journaliste du Martha’s Vinyard Gazette et de Victor Pribanic ?

    Une question d’autant plus épineuse que  la thèse de l’explosion en vol, de manière accidentelle ou criminelle, ne résiste pas aux preuves matérielles.

    Les restes de l’appareil remontés par la Marine américaine et l’expertise qui en a suivie démontrent l’absence des habituels signes d’un tel événement.

     

     

    Ainsi l’hypothèse populaire d’une perte subite de la queue du Piper suite à une déflagration et ayant entraîné la chute rapide et les mouvements désordonnés enregistrés par les radars de l’aéroport de Martha’s Vinyard  est mise à bas par la découverte d’une partie du cockpit de l’appareil.

     

    En effet, la queue y est encore attachée démontrant une séparation liée à l’impact.

     

     

     

    EXPLOSIONS

    Ces certitudes n’autorisent pas, comme l’a pourtant fait le NTSB, de négliger deux témoignages qui par leur précision et leur spontanéité remettent en cause le scénario des derniers instants de JFK Jr.

     

    Mieux encore, répondre à l’énigme Pribanic, c’est certainement dévoiler les raisons de la mort tragique de John-John.

     

    La nuit du 16 juillet 1999 a bien été marqué par une série d’explosions au dessus de Martha’s Vinyard.

     

    Comme chaque année à la même époque, la chaleur latente, le taux d’humidité extrêmement élevé et un refroidissement rapide liée à la tombée de la nuit sur l’océan ne sont pas uniquement à l’origine de la brume.

     

    Les mêmes causes entraînant ce que communément l’on nomme des orages de chaleur, en réalité des éclairs distants éclatant au cœur même des champs vaporeux.

    Ainsi si l’on reprend le témoignage du journaliste, il est question de lumière blanche et non pas orangée comme dans le cas d’une explosion de kérosène. Une couleur qui correspond à celle d’un éclair.

    La présence massive de ce phénomène atmosphérique est soutenue par un autre point.

    Le rapport d’expertise sur l’état du cockpit précise que “ toutes les ampoules électriques avaient explosé, que les circuits électriques avaient fondus et que la batterie était totalement déchargée”.

     

    Exactement comme si la foudre s’était abattue sur le Piper de John Kennedy Jr.

    Une thèse soutenue par les derniers mouvements de l’appareil. Avant de s'abîmer, la lecture des échos radars démontre que John-John a effectué  une série de  manœuvres modifiant sa trajectoire, exactement comme s’il tentait d’éviter quelque chose.

    Et puis soudainement, “dans une trajectoire désordonnée comme si le pilote était désorienté” débute la chute vertigineuse et finale vers l’Atlantique.

     

     

    Et comme un étrange et terrible raccourci de l’histoire,  dans le silence de la nuit du 16 juillet 1999, résonne les mots du père assassiné:

     

    “Nous sommes attachés à l’océan et quand nous allons vers les vagues, nous retournons là d’où nous sommes venus”.

     

     

     

     

     

     

     

     SOURCES / article de WILLIAM REYMOND - MONTREAL 

    http://www.journaldemontreal.com/2014/07/16/le-dernier-jour-de-jfk-jr

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