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    Roberto Succo, né le 3 avril 1962 à Venise et décédé le 23 mai 1988 à Vicence, est un tueur en série italien qui a sévi en France et en Suisse d'avril 1987 à février 1988.

     

     

    Élève moyen mais très sportif, il est couvé par une mère autoritaire qui l'adore et le surprotège, le portant aux nues, tandis qu'il convoite l'Alfa Roméo de son père policier souvent absent. À 19 ans, le 9 avril 1981 au cours d'une dispute au sujet de cours séchés, il tue sa mère puis son père rentré de son commissariat peu après : déclaré schizophrène par les psychiatres (expression du Code pénal italien : « incapable d'entendre et de vouloir »), il ne peut être jugé pour ce crime et est interné en hôpital psychiatrique de Bologne pour une durée de 10 ans.

     

    Le 15 mai 1986, interné depuis cinq ans, il s'échappe au cours de son régime de semi-liberté (dormant la nuit dans l'hôpital psychiatrique, il suit le jour des cours de géologie à l'Université de Parme) et se rend en France, où il commet vols, cambriolages, viols, et meurtres. Il a une relation avec une jeune fille de seize ans prénommée Sabrina[2][3]. Il était considéré comme ennemi public en France, en Suisse et en Italie. Ses crimes ne prennent fin qu'avec son arrestation à Mestre dans la région de Venise le 28 février 1988, appréhendé par les Carabiniers après avoir que son portrait-robot diffusé par la RAI ait été identifié par les parents de sa petite amie Francesca, une jeune lycéenne. Le 1er mars de la même année, il tente de s'échapper par les toits de la prison avant de chuter et se blesser (3 côtes cassées et une luxation de l'épaule).

     

    Le 9 mai 1988, alors que l'Italie refuse d'expatrier en France, il est à nouveau déclaré irresponsable par les psychiatres, diagnostiqué comme « schizophrène paranoïde » et héboïdophrène[. Il doit donc retourner à l’asile psychiatrique. Le 23 mai 1988, il se suicide dans sa cellule dans la prison de Vicence, avec une recharge de gaz qu'il ouvre dans un sac plastique, avec lequel il a recouvert sa tête. Il échappe ainsi à ses procès, en Italie, en France et en Suisse.

     

    Parcours criminel

     

    • Le 9 avril 1981, Roberto tue sa mère Marisa Succo de coups de couteaux de boucherie, puis traîne son corps dans la salle de bain, la couche sur le ventre dans la baignoire et fait couler l’eau. Il tue ensuite son père Nazario de coups de hachette. Il le traîne jusqu’à la baignoire et le couche par-dessus sa mère.
    • Le vendredi 3 avril 1987 vers 6 h, à Tresserve, près du lac du Bourget, Roberto tue André Castillo, 38 ans, policier à Chambéry à 50 m de chez lui lors d'un contrôle de routine de sa voiture dans laquelle il dort, d’une balle de 22 Long Rifle à la gorge. Il lui vole par la même occasion son arme de service (un Manurhin 9 mm)
    • Le 27 avril 1987, dans la région d'Annecy, Roberto enlève France Vu-Dinh, 30 ans, ex-professeur d’anglais. À l'heure actuelle, on ne sait toujours pas ce qu'elle est devenue. Lors d'une interview, Roberto aurait expliqué aux enquêteurs qu'il aurait vécu plusieurs semaines avec la jeune femme avant de la tuer car celle-ci essayait de s'échapper. Il aurait jeté son corps dans la mer près de Nice mais aucune preuve à ce jour n'a été trouvée.
    • Le même jour, vers 21 h, le docteur Michel Astoul, 26 ans, disparaît. Le dimanche 18 octobre 1987, au Châtenet (toujours dans la région d'Annecy), dans une grange isolée, on retrouve son corps dans un état de décomposition avancé. Il est mort d'une balle de calibre 9 mm dans la tête (l'arme récupérée du policier Castillo).
    • Le samedi 24 octobre 1987, Claudine Duchosal, 40 ans, est assassinée chez elle, par Roberto, d'une balle de 9 mm dans la tête, à Menthon-Saint-Bernard près de Veyrier du lac.
    • Le 28 janvier 1988, Roberto tue le policier Michel Morandin, 35 ans, à Toulon au seuil de la porte d'entrée de l'hôtel Prémar de trois balles de calibre 357 Magnum : l'une dans la jambe, une autre dans le bras gauche, la dernière derrière l'oreille. Un autre policier, Claude Aiazzi, a été blessé lors de l'intervention.

     

    Postérité

     

     

    Notes et références

     

    1. Eric Pelletier, « La cavale de Roberto Succo [archive] » sur lexpress.fr, 3 avril 2008
    2. Faites entrer l'accusé - Roberto Succo - Succo le fou [archive], 22 juillet 2004
    3. Faites entrer l'accusé - Saison 4, épisode 11 Roberto Succo - Succo le fou
    4. Intervention de l'expert psychiatre Daniel Zagury, « L'odyssée criminelle de Roberto Succo », émission L’heure du crime sur RTL, 1er octobre 2012

     

     

     

    Articles connexes

     

     

    Épisode consacré à Roberto Succo diffusé sur France 2 le 22 juillet 2004 (réalisé par Agnès Grossmann), rediffusé sur la même chaîne en août 2008. L'épisode a également été rediffusé sur Planète+ le vendredi 23 septembre 2011.

     

     

     

    WIKIPEDIA

     

     

     

     

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